Le Musée Virtuel de l’Art Dentaire s’agrandit

Voilà bientôt huit ans que le Musée Virtuel de l’Art Dentaire a été créé sur le site de la Bibliothèque interuniversitaire de santé, grâce à la collaboration de douze associations et institutions.

Après avoir exposé en détail l’histoire des instruments pour extraire, nettoyer et conserver les dents, le MVAD présente ce mois-ci trois nouvelles salles virtuelles.

Première salle : les meubles

Conçus pour ranger les instruments à partir de la deuxième partie du XIXe siècle, les meubles accueillent aussi la pharmacie et tous les accessoires apparus au fur et à mesure de l’enrichissement des techniques de prothèse et des matériaux utilisés.

Aux côtés de meubles dits « aseptiques » seront proposés jusque dans les années 1920 des meubles sacrifiant des qualités ergonomiques au profit d’un aspect esthétique rassurant pour un patient qui pouvait se croire chez lui…

Meuble en noyer et dessus marbre, fin XIXe s. (Musée AP-HP)
Meuble en noyer et dessus marbre, fin XIXe s. (Musée AP-HP)

Deuxième salle : les lavabos

Tant que les cabinets ne disposaient pas d’eau courante, le lavabo, souvent assorti à un meuble, avait à sa partie supérieure une réserve d’eau et l’eau usée de la cuvette se vidait dans un autre réservoir en dessous.

Lavabo fermé et ouvert, en noyer et céramique (Musée AP-HP)
Lavabo fermé et ouvert, en noyer et céramique (Musée AP-HP)

Troisième salle : les crachoirs

Apparus officiellement dès le début du XIXe siècle, les crachoirs permettaient aussi au patient de se rincer la bouche, geste réconfortant, banni depuis quelques années.

Là encore, sans eau courante, l’inventivité est sans borne. Mais certains des plus basiques de la première moitié du XIXe s. étaient fort jolis.

Crachoir en porcelaine, décoration florale (Coll. V. Burello, Turin)
Crachoir en porcelaine, décoration florale (Coll. V. Burello, Turin)

A suivre!

Merci à Jacques Gana pour son aide amicale.

Micheline Ruel-Kellermann
Membre du Musée Virtuel de l’Art Dentaire

De la chirurgie de précision pour sauver un monument de l’anatomie

Article de Laura Capogna – Elève en 5e année en spécialité Arts graphiques-Livres au département des restaurateurs de l’Institut national du patrimoine

La Bibliothèque interuniversitaire de santé conserve dans ses réserves plusieurs exemplaires du célèbre ouvrage De Humani corporis fabrica. Il est considéré comme le premier traité d’anatomie moderne et est le fruit de seulement quatre années de travail d’André Vésale, médecin et anatomiste parmi les plus connus de la Renaissance.

Fig. 1 (a) Secunda musculorum tabula, édition de 1543

Cet ouvrage rédigé en latin, langue du savoir, comprend de nombreuses illustrations du corps humain, allant de l’allure générale de corps (fig. 1 a) aux plus petits détails de son anatomie. De la première version publiée en 1543, la BIU Santé conserve un exemplaire. Elle possède également dans ses collections cinq exemplaires de la seconde édition de 1555.

 

 

 

 

L’un d’entre eux a fait l’objet d’un projet de conservation-restauration en partenariat avec l’Institut national du patrimoine (Inp), et c’est à l’occasion de sa restitution au sein des collections, après une longue absence, que nous avons jugé utile d’en relater les principales étapes.

Fig. 1 (b) Plat supérieur

 

Cet exemplaire nous est parvenu dans sa reliure d’origine (fig. 1 b), datée de 1558, à laquelle un soin particulier a été apporté lors de sa réalisation. En effet, les deux plats présentent un décor très riche occupant toute leur surface. Ce décor est composé d’encadrements rectangulaires de filets triples, un gras entouré de deux maigres.

                                                                                                                                 

 

Des figures bibliques s’insèrent en abondance dans la structure formée par cet encadrement. Parmi elles, on compte Saul, Lucrèce ou encore David (fig. 2 a). Cette richesse dans le décor est aussi visible sur les parties métalliques gravées et embouties (fig. 2 b). Le soin apporté à cette reliure est également visible à travers la complexité du façonnage des ais (plats en bois), notamment sur les chants.

