Les fermetures de la bibliothèque, de 1395 au 17 mars 2020

Ce mardi 17 mars quelques minutes avant midi, nous étions quelques-uns à sortir par la porte du hall du 12, rue de l’École de médecine. Dans les deux heures précédentes, nous avions rangé quelques documents en cours de traitement, jeté des boîtes de petits gâteaux qui auraient pu tenter les rongeurs, vidé les réfrigérateurs, débranché des bouilloires et diverses machines électriques, fermé les portes, baissé les stores, vérifié la fermeture des fenêtres, arrosé quelques plantes à l’avenir compromis. Puis chacun est rentré chez soi au plus vite, sa première “attestation de déplacement dérogatoire” en poche,  par des rues déjà plus vides que celles d’un dimanche du mois d’août, en espérant que tout irait bien dans la bibliothèque durant les semaines suivantes.

Seules les personnes chargées de la sécurité des bâtiments sont entrées dans les locaux depuis un mois. Ni lecteurs, ni bibliothécaires.

Y a-t-il eu d’autres longues fermetures dans l’histoire de cette bibliothèque? Lesquelles? Question de curiosité, qui est l’occasion d’une promenade dans le temps long, où il y a plus de données absentes que de connaissances d’ailleurs. Sans prétention, voici quelques jalons concernant l’histoire de nos fermetures (en ne parlant que du Pôle médecine et non du Pôle pharmacie).

« La » bibliothèque de 1395 à 2020

Rappelons de quel temps long il s’agit, et sous quelle multiplicité de noms et de réalités “la” bibliothèque y apparaît. Au long de plus de six siècles, il s’agit:

  • des livres de la Faculté de médecine (connus par une première liste de novembre 1395),
  • de la bibliothèque de la Faculté de médecine de Paris (ouverte au public le 3 mars 1746),

    Armes de l’ancienne faculté de médecine de Paris
  • de la bibliothèque de l’École de santé (1795, résultant pour commencer du rapprochement des collections de l’ancienne Faculté de médecine, de l’Académie et du Collège de chirurgie, de la Société royale de médecine notamment),
  • puis de l’École de médecine (1796, un autre nom pour une même chose),
  • puis à nouveau de la Faculté de médecine de Paris (décret du 17 mars 1808, qui dispose que “l’enseignement public, dans tout l’Empire, est confié exclusivement à l’Université”, dont les Facultés occupent le premier ordre),
  • puis de la bibliothèque de l’ancienne Faculté de médecine de Paris (après la réorganisation des facultés de médecine en 1970, on n’a pas trouvé d’autre nom pour la désigner),
  • puis de la Bibliothèque interuniversitaire C (1972; une structure trop complexe, qui n’a pas marché),
  • puis de la BIUM (Bibliothèque interuniversitaire de médecine, 1979),
  • puis de la BIU Santé (2011, après la fusion de la BIUM et de la Bibliothèque interuniversitaire de pharmacie ou BIUP),
  • puis d’une partie de la Direction des bibliothèques d’Université de Paris (2019, résultat de la fusion de la BIU Santé et du SCD de l’université Paris Descartes).

La valse des identités n’est pas finie, puisque l’année 2021 verra la fusion de la Direction des bibliothèques avec le SCD de l’ex-université Paris Diderot.

Horaires, vacances

“Fermeture”, il faut aussi préciser ce que l’on entend par là. A diverses époques de son histoire longue, la bibliothèque a fermé pendant des périodes de vacances. Aujourd’hui ces vacances sont courtes: deux semaines l’hiver et pas de fermeture l’été au Pôle médecine. Mais sous l’Ancien Régime par exemple, la bibliothèque était fermée deux mois et demi l’été, comme la Faculté, entre le 30 juin et le « jeudi après la fête de l’Exaltation de la Sainte-Croix » (14 septembre).

L’ouverture, en-dehors des périodes de vacances, est aujourd’hui la règle : actuellement, c’est tous les jours, onze heures par jour, de 9 heures à 20 heures sauf le dimanche et les jours fériés. Mais la bibliothèque de la Faculté de médecine, de son ouverture de 1746 jusqu’en 1792, ouvrait ses portes au public le jeudi après-midi, de deux heures ou deux heures et demie jusqu’à cinq ou six, selon la saison (conformément au statut qui fixait les devoirs du docteur-régent chargé de la bibliothèque); soit, si on compte bien, entre deux heures et demie et trois heures et demie par semaine…

On pourrait faire une autre fois l’histoire des ouvertures régulières, et donc des fermetures ordinaires, de la bibliothèque: ce serait un travail qui ne serait pas si facile, car les archives ne sont pas du tout complètes. Son interprétation pourrait être instructive: on aimerait comprendre par exemple comment les usagers des diverses époques se satisfaisaient (ou pas) de moments de lecture qui nous paraissent bien peu généreusement attribués.

