Une nouvelle publication par Jacqueline Vons et Stéphane Velut : André Vésale, livres III et IV de la Fabrique du corps humain (1543)

La Fabrique de Vésale et autres textes. Page d’accueil

Après les Pièces liminaires, le Livre I, et le Livre VII, Jacqueline Vons et Stéphane Velut viennent d’achever l’édition, la transcription et la traduction commentée des livres III et IV de La Fabrique du corps humain d’André Vésale, dans le cadre des éditions critiques proposées par la BIU Santé.

La Fabrique de Vésale et autres textes. Introduction du livre IV

 

 

 

Ces deux livres sont complémentaires : le Livre III contient une description morphologique des veines et des artères, le Livre IV est consacré au système nerveux ; Vésale y revendique la pratique anatomique comme source principale de savoir ; de nombreux schémas didactiques et figures en pleine page ont été dessinés par Vésale lui-même, des observations et des interventions personnelles nuancent la description générale du corps humain.

La Fabrique de Vésale et autres textes. Aperçu de l’édition du livre III

 

Les traductions des textes préliminaires aux autres ouvrages de Vésale sont également en ligne : La Paraphrase (1537), Les six tables anatomiques (1538), La Lettre sur la saignée (1539), L’Epitome (1543), La Lettre sur la racine de Chine (1546), L’Examen des Observations de Fallope (1564), Les Œuvres complètes (1725).

 

Un enrichissement important de la Base biographique de la BIU Santé: le Recueil des biographies… du Pr Jean-Louis Michaux

Le contenu du Recueil des biographies et des bibliographies des auteurs cités dans le Dictionnaire médical de l’Académie nationale de médecine, du Pr Jean-Louis Michaux (2e édition, 2019) est désormais accessible dans la Base biographique de la BIU Santé .

Page d’accueil de la Base biographique, décembre 2020.

Cet ensemble de bio-bibliographies apporte à la Base biographique 7585 enregistrements, dont 5548 correspondent à des noms nouveaux, et souvent à des personnalités contemporaines ou en tout cas trop récentes pour que leurs noms figurent dans les outils biographiques habituels, ainsi que 8800 références bibliographiques associées.
La particularité de l’apport, outre le grand nombre des individus ajoutés, est que les notices sont toutes connectées avec le Dictionnaire médical de l’Académie nationale de médecine , puisque que le Recueil a été réalisé pour enrichir ce dictionnaire, et sur la base des références qui s’y trouvent. Il en résulte que les références bibliographiques ou les noms de la totalité de ces personnes sont mis en relation avec une ou plusieurs notions médicales, qui figurent et se trouvent expliquées dans le Dictionnaire.

Cela porte le nombre total des fiches de la Base biographique à 64798. Ces fiches portent sur toute personne ayant contribué à l’histoire de la santé, de tous les lieux, de toutes les époques.

Ce recensement repose sur un effort continu de la bibliothèque depuis de très nombreuses décennies pour repérer les ressources biographiques dans ses fonds, pour répondre au besoin permanent d’information biographique exprimé par les chercheurs.

La Base a beaucoup bénéficié dans les années plus récentes de l’apport de la numérisation: la bibliothèque numérique Medica , en particulier, a été exploitée pour réunir dans la Base sous une forme commode de très nombreuses ressources, issues de dictionnaires biographiques spécialisés, de dictionnaires médicaux, de périodiques, de documents biographiques divers (notamment une large partie de la collection des Titres et travaux scientifiques), de manuscrits ou de dépouillements d’archives.

Toutefois de nombreux dictionnaires et répertoires imprimés ont également été dépouillés récemment. On peut ainsi savoir que tel dictionnaire récent, dont il n’existe pas de version numérique, contient un article sur la personne à propos de laquelle on cherche des informations.

Les sources d’information présentes dans la Base sont nombreuses et diverses, de même que les formes sous lesquelles on les trouve: références bibliographiques renvoyant aux imprimés dans la collection physique, ouvrages et articles numérisés, documents manuscrits, portraits… On trouve sur la page d’accueil de la Base biographique toutes les sources qui ont été exploitées.