Fig. 2 a : Détails du décor

Fig. 2 b : détails des gravures sur les pièces métalliques

 

 

 

 

 

 

 

 

L’arrivée de cet ouvrage au sein de l’atelier d’Arts graphiques-Livres de l’Inp est le fruit d’une longue collaboration entre les deux établissements. C’est au cours du premier chantier-école[1] effectué en 2008 au sein de la BIU Santé (alors nommée BIUM : Bibliothèque interuniversitaire de médecine) que cette pièce importante a été proposée pour restauration à Thierry Aubry, responsable de l’atelier. Compte tenu de l’état de l’ouvrage, il n’était pas envisageable d’en entreprendre le traitement dans les conditions d’un chantier-école, à savoir sur un temps court et en dehors d’un atelier équipé.

C’est pourquoi il a été décidé de faire venir l’ouvrage au sein de l’Inp. En effet, son état de conservation était très préoccupant et il était exclu de le présenter en exposition. Il n’était en aucun cas manipulable en l’état sans risques d’aggravation majeure des altérations présentes.

Les principaux dommages, imputables à un dégât des eaux survenu à la BIU Santé au cours des années 1980, ont touché à la fois le corps de l’ouvrage, la structure et le cuir de recouvrement. L’infestation du papier – par des micro-organismes – qui a suivi le dégât des eaux, a causé une très grande fragilisation ainsi que des taches et auréoles sur chaque feuillet (particulièrement sur les marges de tête) (fig. 3).

Fig. 3 : Dommages sur le corps d’ouvrage

L’eau a eu également un effet dévastateur sur le cuir : rétraction, noircissement, forte réticulation et lacunes importantes sur les plats (fig. 4).        

Fig. 4 : Dommages du dégât des eaux sur le cuir de couvrure (a) sur le plat supérieur, (b) sur le plat inférieur

               

Fig. 5 : Cassure du plat inférieur

D’autres altérations relevées, n’ayant pour autant pas forcément la même origine, menaçaient fortement la conservation de l’ouvrage. Parmi ces dernières, l’on peut citer l’absence totale du dos, une grande fragilisation de la structure du livre, en particulier de la couture, les plats en grande partie détachés et cassés (plat inférieur), ainsi que des fentes du bois des ais (fig. 5).

 

 

 

Il était donc nécessaire d’intervenir sur la structure et le corps d’ouvrage afin qu’ils retrouvent une intégrité structurelle qui permettrait à nouveau sa manipulation et sa consultation sans risques.

A la suite d’un constat d’état, de l’établissement d’un diagnostic et de l’analyse des valeurs historique, d’usage et esthétique dont cet ouvrage est porteur, il a été décidé, en accord avec la BIU Santé, de réaliser un traitement minimaliste, plus particulièrement sur la reliure, visant à le stabiliser en conservant au maximum son aspect actuel. Cette approche permettait d’interagir le moins possible avec l’histoire particulière de l’ouvrage en offrant une certaine visibilité sur les matériaux et techniques de façonnage utilisés au milieu du XVIe siècle. Par ailleurs, un comblement complet des lacunes de la couvrure aurait provoqué une gêne visuelle par une trop grande présence de la restauration. En effet, les parties noircies et déformées du cuir d’œuvre n’auraient pas pu retrouver leur couleur et leur planéité d’origine. De ce fait, leur incrustation dans le nouveau cuir aurait eu un rendu esthétique peu satisfaisant. Ce comblement posait également la question d’une restitution totale ou partielle du décor, difficilement réalisable compte tenu de l’importance des lacunes.

Si une approche minimaliste était également de rigueur pour le traitement du corps d’ouvrage – il n’était par exemple pas envisageable de déposer la couture du XVIe  siècle pour un traitement plus aisé –, 400 feuillets devaient être traités individuellement. Ce travail répétitif, qui n’aurait nécessité que quelques mois d’immobilisation chez un professionnel, ne pouvait pas être réalisé en continu par un ou plusieurs élèves dans le cadre de leur formation pratique à l’Inp[2], au risque pour eux de ne pouvoir compléter leur programme pédagogique. Il a donc été envisagé en deux étapes. La partie systématique du traitement du corps d’ouvrage, à savoir le comblement de lacunes et la consolidation du papier, a été envisagée comme un exercice pédagogique ponctuel sur près de 10 années, pour plusieurs promotions d’élèves restaurateurs. Le traitement structurel a, lui, été réalisé en deux temps. Les ais ont été traités dès leur arrivée à l’Inp en 2008. Leur remontage et le travail post-consolidation du bloc texte ont été réalisés par mes soins entre 2018 et 2019, au gré du calendrier scolaire.