Mais, dans la présente promenade, je n’ai cherché que les fermetures extraordinaires.

Les troubles de l’histoire

La bibliothèque a connu des fermetures qui sont liées aux troubles de l’histoire. La plus longue de toutes est due à la Révolution. C’est même plus qu’une fermeture, puisqu’il s’agit de la seule discontinuité radicale qu’a connue l’institution depuis le Moyen Âge.

Le 18 août 1792, la Faculté de médecine – comme les autres facultés – est supprimée. Sa bibliothèque est confisquée. A une date que j’ignore, les livres, qui se trouvaient au deuxième étage des anciennes Écoles de droit de la rue Saint-Jean-de-Beauvais furent déplacés, et stockés dans des “dépôts littéraires” (ces entrepôts où la Révolution a entassé les millions de livres des émigrés, des congrégations, des facultés, et dont la répartition a fait la richesse des bibliothèques publiques de France – dont la nôtre.) La bibliothèque de l’École de santé, qui hérita de toute la collection de la Faculté  et de plusieurs autres, n’ouvrit officiellement ses portes que plus de trois ans plus tard, le 17 octobre 1795, dans le bâtiment où nous la connaissons toujours, et où elle occupa surtout, pendant près d’un siècle, la salle donnant sur la cour d’honneur qui s’appelle aujourd’hui “salle Landouzy”. (D’après Franklin, Recherches… p. 75, c’est seulement à partir de 1800 que la bibliothèque a été installée dans cette salle; il cite Fourcroy, dans un discours de 1800 [Séance de l’École de médecine de Paris du 23 vendémiaire an IX. Sans doute cote BIU Santé: 90957 t. 254 n. 12, je n’ai pu vérifier], qui se réjouit de son déménagement. La bibliothèque a passé les années précédentes dans la galerie qui se trouvait au-dessus de la colonnade, et qui donnait sur l’actuelle rue de l’École de médecine.)

La politique a valu à la bibliothèque une longue fermeture en 1822 et 1823. A la rentrée solennelle du 18 novembre 1822, un chahut accueillit le vice-recteur, l’abbé Nicolle. C’est qu’il représentait l’abbé Frayssinous, nommé par le roi à la tête de l’Université. Cette nomination d’un membre du clergé à cette place était perçue comme une provocation par une partie des étudiants. Or, le pouvoir cherchait une occasion d’épurer la faculté, parce que certains professeurs restaient fidèles à la mémoire du gouvernement impérial. Ce chahut lui en donna l’occasion. La Faculé fut « supprimée » deux jours plus tard par ordonnance. C’est en février 1823 qu’une autre ordonnance la recréa, en mettant en retraite onze professeurs, parmi lesquels d’ailleurs Moreau de la Sarthe, professeur-bibliothécaire. Le 10 mars, la faculté rouvrit officiellement, lors d’une séance qui eut lieu dans la salle de la bibliothèque. Donc au terme d’une fermeture de près de quatre mois, la seconde plus longue de l’histoire pour la bibliothèque jusqu’à présent, et la seconde qui fut due à une suppression pure et simple de l’institution.

Les bouleversements successifs du XIXe et du XXe siècles se sont-ils accompagnés de périodes de fermeture? Les journées de 1830, de 1848, la guerre de 1870, la Commune, ont-elles perturbé le fonctionnement de la bibliothèque? Le contraire serait étonnant, mais je n’ai pas trouvé d’éléments déterminants dans les périodiques ni dans les livres que j’ai sous la main. Des indices indiquent tout de même de sérieuses perturbations à la Faculté de médecine en 1870 et 1871: des étudiants parisiens sont allés passer leurs examens à Montpellier ; l’ouverture des cours du second semestre a été retardée jusqu’à la fin mars 1871 (au moins.)

Durant les deux guerres mondiales, la bibliothèque a semble-t-il continué de fonctionner, avec des horaires réduits: de l’avantage de commencer les guerres pendant les vacances universitaires; cela permet aux bibliothèques de s’organiser pour ouvrir à la rentrée.