La Base biographique avait déjà bénéficié de la coopération de la bibliothèque de l’Académie nationale de médecine, qui a effectué le signalement des dossiers biographiques dans ses fonds, et qui a aussi fourni la liste des membres et correspondants de l’Académie.

Cette fois, le Pr Jean-Louis Michaux, professeur de médecine émérite de l’Université catholique de Louvain, membre associé étranger de l’Académie nationale de médecine, a bien voulu nous confier l’énorme travail qu’il a réalisé pour enrichir et préciser les références du Dictionnaire médical. Son exploitation au sein de la Base biographique n’était pas prévue à l’avance par son auteur, pas plus que nous n’avions envisagé d’intégrer une source biographique qui, par sa nature particulière de bio-bibliographie d’un dictionnaire, établit une relation systématique entre une personne et une ou plusieurs notions médicales ou scientifiques: souvent l’occasion fait le larron, et nous espérons que les utilisateurs de la Base biographique verront comme nous dans cette intégration un enrichissement utile.

Le Recueil des biographies… sera prochainement ajouté au Dictionnaire médical sur le site de l’Académie de médecine. Le travail d’intégration dans la Base biographique a permis d’affiner sa structuration informatique et cela facilitera probablement cette intégration. Nous remercions l’Académie de médecine de nous avoir permis de faire profiter les utilisateurs de la Base biographique de ce précieux travail avant même qu’il ne se trouve ajouté au Dictionnaire pour lequel il a été conçu.

Pour en savoir davantage sur la Base biographique et les projets que nous avons pour elle, on peut consulter ce billet de blog: « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Base biographique de la BIU Santé. »

Couvre-feu : horaires d’ouverture (mise à jour le 14 janvier 2021)

Mise à jour du 14 janvier 2021
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En raison du couvre-feu instauré le 15/01/21, les horaires de certaines bibliothèques d’Université de Paris ont été modifiés.
Ces horaires restent valables à compter du 15 janvier 2021, à l’exception de ceux de la BU IUT.

Nous vous invitons à prendre connaissance des conditions et modalités détaillées (prise de rendez-vous et documents nécessaires pour l’accès au site; justification de déplacement après 18h).

BIU Santé Médecine : 9h-18h du lundi au samedi.

BIU Santé Pharmacie :  9h-18h du lundi au samedi.

BU Cochin : 9h-19h du lundi au vendredi, 11h-19h le samedi et dimanche

BU Cordeliers : 9h-18h45 du lundi au vendredi.
A noter : entrée sur site impossible à partir de 18h00.

BU Necker : 9h-19h du lundi au vendredi, 11h à 19h le samedi.

BU HEGP  : 9h-19h du lundi au vendredi, 11h à 19h le samedi.

BU Montrouge : 9h30-15h30 du lundi au jeudi, 9h30 à 13h le vendredi.

BU Henri-Piéron : 9h-18h du lundi au vendredi

BU Jeanne-Chauvin : 9h-18h du lundi au vendredi

BU Sciences – SHS : 9h-18h du lundi au vendredi et le samedi de 10h à 18h

BU STAPS : 9h-18h du lundi au vendredi

BU Grands Moulins : 9h30-18h du lundi au vendredi. 11h15-18h le samedi

BU Bichat  : 8h15-18h du lundi au vendredi

BU Villemin : 9h-18h30 du lundi au vendredi . 10h-18h30 le samedi

BU Garancière : 10h-17h30 du lundi au vendredi

BU IUT : 9h-17h du lundi au vendredi à partir du lundi 18 janvier 2021

 

Fermeture de fin d’année

La BIU Santé Médecine (site Odéon) fermera le samedi 19 décembre au soir pour deux semaines. Réouverture aux horaires habituels à partir du lundi 4 janvier 2021.La parfumerie moderner

La  BIU Santé Pharmacie (Site de l’Observatoire) fermera le vendredi 18 décembre au soir pour deux semaines. Réouverture aux horaires habituels à partir du lundi 4 janvier.

Nous vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d’année.