La première promotion en charge de cet ouvrage s’est donc occupée, en 2008, de dépoussiérer soigneusement l’ouvrage dans sa totalité et de restaurer les deux ais en insérant des languettes d’un bois plus tendre que le bois d’œuvre et en les collant à l’aide de colle animale (fig. 6). L’ais inférieur, encore solidaire du corps d’ouvrage, a été déposé au préalable.

Fig. 6 : Consolidation de l’ais inférieur

Les élèves ont ensuite consolidé la couture en posant une apprêture temporaire (collage de couches de papiers sur le dos) pour pouvoir traiter l’intérieur du livre sans trop solliciter la couture d’œuvre. Elles ont ainsi pu commencer le long travail sur le corps d’ouvrage en consolidant les déchirures et les parties fragilisées systématiquement par doublage à l’aide d’un papier japonais très fin (3,5 g/m2) et d’un adhésif dilué en phase alcoolique. Les lacunes, présentes sur pratiquement chaque feuillet, ont quant à elles été comblées à l’aide de papiers japonais pré-teintés et d’épaisseurs équivalentes au papier d’œuvre. A cette fin et en se basant sur les différentes nuances de couleur du papier d’œuvre, les élèves ont préparé des papiers de comblement en sélectionnant des teintes moyennes pour ne pas rendre le traitement trop chronophage.

En 2018, j’ai fini le comblement et la consolidation du papier et donc pu entamer la dernière phase de la restauration en posant une nouvelle apprêture sur le dos, définitive cette fois. Elle permet de ne pas trop solliciter les supports de couture lors de l’ouverture du livre. J’ai refixé les restes de l’ancienne apprêture en parchemin par-dessus (fig. 7 b), non pas tant pour leur fonctionnalité que pour les laisser sur l’ouvrage, à la manière d’un ré-enfouissement préventif pratiqué en archéologie : il est toujours préférable de laisser ou de remettre en place tous les éléments constitutifs d’un objet, plutôt que de les restituer de façon séparée.

Après une mise au ton des parties consolidées à l’aide d’aquarelles et de peintures acryliques, j’ai remonté les ais sur l’ouvrage comme à l’origine, et j’ai confectionné une coque rigide en papier japonais que j’ai fixée sur quelques millimètres aux ais (fig. 7 c). Elle permet de contrôler l’angle d’ouverture de l’ouvrage et protège ainsi la couture. Afin de ne pas rendre la restauration trop visible, j’ai collé plusieurs couches de papiers japonais fins de différentes teintes permettant ainsi d’imiter l’aspect et le relief du cuir.

Fig. 7 (a)  : dos avant restauration

Fig. 7 (c) :  dos après pose de la coque en papier japonais

 

Fig. 7 (b) : dos après pose d’une nouvelle apprêture et refixage de l’ancienne

 

 

Avant la dernière étape de conditionnement, j’ai mis à plat les parties de la couvrure le nécessitant, avant de les refixer par un collage à l’aide d’un pressage fort mais contrôlé. J’ai posé des bandes de papier japonais sur tout le tour du cuir, à cheval sur le bois, pour éviter toute accroche lors de futures manipulations, limitant ainsi les risques de (re)soulèvement du cuir.

 J’ai finalement réalisé un conditionnement sur mesure permettant un maintien optimal aussi bien pour un rangement à plat que debout avec des matériaux pérennes. Afin de limiter les risques de perte des défaits et ne pas augmenter l’encombrement total de l’ouvrage, j’ai intégré ces éléments dans la mousse de renfort pour qu’ils soient conservés avec l’ouvrage (fig. 8).