En revanche en mai 1968, la bibliothèque a été fermée, comme tous les établissements universitaires. Le personnel, se souvient notre collègue Janine Samion-Contet dans sa chronique de la bibliothèque, entrait dans le bâtiment avec un laissez-passer. Je ne sais dans quelle mesure (faible, j’imagine?) le fonctionnement interne de la bibliothèque a été touché par les grèves.

Hormis la Révolution donc, l’épisode de 1822, et peut-être 1870-71, les grands événements n’ont pas ou n’ont guère empêché les lecteurs de venir à la bibliothèque.

Les bâtiments

L’histoire des bâtiments a provoqué quelques fermetures, dont deux sont vraiment notables.

Ouverte à partir de 1746 rue de la Bûcherie, la bibliothèque a connu la décrépitude de ces lieux où la Faculté de médecine vivait depuis le XVe siècle. La Faculté de médecine, dans la misère, se vit attribuer les anciennes Écoles de droit, rue Saint-Jean-de-Beauvais, pour remplacer ses locaux qui menaçaient ruine, et elle y déménagea en 1775. On sait par les Commentaires (ces registres manuscrits où les doyens de la Faculté de médecine ont tenu le journal de leurs décanats de 1395 à 1786) qu’en conséquence de ce déménagement l’ouverture de la bibliothèque ne se fit pas cette année-là à la date habituelle.

Commentaires de la Faculté de médecine de Paris. Années 1764-1777. BIU Santé, Ms 23.

La bibliothèque s’est installée rue Saint-Jean-de-Beauvais dans les locaux du second étage en 1776. Y a-t-il eu un service provisoire entre septembre 1775 et cette date ? On l’ignore.

Après la Révolution et sa refondation, la bibliothèque a occupé l’actuelle salle Landouzy sans discontinuer depuis 1800, en servant dans des conditions de plus en plus difficiles un public de plus en plus nombreux. La Faculté, à l’étroit, ne parvint qu’après des décennies d’effort et d’attente à s’agrandir et, notamment, à mieux loger sa bibliothèque. Le projet retenu, celui de Léon Ginain, ne fut réalisé qu’avec beaucoup de délais. C’est le 4 décembre 1891 que, sans tambours ni trompettes, la grande salle que nous connaissons fut ouverte au public; apparemment cette ouverture ne fut pas précédée par une fermeture notable (il avait bien fallu pourtant déménager les collections?)

[La salle de lecture de la Bibliothèque de la Faculté de médecine de Paris en 1900]
Mais ce nouvel aménagement ne fut pas longtemps suffisant: il fallut, en 1908, rehausser le plancher de la salle de trois mètres afin d’aménager, au-dessous, un vaste magasin capable, pour un moment plus court qu’on ne l’avait espéré, de stocker des collections dont l’accroissement se faisait avec une rapidité considérable. Et cette fois, pas moyen d’éviter une fermeture! Elle ne dura pourtant que du 1er juillet au mardi 3 novembre à 11 heures du matin. On peut juger ce délai court, vu l’ampleur des travaux qui furent effectués. C’est que la Faculté tournait à plein régime et que la bibliothèque recevait un public nombreux, à cette période où la médecine parisienne était au sommet de sa gloire.

Transformation de la salle de lecture. État des travaux, fin juillet 1908

La phase de grands travaux suivante eut lieu après la seconde guerre mondiale, de 1949 à 1952 pour l’essentiel: réalisation de la mezzanine où se trouve la “salle d’actualité” (qui fut d’abord la salle des périodiques), grands aménagements de magasins (côté Saint-Germain), réalisation du troisième étage de galeries aux murs de la salle de lecture. D’après Janine Samion-Contet (qui les a vu faire), ils furent réalisés “sans pour cela suspendre, dans la mesure du possible, l’activité de la Bibliothèque”.

Il n’y eut apparemment pas davantage de fermeture notable lorsque, en 1962, la bibliothèque put réaliser huit étages de magasins et une salle de réserve pour ses livres les plus rares et précieux, au bord de la rue Hautefeuille, grâce au départ de laboratoires vers la rue des Saints-Pères, et grâce à la démolition d’un immense amphithéâtre.