Source : Medica

Medica a 20 ans : naissance et croissance d’une bibliothèque numérique au début du XXIe siècle 3/3

 Voici le troisième et dernier billet d’une série de 3 sur l’histoire de Medica – rédigé par Lou Delaveau, conservatrice-stagiaire Enssib, à l’occasion des 20 ans de la bibliothèque numérique Medica. Retrouvez le premier billet ici  et le second là 

III. Vers une Galaxie Medica

Medic@ dans le paysage des bibliothèques numériques

Les différents états de la politique documentaire de Medic@ soulignent que la bibliothèque numérique est « complémentaire des autres produits élaborés par le Service d’histoire de la santé (base bio-bibliographique des médecins, pharmaciens et autres professionnels de santé, expositions virtuelles, renseignements à distance…) » [1]. Un même thème pourra ainsi être décliné via les divers outils mis en place par la bibliothèque. À titre d’exemple, un corpus sur Etienne-Jules Marey, réalisé en collaboration avec le Collège de France et l’Académie nationale de Médecine, est versé dans Medica en 2006 et accompagne la mise en ligne d’une exposition virtuelle[2]. C’est ce type de projet « à forte valeur ajoutée » qui est privilégié par l’équipe pour définir le positionnement de Medic@ dans un contexte de concurrence croissante et d’essor de géants numériques – on pense notamment au développement de Google print, puis Google Book, à partir de 2004. Quelle place pour Medic@, que certains interviewés décrivent comme une « PME », voire une « épicerie fine » ? Une note de service, qui témoigne du lancement d’une importante campagne de numérisation par la Wellcome Library, invite à réfléchir à la place qu’occupent les ressources de la BIUM dans le panorama des bibliothèques numériques, et s’inquiète même de l’avenir des collections papier dans les bibliothèques en général[3]. D’autres archives attestent d’un souhait d’initier une coopération nationale pour la numérisation du patrimoine médical imprimé[4].

Dans ces circonstances, l’articulation des différents services développés par la BIUM ne peut qu’être un atout. Un outil tient une place toute particulière dans ce réseau documentaire : il s’agit de la Banque d’images et de portraits , dont nous avons déjà parlé. Sous la responsabilité d’Estelle Lambert, la Banque d’images s’est en effet progressivement étoffée grâce aux illustrations signalées lors de l’indexation des pages numérisées pour alimenter Medica : elle comporte aujourd’hui 264 000 images. La base biographique est une autre ressource essentielle du Service d’histoire de la santé qui permet notamment de relier les différents contenus grâce à des notices d’autorités. De la sorte, Medica prend la forme d’un réseau interconnecté de bases : elle déborde même des contours de la BIU Santé puisqu’outre les numérisations de ses fonds et d’exemplaires d’institutions partenaires, elle agrège aussi plus de 100 000 notices d’autres bibliothèques, via le protocole OAI-PMH.

Les années 2010 : plusieurs changements marquants.

L’accueil de Medica au 7/11/2011 et au 3/03/2016 , avec respectivement une mention du pôle Pharmacie et le logo de la nouvelle BIU Santé (Internet Archive Wayback Machine).

En 2011, la BIUM change de nom, fusionne avec la BIUP (Bibliothèque interuniversitaire de Pharmacie) et devient la BIU Santé. C’est tout un nouveau champ disciplinaire qui s’ouvre alors pour Medic@, dont témoignent des réalisations telles que la reconstitution virtuelle de la bibliothèque du Collège de Pharmacie. Puisque le pôle Pharmacie ne dispose pas d’un scanner équivalent à celui du pôle Médecine, des concertations fréquentes sont organisées entre les deux équipes, quoique – de l’aveu de Catherine Blum, conservatrice arrivée à la BIU Santé Pharmacie en 2016 – l’éloignement des deux sites ne facilite pas le transport et la numérisation des formats les plus volumineux ! Les liens noués par la BIU Pharmacie avec différents organismes spécialisés dans le domaine des sciences pharmaceutiques et de la cosmétologie renforcent aussi le caractère incontournable de la BIU Santé dans le paysage de la recherche en histoire des sciences.

Deux exemples curieux de documents conservés au pôle Pharmacie : Au Chat des Alpes. Froid humidité : ennemis de santé : 1940-1941, Voiron, Isère : Au Chat des Alpes, 1940. BIU Santé Pharmacie 69321.
Pharmacie Chaumel. Le Baume Oco : Souvenir de l’expo 1889. [Paris] : [s.n.], 1889.BIU Santé Pharmacie RES 69389.