Fig. 8 : Boîte de conservation sur mesure avec les défaits intégrés

Cette restauration (fig. 9) conséquente et exceptionnelle dans le cadre de la formation au sein de l’Inp s’est étalée de manière intermittente sur 11 années et a impliqué de nombreuses promotions de 2008 à 2019 (à commencer par la promotion 2005-2010 jusqu’à la promotion 2016-2021[3]). Cet exemplaire du De Humani corporis fabrica a aujourd’hui retrouvé sa place au sein des collections de la BIU Santé et peut à nouveau être présenté aux visiteurs de la bibliothèque.

 

Fig. 9 (a) Plat supérieur avant et après restauration

                                            (b) Dos avant et après restauration

 

(c) Plat inférieur avant et après restauration

(d) Exemple de feuillet après restauration

Crédits photographiques : Fig. 1a – BIU Santé / Fig. 1b à 9  – © Inp

[1] Les chantiers-écoles sont réalisés tous les ans par les élèves sur une période de deux semaines. C’est l’occasion, pendant les trois premières années de la formation, de réaliser un chantier de conservation préventive, curative et de restauration dans les institutions.

[2] Les cours de pratique de la restauration sont dispensés les jeudis et vendredis au sein des ateliers de l’Inp sur les quatre premières années de formations. Le reste de la semaine est dédié aux cours théoriques d’histoire, de sciences ou encore de déontologie.

[3] Les étudiantes qui ont travaillé successivement sur ce projet sous la direction de Thierry Aubry sont Sandra Vez, Aurélie Martin, Marie Messager, Cindy Landry, Marie Poirot, Julie Tyrlik, Morgane Royo, Corinne Cheng, Isabelle Chavanne, Laury Grard, Ludivine Javelaud, Sara Mazet et Laura Capogna.

Redonnez de la couleur à nos collections patrimoniales !

Saut de course fait en avant à pieds pairs dedans les cercles (dans Trois dialogues d’Arcangelo Tuccaro, Tours : Georges Griveau, 1616)

Du 1 au 5 février 2021, la BIU Santé est heureuse de participer pour la cinquième année consécutive à l’opération #ColorOurCollections (en français : coloriez nos collections).

Elle est organisée tous les ans par la New York Academy of Medicine.

Des institutions culturelles du monde entier (bibliothèques, musées, archives…) s’associent pour proposer des planches à colorier réalisées à partir de leurs collections. De quoi vous occuper pendant ces longues journées d’hiver.

captureLes illustrations proposées par la BIU Santé sont téléchargeables au format PDF. Elles sont issues des fonds historiques des pôles Médecine et Pharmacie – elles peuvent se retrouver dans Medica, notre bibliothèque numérique (cinq millions de pages en libre accès) ou dans la Banque d’images et de portraits (260 000 images).

À vous de les imprimer et de les colorier suivant votre inspiration!

Van Horne / Sagemolen saison 2

En 2016, après un oubli de deux siècles et demi, quatre volumes de la collection de manuscrits de la BIU Santé ont été identifiés comme étant l’oeuvre de l’anatomiste de Leyde Johannes Van Horne (1621-1670) et du peintre Marten Sagemolen (vers 1620-1669).

Cet ensemble de quelques deux cent cinquante dessins du Siècle d’or, dont un bon nombre sont d’une grande qualité graphique, arrive donc sous nos regards pratiquement vierge d’études. Il est encore à découvrir, à comprendre, et à évaluer.

Ms 28, n° 27 bis

La numérisation nouvelle est arrivée

À la faveur de la curiosité que ces dessins ont suscitée en 2016, une collaboration a été mise en place entre la BIU Santé, la Bibliothèque nationale de France (BnF) et le Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF).

Cette collaboration visait à restaurer les dessins et les reliures et à assurer leur pérennité, mais aussi à documenter méthodiquement la réalité physique des documents, et à réaliser une nouvelle numérisation de l’ensemble.

Voici le résultat de la numérisation: nous publions aujourd’hui dans Medica la nouvelle photographie des quatre volumes. Les dessins ont au préalable été nettoyés et restaurés par Nadège Dauga et Nathalie Silvie, restauratrices d’art: ce fut un grand et long travail, dans l’atelier des petites écuries de Versailles que le C2RMF a mis à leur disposition (vue imprenable sur le château). La numérisation a été effectuée par Benoît Javelaud, dans les ateliers de la BnF au château de Sablé-sur-Sarthe (vue imprenable sur la vallée de la Sarthe!), avant la reliure, qui s’achèvera bientôt.