Les autres fermetures dont nous avons connaissance ont été brèves, et anecdotiques. En 1497, nous apprend Franklin, un vol de livres valut à son auteur trois mois de prison (c’était le bon temps) et à la bibliothèque une fermeture dont on ignore la durée. Un peu plus tard on acheta le nécessaire pour enchaîner les livres au bureau où on les consultait. (Par parenthèses, je ne crois pas avoir lu d’autres indications au sujet d’un local de bibliothèque médiéval, sinon un très étrange règlement en vers qui est édité  par Sabatier dans ses Recherches historiques sur la Faculté de médecine de Paris (1837) et aventureusement daté par lui de 1395. Il y avait quelque chose comme une salle de bibliothèque en tout cas.) Telle inondation, ou très récemment telle manifestation commerciale, ou telle émotion politique, ont conduit à des fermetures ponctuelles dont, quelques années après, on peinerait à retrouver la trace.

Au fil des siècles, deux ou peut-être trois fermetures ont été aussi longues que celle que le SARS-CoV-2 nous inflige à tous: celle, de durée inconnue, qui a accompagné le déménagement de 1775; celle qui a suivi la suppression de la Faculté en 1792; et celle qu’a imposé le réaménagement complet de la grande salle de lecture en 1908. Peut-être 1870-1871 ont-elles aussi été perturbées, il faudrait trouver plus d’éléments.

Remarquons pour finir que cette fermeture est la première où la bibliothèque est capable d’offrir un service significatif en ayant portes closes, grâce à la documentation numérique et au télétravail. Profitez-en. Pendant la fermeture la bibliothèque reste à votre service.

Jean-François Vincent
16 avril 2020 (mis à jour le 7 mai 2020)
avec l’aide de Carine Fréard, BIU Santé,
et le précieux concours de Juliette Jestaz, conservatrice à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris

Références

Commentaires de la Faculté de médecine de Paris
Cotes: Ms 1 à Ms 24
En ligne pour une large part dans Medica: https://www.biusante.parisdescartes.fr/histmed/medica/cote?ms00001_00024

Bermingham, Michel.
Traduction des statuts des docteurs-régens de la faculté de médecine en l’université de Paris
Paris : Depoilly , 1754.
Cote : 90958 t. 62 n° 3.
Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/histmed/medica/cote?90958x62x03

Sabatier, J.C.
Recherches historiques sur la Faculté de médecine de Paris, depuis son origine jusqu’à nos jours. Paris, chez J.B. Baillière, 1837.
Cote : 39659.
Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/histmed/medica/cote?39659

Corlieu, Auguste.
L’ancienne faculté de médecine de Paris
Paris : V. Adrien Delahaye et Cie, 1877.
Cote : 34729.
Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/histmed/medica/cote?34729

Corlieu, Auguste.
Centenaire de la Faculté de médecine de Paris (1794-1894)
Paris : Imprimerie nationale, 1896.
Cote : 9858.
Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/histmed/medica/cote?09858×01

Franklin, Alfred.
« La Faculté de médecine »
In : Histoire générale de Paris : les anciennes bibliothèques de Paris, 1867-1873, pp. 13-65
Cote : 8880.
Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/histmed/medica/cote?08880

Franklin, Alfred.
Recherches sur la bibliothèque de la Faculté de médecine de Paris
Paris, Aubry, 1864.
Cote : 350508.
Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/histmed/medica/cote?350508

Hahn, André; Dumaître, Paule; Samion-Contet, Janine.
Histoire de la médecine et du livre médical à la lumière des collections de la Bibliothèque de la Faculté de médecine de Paris
Paris, Olivier Perrin, 1962

Samion-Contet, Janine.
La bibliothèque de la Faculté de médecine de Paris : 1733-1970
Paris, Biblitohèque interuniversitaire de santé, 2017
Cote: HM Bibl Med 8

Guides de l’étudiant dans Medica (20 titres numérisés)
https://www.biusante.parisdescartes.fr/histoire/medica/resultats/index.php?intro=guideetu

Périodiques numérisés dans Medica
https://www.biusante.parisdescartes.fr/histoire/medica/periodiques.php

En raison du confinement, je n’ai pas pu consulter la thèse d’André Hahn, La bibliothèque de la Faculté de médecine de Paris : aperçu historique de son développement et de son fonctionnement dans ses rapports avec l’évolution des sciences médicales et biologiques suivi d’un index complémentaire de bibliographie médicale (1929), mais le travail récent de Janine Samion-Contet y a largement recours. Je n’ai pu consulter aucun document d’archive non numérisé.

 

Bibliothécaires confinés mais connectés

Pendant le confinement, les bibliothécaires en télétravail d’Université de Paris restent à votre disposition. A la BIU Santé, une équipe est mobilisée  pour vous aider dans les domaines qui sont les siens : médecine, pharmacie, odontologie, soins infirmiers, kinésithérapie, bref toutes les disciplines médicales et paramédicales… mais aussi l’histoire de la santé, le droit de la  santé, etc.

