Décès de Fabienne Schall (1965-2018)

Nous avons la grande tristesse de vous faire part du décès de notre collègue Fabienne Schall, survenu à l’issue d’une longue maladie.

Fabienne était bibliothécaire hors-classe. Après un passage à la bibliothèque de l’INSEE en 1989, elle avait été responsable du Service des périodiques à l’Université de Paris IX – Dauphine de 1993 à 2001, puis elle avait coordonné l’informatique documentaire à la bibliothèque du Muséum national d’histoire naturelle de 2002 à 2008.

Elle avait rejoint la Bibliothèque interuniversitaire de Pharmacie (BIUP) en 2008 comme responsable du Service informatique. Elle assurait au sein de la BIU Santé les missions d’administratrice du SIGB et de coordinatrice SUDoc pour le pôle Pharmacie.

En plus du travail de gestion informatique courant (essentiel mais peu visible du public), la liste des chantiers que Fabienne aura contribué à mener à bien pour améliorer le fonctionnement de la bibliothèque et les services rendus à nos usagers, avec une grande discrétion et une grande efficacité, est impressionnante. Citons pour mémoire quelques-unes de ces réalisations :

  • la fusion des catalogues informatisés de la Bibliothèque interuniversitaire de Pharmacie (BIUP) et de la Bibliothèque interuniversitaire de Médecine (BIUM) en 2010/2011, dont elle avait préparé le cahier des charges et les données, puis dont elle avait paramétré avec soin chaque écran ;
  • l’affichage en listes séparées des « Nouveautés » des quatre derniers mois, par disciplines, dans le catalogue public de la BIU Santé ;
  • la mise en place de l’enregistrement informatisé et des statistiques de communication en salle des documents provenant des magasins ;
  • la possibilité pour les lecteurs de renouveler eux-mêmes en ligne leurs emprunts de documents, sans avoir à se déplacer ou à téléphoner (janvier 2017) ;
  • le chantier (en cours) de chargement dans le catalogue national (SUDoc) et dans le catalogue public de la BIU Santé de 160.000 notices de thèses conservées au pôle Médecine, recensées auparavant dans une base de données locale.

Ces derniers mois, elle a animé de nombreuses réunions préparatoires à la mise en œuvre d’un nouveau SIGB mutualisé et participé à l’élaboration du cahier des charges, en commun avec nos collègues du SCD de Paris Descartes, dans le cadre du projet national piloté par l’Agence bibliographique de l’enseignement supérieur (ABES)…

Fabienne était toujours disponible et animée d’un très grand sens du service public. Elle savait faire profiter avec passion, gentillesse et humour ses collègues, ceux de la BIU Santé comme ceux venant d’autres établissements, de sa remarquable expertise dans le domaine de l’informatique documentaire. La Bibliothèque lui doit beaucoup. Chacun de nous lui doit beaucoup.

Le 31 août dernier, elle travaillait encore parmi nous. Depuis plusieurs semaines, elle nous avait réexpliqué plusieurs tâches à accomplir en son absence. Elle avait à cœur de nous transmettre son savoir-faire et les informations techniques les plus utiles.

Sa discrétion, son courage face à la maladie resteront dans toutes nos mémoires.

Nous nous associons à la douleur de sa famille.

Nouvelle édition du stage « Bibliothèque de santé, environnement et ressources documentaires (initiation) » 20-22 novembre 2018

Après le succès de l’édition 2017, la BIU Santé et l’Urfist de Paris proposeront les 20, 21 et 22 novembre 2018 une nouvelle édition du stage «Bibliothèque de santé, environnement et ressources documentaires (initiation)» à l’Université Paris Descartes.

Cette formation s’adresse prioritairement aux professionnels de l’information et de la documentation récemment affectés en bibliothèque de santé (universitaire et hospitalière notamment).