Accès aux manuscrits numérisés

Ms 27

Ms 28

Ms 29

Ms 30

Comme tous les documents de Medica, ils sont en accès libre et gratuit. Leur réutilisation éventuelle est  placée sous la Licence ouverte Etalab – ce qui est également le cas de la grande majorité des documents de Medica.

Notez que nous avons fait le choix de laisser dans Medica la numérisation d’origine: elle témoigne de l’état du document en 2016, et il y est fait référence dans les articles publiés depuis l’identification.

Un dossier dans Medica permettra d’accéder à l’ensemble des documents à mesure qu’ils seront produits. On y trouve pour l’instant:

  • les deux numérisations successives
  • les publications accessibles en ligne.

Les travaux à venir y seront également accessibles.

Cette numérisation nouvelle n’est en effet que le premier élément issu du chantier de restauration que nous montrons au public et aux chercheurs. Il y aura une suite. Et même plusieurs!

Save the date, please: colloque international, 18-19 juin 2021, Paris, BIU Santé / BnF Tolbiac

Nous invitons toutes les personnes intéressées par ces albums à noter dans leur agenda les dates des 18 et 19 juin, où se tiendra un colloque international:

Quatre atlas de myologie inédits du Siècle d’or néerlandais. 

Approche pluridisciplinaire des dessins
de Johannes Van Horne et Marten Sagemolen

Colloque international organisé par la Bibliothèque interuniversitaire de santé à Paris
le 18 juin 2021, Université de Paris, 12 rue de l’École de médecine
le 19 juin 2021, Bibliothèque nationale de France, Quai François Mauriac

Ces albums appellent en effet une étude pluridisciplinaire. Bien sûr, c’est d’abord l’histoire de l’anatomie et de la médecine qu’ils concernent. Mais ces œuvres intéressent aussi l’histoire de l’art, attentive depuis toujours à la représentation du corps humain et à l’apport de l’anatomie. Leur devenir concerne les historiens des collections et des cabinets de curiosité. Leur réalité physique, enfin, mérite d’être interrogée par les spécialistes de la conservation et des papiers: leur restauration a sensiblement accru la connaissance précise que nous pouvons avoir, par exemple, de la constitution des recueils.

Compte-tenu de la crise sanitaire, ce colloque est prévu en mode hybride et se déroulera, sur place et à distance. La réunion se tiendra le vendredi 18 juin dans le grand amphithéâtre du site Odéon d’Université de Paris, au 12 rue de l’Ecole de médecine, et le samedi 19 à la Bibliothèque nationale de France. Mais elle sera aussi proposée à distance en visioconférence, pour ceux qui ne pourraient pas se déplacer ou en cas de restrictions sanitaires.

Exposition au Musée d’histoire de la médecine

En outre, le Musée d’histoire de la médecine accueillera dans sa salle les manuscrits rénovés: ceux qui assisteront au colloque, mais aussi toutes les personnes curieuses de les voir physiquement, pourront les y découvrir bientôt.

Quatre atlas de myologie inédits du Siècle d’or néerlandais.

La redécouverte des dessins de Van Horne et Sagemolen

Du 1er juin au 17 juillet 2021 (dates prévisionnelles à confirmer)

Musée d’histoire de la médecine, 12 rue de l’École-de-Médecine

Fermeture le vendredi 22/01 au matin

 

AttentionCertaines bibliothèques d’Université de Paris, dont la BIU Santé – Médecine et la BIU Santé – Pharmacie fermeront exceptionnellement leurs portes le vendredi 22 janvier au matin.
Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.

BU fermées la matinée du 22/01 :

  • BIU Santé Médecine. Ouverture à  partir de 14h sur rdv.
  • BIU Santé Pharmacie. Ouverture à partir de 14h sur rdv.
  • BU Cochin. Ouverture à partir de 13h sur rdv.
  • BU Montrouge. Ouverture à partir de 14h sur rdv.
  • BU Jeanne-Chauvin. Ouverture à partir de 14h sur rdv.
  • BU STAPS. Ouverture à partir de 14h sur rdv.
  • BU Villemin. Ouverture à partir de 14h sur rdv.
  • BU Garancière : fermée toute la journée

BU ouvertes normalement le 22/01 (sur rdv via Affluences uniquement) :