Le service de questions / réponses de la BIU Santé, Biuminfo, est gratuit et ouvert à tous, praticiens comme particuliers, universitaires ou non, étudiants ou non : en somme, tous ceux qui ont besoin de l’aide des bibliothécaires. Grâce aux catalogues en ligne, aux bases de données, spécialisées, aux moteurs de recherche, nous pouvons prendre en charge vos questions.

A noter :  Biuminfo est un service assuré par des bibliothécaires, pas des médecins. Il ne s’agit en aucun cas d’une téléconsultation médicale.

Depuis le début du confinement, BiumInfo a répondu à plus de 50 questions.

Voici quelques exemples de questions, telles que formulées par les lecteurs, et auxquelles nous avons répondu récemment :

  • Je réalise des recherches sur Rhodiola rosea dans le cadre de ma thèse et je ne trouve pas d’article qui mentionne la description botanique de la plante. Auriez-vous des ressources à me proposer?
  • Le thème de mon mémoire est l’évaluation du ressenti du médecin qui prend en charge un autre médecin dans le cadre de la maladie grave et du soin palliatif.
  • J’aimerais avoir des renseignements sur ce qui est appelé « minimal brain damage » ou dommage minimal cérébral, en neurologie pédiatrique. Est-ce qu’elle n’existait que dans les années 1970 ?  Est-ce qu’on n’entend plus la même chose actuellement à ce sujet qu’auparavant ? Est-ce que cette notion revient à « la mode » ?
  • J’aurais besoin d’une bibliographie sur le sujet suivant : la cinétique et plus précisément la cinétique du dosage des chaînes légères libres dans le myélome multiple.
  • Je vous contacte au sujet d’un article que je me prépare à écrire sur un travail que j’ai effectué. Il s’agit de la création d’un outil d’aide à la décision médicale partagée portant sur les infections urinaires basses simples (cystites simple) et permet de discuter avec les patientes de la prescription ou non d’antibiotique. J’aurais voulu avoir votre avis sur les revues qui seraient intéressées par le sujet selon vous. Notre objectif est de viser des revues internationales en anglais, avec un IF > 1
  • J’aimerais savoir si dans les années 1860, la médecine légale était en mesure de déterminer à partir de son cadavre si une femme avait eu des enfants.
  • Je fais une recherche sur un médecin neurologue qui a exercé quai Lamenais à Rennes en 1958, pouvez-vous me retrouver son nom ?
  • Pourriez-vous me préciser qui s’est présenté pour la chaire d’Histoire de la Médecine en 1911 ? Et quels en ont été (ou qui a été) titulaire(s) cette même année 1911 ?
  • J’aimerais savoir ce que l’on désignait par « avoir des clous » (au bras, à la jambe), au XVIIIeme siècle ? Est-ce accompagné de fièvre ? A quoi cela correspond-il ?
  • Je suis à la recherche d’informations médicales concernant Maurice VERDUN (1885-1968) notamment sur sa Thèse de Doctorat de Médecine, après des études médicales à Reims. Il a été interne de Paris (1908)  et après ? De même, avez-vous des informations concernant son cursus hospitalier ou des références concernant ses travaux scientifiques ultérieurs et ses publications
  • Je recherche la thèse de Christian Roudil soutenue à Rouen sous la présidence du Pr. Dailly Robert  dans les années fin 1960 début 1970

Mais nous n’avons pas toujours réponse à tout, et les questions suivantes sont restées sans réponse :

  • Can I order a reproduction (art print) of Leonardo da Vinci’s « Mona Lisa »?
  • J’ai une clinique et je veux qu’on travaille ensemble pour sauver la population.

Contactez-nous !

L’informateur médical, 1923 https://www.biusante.parisdescartes.fr/histmed/image?med100129x1923x0057

 

 

Les catalogues de produits pharmaceutiques dans Medica

Laboratoire de préparateur en chef, Établissements Goy.

Un nouveau corpus en histoire de la pharmacie vient enrichir la bibliothèque numérique Medica.

Il s’agit d’un ensemble de catalogues de produits pharmaceutiques appartenant au Fonds de dotation pour la gestion et la valorisation du patrimoine pharmaceutique, structure fondée par le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, en partenariat avec la BIU Santé. Un portail intitulé « Art et patrimoine pharmaceutique », accessible gratuitement en ligne, vous permet d’explorer une partie des richesses de ce fonds.

