À Johann Daniel Horst, le 7 septembre 1667
Note [1]

« Voyez l’effronterie de ces gens ! » (Cicéron, v. note [15], lettre 421).

Après sa lettre de la veille à Sebastian Scheffer, Guy Patin évoquait ses mésaventures, mais en procurant à Johann Daniel Horst de plus amples détails sur l’accusation de commerce illicite de livres que le syndicat des imprimeurs parisiens avait portée contre lui et son fils Charles (v. le début des Déboires de Carolus).

Thomas Matthias Götze (v. note [5], lettre latine 139) était le libraire de Francfort qui venait de publier les Opuscula medica [Opuscules médicaux] de Caspar Hofmann (v. note [14], lettre 150). Il en avait enfermé rien de moins que cinquante exemplaires dans un tonneau, en négligeant d’y joindre la lettre de voiture requise ; ce qui avait autorisé ses confrères parisiens à bloquer le colis en douane (v. notes [3], lettre latine 432, et [2], lettre latine 434), comme possible preuve à charge, au grand dam de Patin, mis à son insu dans l’incapacité de récupérer l’envoi qui lui était destiné et sous le coup d’un délit de contrebande.

V. note [8], lettre latine 443, pour un amusant retour de Patin sur sa pratique du métier de libraire.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Johann Daniel Horst, le 7 septembre 1667. Note 1

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(Consulté le 14.05.2021)

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