Elle a pour objectif de permettre aux nouveaux arrivants en bibliothèque de santé de maîtriser les outils et concepts indispensables pour exercer leurs fonctions : publics et cursus, contexte institutionnel, collections et services.

N’hésitez pas à consulter le programme et à vous inscrire à l’adresse suivante.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 28 septembre, mais ne tardez pas à vous manifester.

ATTENTION : Ce stage ne propose pas de formation pratique à l’utilisation de bases de données.

Pour en savoir plus, vous pouvez contacter le service formation de la BIU Santé.

Benjamin Macé

Debut: 11/20/2018
Fin: 11/22/2018
12, rue de l'Ecole-de-Médecine
Paris, Île-de-France
75006
FR

 

Départ à la retraite de Guy Cobolet

Une page de l’histoire de la bibliothèque s’est tournée en avril 2018, avec le départ à la retraite de son directeur, Guy Cobolet.

Après des passages à la bibliothèque universitaire de Reims, l’université de Cincinnati, l’école nationale supérieure des bibliothèques et l’école française d’Athènes, M. Cobolet fut nommé directeur en 2000 de la Bibliothèque interuniversitaire de Médecine. En 2011, il devint le premier responsable de la BIU Santé, après la fusion de la BIUM et de la BIUP, décidée par Axel Kahn alors président de l’université Paris Descartes.

De nombreux chantiers d’envergure ont été menés sous sa direction : mise en place du premier plan de conservation partagée des périodiques, création de la bibliothèque numérique Medic@, participation au projet européen de numérisation EOD (Ebooks On Demand), dépôt des numérisations dans la Medical Heritage Library, lancement du service de questions-réponses Biuminfo (qui fête cette année ses 15 ans), nombreuses expositions virtuelles

Les partenariats noués pendant ces 18 ans ont été nombreux, à l’échelle nationale et internationale : avec la National Library of Medicine, la Bibliothèque nationale de France, OCLC, responsabilité du pôle Sciences de la vie et de la santé au sein du consortium Couperin, la bibliothèque de l’Académie de médecine, le musée de l’AP-HP, le musée Fragonard et l’école nationale vétérinaire d’Alfort (Enva), l’académie nationale de chirurgie, la Banque de données en santé publique,  Wikimédia France, et l’hébergement de sites de nombreuses sociétés savantes…

Photo. Christophe Apatie

Pendant cette période la BIU Santé a confirmé sa place au sein du réseau des bibliothèques médicales en France : organisation de stages pour les nouveaux collègues avec l’Urfist de Paris, soutien au projet national DocToBib, organisation des journées nationales des bibliothécaires et documentalistes en santé, ouvrages et éditions critiques en ligne, organisation d’événements scientifiques…

Toutes ces réalisations perdureront car Guy Cobolet ne travaillait pas pour lui-même mais pour la bibliothèque. Qu’il en soit remercié.

La carrière de Guy Cobolet en quelques dates

  • 1980-1982 : conservateur à la Bibliothèque universitaire de Reims, section santé
  • 1983 : Fulbright scholar à l’Université de Cincinnati
  • 1984-1986 : conservateur à la Bibliothèque universitaire de Reims, section santé
  • 1987-1988 : professeur à l’École nationale supérieure des bibliothèques
  • 1989-1993 : directeur de la Bibliothèque universitaire de Reims
  • 1994-1999 : bibliothécaire de l’École française d’Athènes
  • 2000-2010 : directeur de la Bibliothèque interuniversitaire de Médecine, Paris
  • 2007 : Fulbright Scholar à la National Library of Medicine (Bethesda, USA)
  • 2010-2018 : directeur de la Bibliothèque interuniversitaire de Santé, Paris