Catalogue des Etablissements Goy, 1899

Au début du XXe siècle, les droguistes développent leurs activités et proposent aux pharmaciens d’officine des catalogues imprimés, ou « Prix-courant ». Ces derniers recensent les matières premières nécessaires à la fabrication des préparations magistrales ainsi que les médicaments inscrits au Codex et des spécialités. Ces drogueries – la Pharmacie centrale de Paris (1852), les Établissements Goy (1878) ou encore la Cooper (1907) pour ne citer que les plus connues d’entre elles – peuvent être considérées comme de véritables précurseurs de l’industrie pharmaceutique. Ces deux dernières usines sont par ailleurs largement représentées au sein du corpus.

Pilules Peny. Institut du Dr Calvet, s.d.

Même si tous les catalogues ne sont pas datés, on peut raisonnablement circonscrire l’ensemble du corpus à la première moitié du XXe siècle. Le plus souvent organisés par catégories de produits (capsules, chocolats médicamenteux, vins médicinaux…), ces catalogues, dont certains sont particulièrement soignés d’un point de vue éditorial, indiquent le « prix courant » de chaque produit. Ils assortissent souvent ces derniers d’illustrations les représentant ou d’ étiquettes qui orneront les conditionnements des spécialités. Les pastilles MBC, « Pastilles Menthol Cocaïno-boraté », créées en 1895 et destinées à soigner les « affections de la gorge », sont par exemple le produit phare des Établissements Goy.

Ces catalogues fournissent de précieuses informations, commerciales et scientifiques, sur les médicaments et produits pharmaceutiques proposés et autorisés à la vente à une époque donnée. Certains d’entre eux ne se limitent pas à l’énumération de leur fonds de commerce, ils s’enrichissent par exemple d’une présentation historique de la société, comme c’est le cas pour la maison Parke-Davis ou de vues photographies de leurs ateliers, à l’instar des Établissements Goy. D’autres possèdent des annotations manuscrites, probablement ajoutées là par le pharmacien pour qui il s’agit avant tout d’un outil de travail.

Catherine Blum

Comment consulter des thèses en ligne ?

À la BIU Santé, vous êtes nombreux à venir consulter les thèses de médecine et de chirurgie dentaire présentes dans ses collections. À l’heure où la BIU Santé Médecine est fermée pour cause de confinement lié à l’épidémie de Covid-19, il est malgré tout possible de consulter des thèses.

Des thèses récentes
  • Thèses d’exercice

Depuis plusieurs années, un certain nombre d’universités françaises ont opté pour une version électronique de leurs thèses d’exercice. Vous les retrouverez en interrogeant le Sudoc , catalogue collectif des bibliothèques de recherche françaises.

Après avoir effectué une recherche, vous pouvez n’afficher que les thèses grâce au filtre Type de publication :

 

Si une version électronique existe, un lien cliquable apparaît en bas de la notice. Si l’auteur a accepté sa diffusion sur Internet, vous pourrez consulter la thèse.

Il peut arriver que l’accès soit réservé aux membres de l’université de soutenance. Dans ce cas, vous ne pourrez accéder qu’aux thèses de votre université, en utilisant vos codes ENT.

Vous trouverez les thèses de l’ex-université Paris Descartes – qui ne sont pas dans le Sudoc – en cliquant sur les liens ci-dessous qui renvoient vers la plateforme HAL-Dumas :

Médecine

Chirurgie dentaire 

  • Thèses de 3e cycle

Des thèses de 3e cycle sont également signalées dans le Sudoc.

Université de Paris vous propose deux accès directs à ses thèses de doctorat (en cliquant sur les liens ci-dessous) :

Ex Paris Descartes 

Remarque : Dans le cas d’une thèse dont l’auteur a refusé la diffusion sur Internet, l’ex-SCD Paris Descartes permet – à partir du résultat d’une recherche – un accès au document via une identification préalable par l’ENT ou en demandant un accès extérieur si vous pouvez justifier de votre appartenance à un établissement chargé d’une mission d’enseignement supérieur ou de recherche.

Ex Paris Diderot 

Des thèses anciennes

Des thèses plus anciennes (depuis 1539) sont également disponibles dans la bibliothèque numérique de l’histoire de la santé, Medica :

  • thèses d’Ancien Régime  :

    L’intégralité des thèses de médecine d’Ancien Régime soutenues à la Faculté de médecine de Paris et appartenant à la grande collection du doyen Baron ont été numérisées dans Medica. Cet ensemble est quasiment exhaustif jusqu’à la Révolution.

