À Charles Spon, le 5 juillet 1652
Note [28]

« ainsi vivrai-je content jusqu’à la dissolution finale. »

Cesare Cremonini, philosophe et médecin italien (Cento, duché de Modène, 1550-Padoue 1631) enseigna la philosophie durant 57 ans : à Ferrare de 1571 à 1590, puis à Padoue où on lui donna en même temps une chaire de médecine. Grand commentateur d’Aristote, « il a passé pour un esprit fort qui ne croyait point en l’immortalité de l’âme […]. Plusieurs disent que c’est pour cela qu’il voulut que l’on mît à son épitaphe, Cæsar Cremoninus hic totus iacet [Cesare Cremonini gît ici tout entier]. Si l’on n’avait point d’autres arguments, on ne serait guère en état de le convaincre de libertinage » (Bayle).

Sa devise favorite n’en devint pas moins celle des libertins érudits : Intus ut libet, foris ut moris est [Au-dedans comme il plaît à chacun, au-dehors comme veut le monde]. « Notre esprit, disait-il, n’est pas plus fait pour le divin que les yeux du hibou pour la lumière ; nous ne connaissons Dieu que très imparfaitement et par ses ouvrages » (G.D.U. xixe s.).

Plus loin dans les lettres de Guy Patin, on trouve quelques allusions aux liens de Cremonini avec Gabriel Naudé (v. notes [12], lettre 463, et [9], lettre 870).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 5 juillet 1652. Note 28

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(Consulté le 30.11.2020)

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