Licornes magiques de la BIU Santé

Des licornes…

Le musée de Cluny vient de rouvrir à Paris après plusieurs mois de travaux. « La dame à la licorne » en est l’une des attractions principales depuis 1882. Et c’est justement cet animal fantastique qui a été choisi comme thème de la nouvelle exposition temporaire du musée.

Elle ambitionne de démontrer que la licorne est source d’engouement depuis la fin du Moyen-Âge, jusqu’à nos jours. Sera aussi évoquée la source majeure d’inspiration pour les artistes qu’est depuis longtemps la tenture de la Dame à la licorne.

Deux documents ont été prêtés par la BIU Santé :

  • Josse BADE, Stultifere naves, [Paris] : Thielmann Kerver, pour E. [J. et G.] de Marnef, [1500]. Cote 6311 au pôle Médecine. Non pas que cet ouvrage traite spécialement de licornes (il est plutôt connu pour sa nef des fous), mais la marque d’imprimeur représente le fabuleux animal. Vous retrouverez dans notre banque d’images quelques clichés noir et blanc de cet exemplaire.
  • L’Ortus sanitatis, soit le Jardin de santé, première édition d’un incunable imprimé en 1491 et illustré de gravures sur bois colorées. Cet ouvrage décrit différents éléments du monde naturel (les plantes, les animaux terrestres, les oiseaux, les poissons, les pierres et… les urines) et propose pour certains de ces éléments une ou plusieurs applications thérapeutiques (cote RES 5915 au pôle Pharmacie).

La licorne est une petite beste mais elle a grant force en son corps […] Elle ne craint point le fer […] et habite es haultes montaignes.

Les deux ouvrages seront exposés de manière alternée au cours de l’exposition.

… encore plus de licornes !

D’autres portraits de licornes figurent dans notre banque d’images et de portraits (plus de 230 000 clichés libres de droits).

Retrouvez également le discours de la licorne d’Ambroise Paré dans Medic@, notre bibliothèque numérique (plus de 4.5 millions de pages en ligne). Et si Medic@ ne vous suffit pas, retrouvez les licornes de Gallica, elles méritent elles aussi le détour !

L’occasion de consulter à nouveau nos expositions virtuelles, celle sur Ambroise Paré (avec une belle gravure de licorne) et celle sur les Monstres de la Renaissance à l’âge classique.

En savoir plus

L’exposition présentée sur le site Web du musée de Cluny

« Magiques Licornes » au musée de Cluny: Les licornes n’ont pas attendu le 21e siècle pour être tendance, article du Huffington Post

Et comme il aurait été dommage de parler licornes sans arc-en-ciel, nous ne résistons pas au plaisir coupable de vous offrir ce magnifique GIF animé – qui n’est malheureusement pas issu de nos collections !

via GIPHY

Debut: 07/14/2018
Fin: 02/25/2019
28 rue Du Sommerard, 75005 Paris
Paris, Île-de-France
75005
FR

Le calendrier des Dievx d’août : hipster ou triton ?

Le calendrier d’août met à l’honneur un hispster-sirène triton. À cette occasion, et dans le cadre de notre série de collaborations avec de jeunes chercheurs, nous avons souhaité laisser la tribune à Clarisse Evrard, agrégée de lettres classiques et doctorante en histoire de l’art moderne (université Lille 3 / École du Louvre). Elle travaille sur la représentation de l’univers chevaleresque dans la majolique italienne du Cinquecento et porte également un intérêt particulier aux figures de l’animalité et aux monstres dans les arts décoratifs de la Renaissance.

La rentrée verra aussi la publication de son article «La mise en dialogue de l’image dans la majolique italienne du Cinquecento, de la surface peinte à l’objet signifiant» dans le n° 23 de la revue de l’AHAI.

Monstres et Renaissance

Télécharger le calendrier d’août 2017.

Dans le Prologue de Gargantua (1534), Rabelais évoque la «tératologie ornementale» qui envahit les arts décoratifs de la Renaissance en décrivant les «petites boîtes, comme celles que nous voyons à présent dans les boutiques des apothicaires, sur lesquelles étaient peintes des figures drôles et frivoles : harpies, satyres, oisons bridés, lièvres cornus, canes bâtées, boucs volants, cerfs attelés, et autres figures contrefaites à plaisir», posant d’emblée la relation complexe entre imaginaire littéraire et source scientifique dans la création artistique du monstrueux. Et, en effet, quand on imagine les arts décoratifs du début du XVIe siècle1, l’on pense aux grotesques2, mascarons, termes et caryatides, autant de figures hybrides omniprésentes dans les réalisations du Pinturicchio, de Giovanni da Udine et de Raphaël pour l’Italie et dans les décors bellifontains ou les gravures de Jacques Ier Androuet du Cerceau pour la France.

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