À Charles Spon, le 8 juin 1655
Note [1]

La sanguification (aujourd’hui désignée par son synonyme dérivé du grec, hématopoïèse) est la manière dont se forme le sang. L’idée dominante alors était qu’il provenait de la transformation des aliments, après leur digestion en chyle (v. notes [26], lettre 152, et [1], chapitre vii du Traité de la conservation de santé). Jean ii Riolan, fidèle à la pensée des anciens, croyait la sanguification opérée directement par le foie. Prolongeant la découverte des vaisseaux lymphatiques (lactés) par le Danois Thomas Bartholin, le Français Jean Pecquet (v. note [15], lettre 280) démontra le transport du chyle dans la veine subclavière par la voie du canal thoracique et attribua la sanguification au cœur. On ignorait alors l’existence des cellules du sang (globules blancs et surtout globules rouges) qui forment presque la moitié de sa masse et qui sont élaborées dans la moelle des os.

Le livre dont parlait ici Guy Patin pouvait être les Antonii Deusingii De motu cordis et sanguinis itemque de lacte ac nutrimento fœtus in utero dissertationes publicæ ventilationi submissæ in illustri Groningæ et Omlandiæ Academia… [Leçons publiques d’Anton Deusing exposées en l’illustre Université de Groningue et Omlande sur le mouvement du cœur et du sang, ainsi que sur le lait et la nutrition du fœtus dans l’utérus…] (Groningue, Franciscus Bronckhorst, 1655, in‑12o ; précédente édition à Groningue, J. Cöllen, 1651, in‑4o).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 8 juin 1655. Note 1

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(Consulté le 19.01.2021)

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