  • thèses du XIXè siècle  :

    Cet ensemble comporte un certain nombre de thèses de médecins important du XIe siècle ; on y trouve également des thèses dont la reproduction a été demandée par des usagers au fil du temps. Il ne s’agit cependant que d’un ensemble très partiel (quelques centaines de documents, sur des dizaines de milliers).

  • ou dans la collection d’Asclépiades également sur le portail, donne accès à un ensemble de travaux intéressant l’histoire de la médecine et de la pharmacie, dont des thèses et des mémoires.

L’ensemble des outils présentés ne permettent pas de consulter l’intégralité des thèses soutenues sur le territoire mais peuvent constituer une aide précieuse en attendant la réouverture de notre bibliothèque.

Si vous avez des questions sur les thèses, vous pouvez interroger la BIU Santé en utilisant son service de questions-réponses à distance BIUMinfo ou écrire à info-med@biusante.parisdescartes.fr

DocToBib – vidéos tutorielles en recherche documentaire

 

Pendant la fermeture de la BIU Santé et des bibliothèques en général, des ressources sont disponibles en ligne.

Que vous soyez étudiant, interne, praticien, la chaîne Youtube DocToBib vous permet de vous former pour optimiser vos recherches documentaires en santé.

Découvrez plus de 70 vidéos tutorielles sur des thématiques et outils variés: Zotero, Pubmed, E-anatomy, logiciels de bibliographie, veille documentaire, traduction des mots clés en anglais, etc.

Vous avez encore besoin d’aide pour vos recherches documentaires?
Les bibliothécaires de la BIU Santé répondent à vos questions à distance via le service Biuminfo. N’hésitez pas à nous contacter.

Accès à la documentation électronique et renseignements à distance

Crédit : Epictura Pix 5

En raison des mesures sanitaires liées au COVID-19 et de la fermeture d’Université de Paris, toutes les bibliothèques de l’Université dont la BIU Santé-Médecine et la BIU Santé – Pharmacie sont fermées jusqu’à nouvel ordre.

Cependant, les bibliothèques vous accompagnent à distance grâce à la documentation numérique. En outre, les bibliothécaires en télétravail vous assistent à distance en répondant à vos questions via le service Biuminfo.

La bibliothèque numérique Medica est accessible librement à tous sans authentification. Vous y trouverez plus de 21 700 documents numérisés par la BIU Santé, plus environ 285 000 documents signalés issus des collections d’autres bibliothèques.

Etudiants, enseignants, chercheurs et personnels d’Université de Paris : où que vous soyez, la documentation électronique reste accessible 24h/24 et 7j/7. Ebooks, revues, bases de données sont accessibles grâce à vos identifiants ENT. Pour accéder au texte intégral des ressources, vous devez vous authentifier.

Sur la page d’accueil du site de la BIU Santé, cliquez sur « Plus d’options » puis identifiez-vous avec votre login et mot de passe universitaire Descartes en cliquant (en haut à droite).

 

 

 

Pour trouver un livre électronique 

Saisissez vos termes de recherche.
Pour restreindre votre recherche aux livres électroniques, filtrez vos résultats à l’aide de la colonne de gauche en sélectionnant « En ligne » et « Livres ». Vous pouvez également affiner les résultats par date.

 

 

Ebooks pour les étudiants en Santé

Nous vous indiquons spécifiquement les ressources suivantes :

Pour trouver une revue en ligne ou une base de données

Cliquez sur l’onglet « Rechercher une base de données », puis cherchez dans la barre de recherche dédiée la base de données ou le titre de la revue, magazine ou journal revue qui vous intéresse.

 

Des difficultés à trouver ce dont vous avez besoin?

Les bibliothécaires en télétravail restent disponibles pendant la fermeture des bibliothèques pour vous assister dans vos recherches et vous renseigner à distance. 

 

Les comptes rendus de l’Académie nationale de Pharmacie en ligne dans Medica

La collection des comptes rendus des séances publiques de l’Académie nationale de Pharmacie est en ligne dans la bibliothèque numérique de la BIU Santé pour la période 1809-1960. Cette réalisation est le fruit d’un travail de coopération entre l’Académie et la BIU Santé.