  • BU Cordeliers
  • BU Bichat
  • BU Grands Moulins  (à partir de 10h au lieu de 9h30)
  • BU Sciences
  • BU SHS
  • BU Necker
  • BU HEGP
  • BU Henri-Piéron
  • BU IUT (modalités de prise de rdv spécifiques)

Une nouvelle publication par Jacqueline Vons et Stéphane Velut : André Vésale, livres III et IV de la Fabrique du corps humain (1543)

La Fabrique de Vésale et autres textes. Page d’accueil

Après les Pièces liminaires, le Livre I, et le Livre VII, Jacqueline Vons et Stéphane Velut viennent d’achever l’édition, la transcription et la traduction commentée des livres III et IV de La Fabrique du corps humain d’André Vésale, dans le cadre des éditions critiques proposées par la BIU Santé.

La Fabrique de Vésale et autres textes. Introduction du livre IV

 

 

 

Ces deux livres sont complémentaires : le Livre III contient une description morphologique des veines et des artères, le Livre IV est consacré au système nerveux ; Vésale y revendique la pratique anatomique comme source principale de savoir ; de nombreux schémas didactiques et figures en pleine page ont été dessinés par Vésale lui-même, des observations et des interventions personnelles nuancent la description générale du corps humain.

La Fabrique de Vésale et autres textes. Aperçu de l’édition du livre III

 

Les traductions des textes préliminaires aux autres ouvrages de Vésale sont également en ligne : La Paraphrase (1537), Les six tables anatomiques (1538), La Lettre sur la saignée (1539), L’Epitome (1543), La Lettre sur la racine de Chine (1546), L’Examen des Observations de Fallope (1564), Les Œuvres complètes (1725).

 

Un enrichissement important de la Base biographique de la BIU Santé: le Recueil des biographies… du Pr Jean-Louis Michaux

Le contenu du Recueil des biographies et des bibliographies des auteurs cités dans le Dictionnaire médical de l’Académie nationale de médecine, du Pr Jean-Louis Michaux (2e édition, 2019) est désormais accessible dans la Base biographique de la BIU Santé .

Page d’accueil de la Base biographique, décembre 2020.

Cet ensemble de bio-bibliographies apporte à la Base biographique 7585 enregistrements, dont 5548 correspondent à des noms nouveaux, et souvent à des personnalités contemporaines ou en tout cas trop récentes pour que leurs noms figurent dans les outils biographiques habituels, ainsi que 8800 références bibliographiques associées.
La particularité de l’apport, outre le grand nombre des individus ajoutés, est que les notices sont toutes connectées avec le Dictionnaire médical de l’Académie nationale de médecine , puisque que le Recueil a été réalisé pour enrichir ce dictionnaire, et sur la base des références qui s’y trouvent. Il en résulte que les références bibliographiques ou les noms de la totalité de ces personnes sont mis en relation avec une ou plusieurs notions médicales, qui figurent et se trouvent expliquées dans le Dictionnaire.

Cela porte le nombre total des fiches de la Base biographique à 64798. Ces fiches portent sur toute personne ayant contribué à l’histoire de la santé, de tous les lieux, de toutes les époques.

Ce recensement repose sur un effort continu de la bibliothèque depuis de très nombreuses décennies pour repérer les ressources biographiques dans ses fonds, pour répondre au besoin permanent d’information biographique exprimé par les chercheurs.

La Base a beaucoup bénéficié dans les années plus récentes de l’apport de la numérisation: la bibliothèque numérique Medica , en particulier, a été exploitée pour réunir dans la Base sous une forme commode de très nombreuses ressources, issues de dictionnaires biographiques spécialisés, de dictionnaires médicaux, de périodiques, de documents biographiques divers (notamment une large partie de la collection des Titres et travaux scientifiques), de manuscrits ou de dépouillements d’archives.

Toutefois de nombreux dictionnaires et répertoires imprimés ont également été dépouillés récemment. On peut ainsi savoir que tel dictionnaire récent, dont il n’existe pas de version numérique, contient un article sur la personne à propos de laquelle on cherche des informations.

Les sources d’information présentes dans la Base sont nombreuses et diverses, de même que les formes sous lesquelles on les trouve: références bibliographiques renvoyant aux imprimés dans la collection physique, ouvrages et articles numérisés, documents manuscrits, portraits… On trouve sur la page d’accueil de la Base biographique toutes les sources qui ont été exploitées.