                        

 

Cette place prépondérante est confortée par une stratégie d’ouverture des données : en 2013, la BIU Santé adopte la “Licence Ouverte” pour ses documents du domaine public et encourage ses partenaires à faire de même. Les images des collections, tirées de Medic@ ou de la Banque d’images et de portraits, circulent donc activement sur le Net. Ce succès inspire à la BIU Santé un partenariat avec l’association Wikimédia France pour verser dans la médiathèque Wikimédia Commons les clichés en haute définition de certains corpus tout en menant un travail d’alignement et de référencement des métadonnées associées. Après une première phase menée à bien en 2017, un deuxième chapitre s’ouvre en 2020. Cette politique de collaboration passe également par un travail conjoint avec des bibliothèques-sœurs de par le monde : en 2017, Medica intègre le consortium Medical Heritage Library sous l’action de Solenne Coutagne. La Medical Heritage Library   qui fête également un anniversaire en 2020 – ses dix ans ! –  offre, ainsi que le rappellent Véronique Boudon-Millot et Jean-François Vincent dans un article récent[5], de nouvelles fonctionnalités aux lecteurs consultant les collections de la BIU Santé par cette porte d’entrée : notamment un OCR performant et une interface de visualisation plus ergonomique sur Internet Archive.  Un dernier changement marque enfin cette décennie :  le nom même de Medica s’offre une nouvelle jeunesse et se voit amputé de son vilain « @ » !

L’accueil de Medica au 17/11/2020, avec le logo d’Université de Paris. On note la disparition du @ de Medica.

Le tournant 2020 : et au-delà ?

Le développement d’une solution « sur mesure » pour Medica dans les années 2000, qui avait l’avantage de permettre une grande réactivité et souplesse, a certes quelques inconvénients. L’équipe souhaiterait implémenter aujourd’hui un affichage mosaïque, la possibilité de faire pivoter et défiler les pages, l’affichage latéral de la table des matières… Autant de petits détails susceptibles de rendre la consultation plus confortable  mais qui se heurtent aux caprices d’un système ayant parfois mal vieilli et peu documenté, ainsi qu’au manque de temps et de main d’œuvre… Le langage Lasso original, désuet, a cependant pu être traduit en PHP par Olivier Ghuzel, ingénieur d’études et informaticien rattaché au Service d’histoire de la santé. Un projet est en cours pour reprendre l’archivage pérenne au CINES des données de la bibliothèque numérique, dont le poids désormais écrasant a dépassé les capacités de l’application qui lui était originellement dédiée, et est désormais stocké dans une base de données MySQL. Dans un constant souci d’améliorer les fonctionnalités de la base et la circulation de l’information, l’équipe s’intéresse aussi aux opportunités du modèle IIIF qui permet de diffuser des images sur le web de manière standardisée et de les rendre consultables, modifiables par d’autres applications extérieures à la bibliothèque. Une telle évolution permettrait, en interne, de simplifier considérablement le traitement des images mais aussi de bénéficier de nouveaux modes de visualisation, de navigation et d’interaction avec les images.

Mais l’avenir de Medica est aussi étroitement lié aux contours administratifs de la nouvelle Université de Paris. Après une première fusion avec le SCD Paris Descartes en octobre 2019, la BIU Santé intègre en effet la Direction générale déléguée aux bibliothèques et musées d’Université de Paris (DGDBM), suite à la fusion des universités Paris Descartes et Paris Diderot en 2020. Dans ce nouveau chapitre de l’histoire de la BIU Santé, Medica semble pouvoir constituer la figure de proue de la valorisation patrimoniale des bibliothèques de l’université fusionnée. L’équipe réfléchit actuellement à la place qu’elle occupera dans ce nouvel univers documentaire : il s’agit à la fois de moderniser les fonctionnalités de la bibliothèque numérique (en cohérence avec les futures autres collections), de les pérenniser mais également de préserver la singularité de cet outil que le contexte sanitaire rend d’autant plus incontournable. Medica est aujourd’hui appréciée par un large public, bien connue de ses lecteurs fidèles mais aussi bien identifiée par les nouveaux chercheurs en histoire des sciences, dont je faisais moi-même partie il n’y a pas si longtemps. Espérons que ce billet de blog aura fait sourire les premiers et intrigué les seconds que nous invitons à cliquer ICI pour entamer leur exploration de la Galaxie Medica : nous leur souhaitons de fructueuses découvertes !

