À André Falconet, le 14 mai 1660
Note [5]

Apologie pour tous les grands personnages qui ont été faussement soupçonnés de magie. Par G. Naudé Paris[ien] (La Haye, Adrian Vlacq, 1653, in‑8o ; première édition à Paris, François Targa, 1625, in‑8o), avec en exergue du titre cette citation de Sénèque : Multos absolvemus, si cœperimus ante iudicare quàm irasci [Nous absoudrons souvent si nous jugeons avant de nous mettre en colère] (De Ira [De la Colère], livre iii, chapitre 29).

V. notes [54], lettre 97, pour les Disquisitions magiques de Martin Anton Delrio, s.j., et [11], lettre 65, pour le Franciscanus [Le Cordelier] de George Buchanan.

« Rendez-moi ma jambe » est une allusion à la fable de La Jambe d’or, qu’on racontait aux enfants de Guyenne pour les effrayer :

une belle dame s’étant brisé la jambe, la gangrène s’y mit et on dut l’amputer ; son mari, riche et aimant, lui fit confectionner une fausse jambe en or, qui permit à son épouse de marcher comme si de rien n’était ; morte quelques années plus tard, la dame fut inhumée dans le cimetière voisin, mais le valet de la maison vint nuitamment dérober la jambe d’or dans le cercueil ; dès lors, sortant du tombeau, on entendit une voix plaintive, « D’or, d’or, Rendez-moi ma jambe d’or » ; le mari puis la servante allèrent parler à la tombe pour rassurer la défunte, mais sans résultat ; alors, sans connaître son larcin, le veuf envoya le valet demander à la morte pourquoi elle se plaignait ainsi ; il dit « Que voulez-vous, Madame ? », elle répondit « C’est toi que je veux ! » ; la dame sortit alors de sa fosse, y emporta le valet et le dévora.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 14 mai 1660. Note 5

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(Consulté le 01.10.2020)

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