La Base biographique avait déjà bénéficié de la coopération de la bibliothèque de l’Académie nationale de médecine, qui a effectué le signalement des dossiers biographiques dans ses fonds, et qui a aussi fourni la liste des membres et correspondants de l’Académie.

Cette fois, le Pr Jean-Louis Michaux, professeur de médecine émérite de l’Université catholique de Louvain, membre associé étranger de l’Académie nationale de médecine, a bien voulu nous confier l’énorme travail qu’il a réalisé pour enrichir et préciser les références du Dictionnaire médical. Son exploitation au sein de la Base biographique n’était pas prévue à l’avance par son auteur, pas plus que nous n’avions envisagé d’intégrer une source biographique qui, par sa nature particulière de bio-bibliographie d’un dictionnaire, établit une relation systématique entre une personne et une ou plusieurs notions médicales ou scientifiques: souvent l’occasion fait le larron, et nous espérons que les utilisateurs de la Base biographique verront comme nous dans cette intégration un enrichissement utile.

Le Recueil des biographies… sera prochainement ajouté au Dictionnaire médical sur le site de l’Académie de médecine. Le travail d’intégration dans la Base biographique a permis d’affiner sa structuration informatique et cela facilitera probablement cette intégration. Nous remercions l’Académie de médecine de nous avoir permis de faire profiter les utilisateurs de la Base biographique de ce précieux travail avant même qu’il ne se trouve ajouté au Dictionnaire pour lequel il a été conçu.

Pour en savoir davantage sur la Base biographique et les projets que nous avons pour elle, on peut consulter ce billet de blog: « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Base biographique de la BIU Santé. »

Couvre-feu : horaires d’ouverture (mise à jour du 15 janvier 2021)

Mise à jour du 15 janvier 2021
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En raison du couvre-feu instauré à partir du 15 décembre  2020 de 20h à 6h, les horaires de certaines bibliothèques d’Université de Paris ont été modifiés.
Ces horaires restent valables à compter du samedi 16 janvier 2021, date de mise en place du couvre-feu généralisé de 18h à 6h, à l’exception de ceux de la BU IUT.

Nous vous invitons à prendre connaissance des conditions et modalités détaillées (prise de rendez-vous et documents nécessaires pour l’accès au site; justification de déplacement notamment en cas de retour après 18h).

BIU Santé Médecine : 9h-18h du lundi au samedi.

BIU Santé Pharmacie :  9h-18h du lundi au samedi.

BU Cochin : 9h-19h du lundi au vendredi, 11h-19h le samedi et dimanche

BU Cordeliers : 9h-18h45 du lundi au vendredi.
A noter : entrée sur site impossible à partir de 18h00.

BU Necker : 9h-19h du lundi au vendredi, 11h à 19h le samedi.

BU HEGP  : 9h-19h du lundi au vendredi, 11h à 19h le samedi.

BU Montrouge : 9h-18h du lundi au vendredi.

BU Henri-Piéron : 9h-18h du lundi au vendredi

BU Jeanne-Chauvin : 9h-18h du lundi au vendredi

BU Sciences – SHS : 9h-18h du lundi au vendredi et le samedi de 10h à 18h

BU STAPS : 9h-18h du lundi au vendredi

BU Grands Moulins : 9h30-18h du lundi au vendredi. 11h15-18h le samedi

BU Bichat  : 8h15-18h du lundi au vendredi

BU Villemin : 9h-18h30 du lundi au vendredi . 10h-18h30 le samedi

BU Garancière : 10h-17h30 du lundi au vendredi

BU IUT : 9h-17h du lundi au vendredi à partir du lundi 18 janvier 2021

 

Fermeture de fin d’année

La BIU Santé Médecine (site Odéon) fermera le samedi 19 décembre au soir pour deux semaines. Réouverture aux horaires habituels à partir du lundi 4 janvier 2021.La parfumerie moderner

La  BIU Santé Pharmacie (Site de l’Observatoire) fermera le vendredi 18 décembre au soir pour deux semaines. Réouverture aux horaires habituels à partir du lundi 4 janvier.

Nous vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d’année.

Source : Medica