Statuts de la Société libre des pharmaciens de Paris, 1796, Reg. 39

L’Académie nationale de Pharmacie est l’héritière directe de la Société de pharmacie de Paris créée le 3 août 1803, elle-même issue de la Société libre des pharmaciens de Paris fondée en 1796. Son premier président n’est autre qu’Antoine-Augustin Parmentier, célèbre pharmacien et agronome. La Société a pour but de concourir aux progrès des sciences et spécialement de la pharmacie, de la chimie, de la botanique et de l’histoire naturelle. Reconnue d’utilité publique le 5 octobre 1877, elle prend le nom d’Académie en 1946, puis d’Académie nationale en 1979. Une revue publiée à partir de 1943, les Annales pharmaceutiques françaises, contribue à son rayonnement.

Pipette automatique présentée par M. Limousin. Séance publique du 24 novembre 1880

La publication contient les comptes rendus des travaux des différents membres de l’Académie, la liste des membres qui la composent, les remises de Prix récompensant les travaux scientifiques éminents, ainsi que le récit des événements qui ponctuent la vie de l’Académie*. Ces éléments permettent de retracer non seulement l’activité de l’Académie et de ses membres, mais aussi de dresser un tableau évolutif de l’état de la recherche en sciences pharmaceutiques, et en creux, le portrait d’une communauté de savants, praticiens et chercheurs entièrement dédiés à l’essor d’une même discipline. Depuis les débuts de la Société de pharmacie de Paris, cette communauté a considérablement évolué : exclusivement composée de pharmaciens parisiens à ses débuts, son rayonnement s’accroît au fil des ans à l’ensemble du pays et hors de France, grâce à la présence de membres répartis sur tout le territoire et de membres correspondants étrangers. En 2005, elle est officiellement ouverte aux non-pharmaciens et accueille médecins, scientifiques, vétérinaires et juristes.

Le pôle Pharmacie de la BIU Santé conserve les archives de la Société depuis ses origines jusqu’à la fin du XIXe siècle.

* Toutes les séances publiques n’ont pas nécessairement fait l’objet d’une publication séparée par la Société de pharmacie. On peut néanmoins les retrouver dans le Journal de pharmacie et de chimie, partiellement numérisé dans Gallica, par exemple ici pour l’année 1868 ou encore ici pour l’année 1871.

Catherine Blum

Interruption temporaire des inscriptions et des emprunts – Période du 27 au 29 janvier

Crédits photo : Epictura pix5

Les bibliothèques d’Université de Paris, dont la BIU Santé – Médecine et la BIU Santé – Pharmacie, changent de système informatique. Avant de pouvoir proposer un nouvel outil de recherche et des services plus performants, quelques perturbations temporaires des services sont à prévoir.

  • Du lundi 27 au mercredi 29 janvier inclus, les inscriptions de nouveau lecteur sont suspendues. Elles reprendront le 30 janvier.
  • Le mercredi 29 janvier, les emprunts de documents à la BIU Santé – Pharmacie sont temporairement suspendus.

Dans la mesure du possible, nous vous invitons à anticiper vos emprunts. La documentation électronique reste accessible à distance et 24h sur 24.  N’hésitez pas à solliciter les bibliothécaires si vous avez besoin d’assistance.

Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.

 

Ouverture 24 & 25 janvier : horaires habituels au pôle médecine, horaires réduits au pôle pharmacie

Vendredi 24 janvier

La BIU Santé – Pharmacie est ouverte  de 9h à 19h.

La BIU Santé – Médecine est ouverte  aux horaires habituels de 9h à 20h.

Samedi 25 janvier

La BIU Santé – Médecine est ouverte  aux horaires habituels de 9h à 20h.

La BIU Santé – Pharmacie est ouverte aux horaires habituels de 9h à 18h30.

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BIU Santé – Pharmacie : 01.53.73.95.23

BIU Santé – Médecine : 01.76.53.19.69

Accès modifié au pôle Médecine (16-17/01)

Attention, l’accès au pôle Médecine de la BIU Santé sera modifié jeudi 16 et vendredi 17 janvier 2020.

L’accès à l’université se fera par le 85, boulevard Saint-Germain.

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En raison du mouvement social en cours, des perturbations sont à prévoir concernant l’ouverture de la bibliothèque. Nous vous invitions à consulter régulièrement cette page et à nous suivre sur les réseaux sociaux pour vous informer sur nos horaires d’ouverture. Vous pouvez aussi vous renseigner en appelant l’accueil de la bibliothèque au 01 76 53 19 69.

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