Lou Delaveau, avec l’aide de l’équipe du Service d’histoire de la santé


Sources

-Archives consultées

 Archives du directeur de la BIU Santé relatives au Service d’histoire de la santé : cartons 95, 96, 97, 98, 99, 100, 104, 105.

-Entretiens (par ordre alphabétique)

Catherine Blum : actuelle responsable des collections et fonds patrimoniaux à la BIU Santé Pharmacie, entrée à la BIU Santé en 2016.

Guy Cobolet : directeur de la BIUM/BIU Santé de 2000 à 2018.

Solenne Coutagne : actuelle responsable de Medica, entrée à la BIU Santé en 2014

Olivier Ghuzel : ingénieur d’études, attaché au Service d’histoire de la santé (notamment  en charge de la maintenance de Medica), entré à la BIU Santé en 2013.

Estelle Lambert, actuelle responsable de la Banque d’images et de portraits, entrée à la BIU Santé en 2002.

Henry Ferreira-Lopes : chef du Service d’histoire de la santé de 1999 à 2004

Bernadette Molitor : Bibliothécaire à la BIU Santé de 1974 à 2014, en charge de l’histoire de la médecine et du fonds ancien.

Pierre Morris : photographe dans le service, actuellement en charge de l’indexation de la base biographique, entré à la BIUM en 1983.

Jacques Gana : chef du service informatique de la BIUM / BIU Santé, de 1995 à 2017.

Jean-François Vincent : chef du Service d’histoire de la santé, entré à la BIU Santé en 2004, ci-devant responsable de Medica (2004-2014).


[1] « La politique documentaire de Medic@ », dernière version de mai 2015. https://www.biusante.parisdescartes.fr/histoire/medica/assets/pdf/histmed-medica-poldoc-medica-fra-octobre2013.pdf .

[2] Mail du 4/05/2006 (Jean-François Vincent) – Archives, c. 97. L’exposition virtuelle est la suivante : https://www3.biusante.parisdescartes.fr/marey/debut.htm.

[3] « Numérisation de masse et avenir des fonds patrimoniaux : considérations sur le fonds ancien de la BIUM et son avenir proche » c. 104 (non daté, vers 2008 ?)

[4] Divers documents – Archives, c. 104.

[5] Boudon-Millot (Véronique), Vincent (Jean-François), « Medical Heritage Library: La plus grande bibliothèque médicale numérique du monde », dans médecine/sciences, EDP Sciences, 2020, 36 (10), p. 924-928. https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02960793

Compte lecteur inactif du 4 au 18 décembre

DAttentionu 4 au 18 décembre, en raison d’opérations de maintenance informatique, votre  compte lecteur, permettant de consulter vos emprunts en cours et de les prolonger, ne sera plus accessible.

A partir du 18 décembre, les collections de toutes les bibliothèques d’Université de Paris (à l’exception de la bibliothèques Math Info Recherche et de la Bibliothèque LCAO) seront accessibles depuis le même moteur de recherche. A partir de cette même date, les comptes lecteurs seront à nouveau disponibles. Vos identifiants et mot de passe habituels resteront inchangés.

Nous vous indiquons que tous les emprunts en cours ont automatiquement été prolongés jusqu’au 15 février. Vous n’avez aucune démarche à faire.

Vos accès aux ressources numériques (ebooks, bases de données, revues en ligne, etc.) ne sont pas impactés par cette maintenance.

Des questions? Contactez-nous

BIU Santé Pharmacie – cotes indisponibles les 9 et 10 décembre

En raison d’un déménagement de collections, une grande partie des collections de la BIU Santé pharmacie ne seront pas communicables les 9 et 10 décembre prochains.

Les collections concernées sont les suivantes :

  • Toutes les monographies et les brochures
  • Les fonds d’ordonnanciers
  • Les manuscrits
  • Les thèses

Les revues appartenant aux tranches de cotes suivantes :

  • P 13000
  • P 50000
  • P 14000

Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.

Bibliothèques – enquête sur les usages et attentes

Les bibliothèques d’Université de Paris s’adaptent depuis le début de la crise sanitaire pour servir et accompagner leurs usagers en cette période exceptionnelle.
Pour mieux comprendre les attentes de leurs publics et ajuster leurs services, une enquête flash anonyme est proposée du 4 au 17 décembre.

La BIU Santé Médecine et la BIU santé Pharmacie  invitent leurs lecteurs inscrits à répondre à cette enquête qui porte sur leurs usages actuels et besoins à venir.

Participer à l’enquête >
(durée estimée : 5 minutes)

Des questionnaires papier sont également disponibles dans les bibliothèques.

Medica a 20 ans : naissance et croissance d’une bibliothèque numérique au début du XXIe siècle 2/3

 Voici le deuxième billet d’une série de 3 sur l’histoire de Medica – rédigé par Lou Delaveau, conservatrice-stagiaire Enssib, à l’occasion des 20 ans de la bibliothèque numérique Medica. Retrouvez le premier billet ici et la troisième

II. Du Corpus des médecins de l’Antiquité à la « bibliothèque » Medic@ : quelques exemples

Avec et pour les chercheurs.

Coupure de presse du Quotidien du médecin du 2/03/2002 évoquant la campagne pour la restauration de la statue de Bichat.

Les différents cartons d’archives relatives au Service d’histoire de la santé regorgent de courriels imprimés dans les premières années du XXIème siècle et qui témoignent des contacts nourris avec des chercheurs, « public en or » et véritables « piliers » de la bibliothèque. Ces échanges reflètent les recherches personnelles – car on « n’attrape pas les mouches avec du vinaigre » – mais aussi les thèmes à la mode et les sujets d’actualité.  En 2002, le bicentenaire de la mort de Xavier Bichat inspire la mise en ligne d’un corpus dédié. Ce concours de circonstances profite à la statue du médecin et anatomo-pathologiste située dans la cour de l’Université et dont l’état piteux aiguillonne les bibliothécaires et chercheurs ayant participé au dossier : elle est restaurée à cette occasion. D’autres corpus bénéficient d’interfaces de recherche spécifiques comme les dictionnaires et les périodiques, premières sources consultées par les lecteurs néophytes. Des contributeurs célèbres, comme Jean Starobinski, apportent aussi leur pierre à l’édifice Medic@ en rédigeant des présentations de dossiers.

Corollaires de cette expertise développée sur la valorisation numérique du patrimoine, la BIUM organise de nombreux colloques qui renforcent sa position dans le paysage de la recherche en histoire de la santé mais resserrent aussi ses liens avec des sociétés et académies savantes : elle héberge leurs sites web et participe parfois même à leurs publications[1]. La pluridisciplinarité est le maître-mot. Une collaboration plus active est également entérinée avec le Musée d’histoire de la médecine qui partage les murs du 12 rue de l’école de médecine[2]. En 2005, la consultation mensuelle de Medic@ s’établit à 130 000 pages consultées pour plus de 10 000 visiteurs[3].

Page d’accueil de Medic@ le 6/06/2006, d’après les archives du net (Internet Archive Wayback Machine).

Il va sans dire que les contacts avec les chercheurs et chercheuses de la première heure se poursuivent au long cours. En 2009, Le Corpus électronique des médecins de l’Antiquité, désormais constitué de 180 volumes et témoin de longue date des relations étroites entre la BIUM et le laboratoire « Médecine grecque » reçoit le prix Plottel de l’Académie des inscriptions et belles lettres[4]. Ainsi que le précise le dossier de candidature, plus d’un million de pages ont été téléchargées en 2007 et 60 % de connexions sont issues de l’étranger, ce qui atteste du rayonnement de la BIUM à l’international après une première décennie d’existence.

De la persistance du papier ….

Flyer promotionnel pour la mise en ligne et les reprints du corpus hippocratique. L’annonce vante le caractère quasi totémique du fac-similé, substitut auréolé du prestige de l’édition originale.

En dépit de son « @ », Medic@ n’est pas envisagée au départ comme une collection strictement dématérialisée. En 2000, l’équipe de la bibliothèque prévoit de faire réaliser des reprints pour satisfaire les demandes de chercheurs et sociétés savantes adeptes de fac-similés. La bibliothèque développe donc au fur et à mesure des numérisations un catalogue de réimpressions qu’elle diffuse elle-même ou via des diffuseurs professionnels, pour peu que le nombre de souscriptions – fixé à quelques dizaines d’exemplaires[5] – ait été atteint. Plusieurs formules, standard ou plus luxueuses, sont proposées[6]. Un soin tout particulier est apporté aux choix des titres : « Arkana » est par exemple retenu avec l’accord d’un éditeur pour son caractère mystérieux susceptible d’attirer les lecteurs férus de sciences occultes. Le service prévoit également de fournir des supports cédéroms. Toutefois, une partie de l’équipe de la BIU Santé avoue aujourd’hui avoir été mal à l’aise face à cette distribution commerciale. Les demandes se faisant rares, les reprints sont progressivement abandonnés et Medic@ se déleste de ses assises matérielles pour se transformer, de « collection » hybride, en bibliothèque entièrement numérique.

… au tout numérique !

Medic@ ne rassemble pas des photographies mais des numérisations : les reproductions des documents n’étaient donc pas réalisées dans le laboratoire photographique précédemment mentionné.  Un scanner, d’abord en noir et blanc, avait été loué dès les débuts de l’entreprise auprès de la société Arkhênum, dont l’un des employés rejoindra, après un changement de carrière, l’équipe des magasiniers du Service d’histoire de la santé.

Encart sur la page d’accueil de Medica au 3/02/2004  témoignant de tentatives en interne pour implémenter un OCR à titre expérimental (Internet Archive Wayback Machine).

Des échanges avec Arkhênum font aussi état des recherches concernant les possibilités d’océrisation, c’est-à-dire de reconnaissance des caractères[7]. En raison d’un coût élevé, du nombre de documents concernés et de résultats décevants pour les éditions antérieures à 1850, cette fonctionnalité sera abandonnée pour un certain temps. En 2004, Jean-François Vincent vient remplacer Henry Ferreira-Lopes, qui avoue aujourd’hui s’être inspiré de son expérience à la BIUM pour développer la bibliothèque numérique de la Bibliothèque municipale de Besançon, dont il est le directeur. A partir de 2008, la Bibliothèque nationale de France réoriente ses subventions au pôle associé qu’était la BIUM pour encourager la numérisation. Même si une étroite coopération documentaire avec Gallica existait dès les débuts de Medica, ces subventions permettent d’entériner la politique documentaire et le champ d’action de Medic@ par rapport à celui de Gallica et favorise une synergie entre les deux bibliothèques. Deux filières de numérisation sont mises en place à la BIUM : les documents rares ou fragiles sont traités en interne tandis que les corpus très volumineux, homogènes, dont la numérisation et l’indexation sont aisées, sont externalisés. Un scanner couleur sera acquis en 2012.

 

 

 

 

A suivre… Comment Medic@ devint-elle Medica ? Retrouvez l’épisode trois de l’histoire de Medica sur le blog de la BIU Santé à partir du 7 décembre 2020.


[1] La BIUM collabore ainsi avec l’Académie nationale de chirurgie pour faire paraître en ligne à partir de 2002, un journal électronique trimestriel, « Les e-mémoires de l’Académie nationale de chirurgie »- Archives, c. 99.

[2] Convention établissant un partenariat de recherche entre la BIUM et le Musée- Archives, c. 99.

[3] Tableau des consultations- Archives, c. 100

[4] Dossier pour le prix Pottel- Archives, c. 101.

[5] Mail du 13/04/2001  (Henry Ferreira-Lopes) – Archives, c. 95 et « La Politique documentaire de Medica », version mai 2006, p. 4 – Archives, c. 96.

[6] Mail du 5/10/2001  (Guy Cobolet) – Archives, c. 100.

[7] Un devis établi en janvier 2005 indique qu’un traitement OCR pour une centaine d’ouvrages numérisés s’élèverait alors à 4000 euros (sans correction du texte brut obtenu) – Archives, c. 95.