Membre associé de l’UMR 8167 Orient et Méditerranée

Vice-président de la Société française d’histoire de la médecine

Publications

  • G. Cobolet, Le Sancerrois à l’époque gallo-romaine, Cahiers d’archéologie et d’histoire du Berry, 1979, n° spécial, 79 p.
  • Fauduet et G. Cobolet, À propos d’une boîte à sceau découverte à Saint-Satur (Cher), Revue archéologique du Centre, 1980, t. 19,  pp. 25-27
  • P. Bulot, G. Cobolet, Une épitaphe du haut Moyen Âge découverte à Saint-Satur (Cher), Cahiers d’archéologie et d’histoire du Berry, 1980, t. 61, pp. 23-26
  • G. Cobolet, La bibliothèque de l’EFA, BCH, 1996, 120-1, pp. 345-353
  • Boudon-Millot et G. Cobolet (ed.), Lire les médecins grecs à la Renaissance Paris : De Boccard, 2004.- 337 p.
  • G. Cobolet (préf.), Duton : La lecture à l’hôpital : état stationnaire, critique ou convalescent ? Villeurbanne : Enssib, 2005.- 114 p.
  • G. Cobolet, La conservation partagée des périodiques médicaux en Île-de-France In : G. Barron .- Gérer les périodiques Villeurbanne : Enssib, 2008.- pp. 124-131
  • G. Cobolet, Histoire de la santé et contenus électroniques, la bibliothèque numérique de la BIUM (Paris), Bulletin des bibliothèques de France, 2011, n°1, pp. 42-44
  • Jouanna, V. Boudon-Millot, G. Cobolet (ed.), René Chartier (1572-1654) : éditeur et traducteur d’Hippocrate et de Galien Paris : De Boccard, 2012.- 342 p.
  • G. Cobolet, Providing online access to Graeco-Roman medicine: BIUM’s electronic corpus of ancient physicians, In : Medicine and Healing in the ancient Mediterranean world. Ed. by D. Michaelides Oxford : Oxbow Books, 2014. – pp. 40-42

Distinctions

Prix Plottel de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, avec V. Boudon-Millot (2008)

Chevalier de l’Ordre national du mérite

En savoir plus

Hommage complice à Guy Cobolet par Danielle Gourevitch, dans la revue Histoire des sciences médicales

Annonce du départ à la retraite de Guy Cobolet dans la revue Histoire des sciences médicales

Rencontre avec Guy Cobolet, directeur de la BIUM, Bibliothèque Interuniversitaire de Médecine (2011)

 

Les thèses d’Ancien Régime sortent des combles

Héritière de la bibliothèque de l’ancienne Faculté de médecine de Paris, la BIU Santé conserve en ses murs certains documents et archives produits par cette institution, témoins précieux de la vie et du fonctionnement d’une faculté depuis la fin du Moyen Âge jusqu’à sa suppression à la Révolution française.

Parmi eux, la collection des thèses d’Ancien Régime est longtemps restée un trésor peu mis en valeur. Sa récente numérisation et sa mise en ligne dans la bibliothèque numérique Medic@ entendent remédier à cette anomalie.

Exceptionnelle, cette collection l’est entre autres par sa complétude. En effet, si on trouve des thèses d’Ancien Régime dans de nombreuses bibliothèques françaises[1], c’est, à notre connaissance, la seule collection qui comprend la suite ininterrompue de la production d’une seule et même faculté pendant près de trois siècles (début XVIsiècle – fin XVIIIe siècle). Les Commentaires de la Faculté de médecine[2] nous permettent de savoir qu’il se soutenait déjà des thèses en 1395. Sans doute cette pratique est-elle encore plus ancienne, la collection de la BIU Santé commence, elle, à la date (déjà très reculée) de 1539.

La plus ancienne thèse de médecine conservée à la BIU Santé, présidée par Jacques de Forment en 1539.

En fait de thèses, les documents parvenus jusqu’à nous peuvent paraître bien légers pour un œil contemporain : cinq paragraphes écrits en latins sur le recto d’une grande feuille ou plus tard sous la forme d’un livret de quatre ou huit pages (les thèses faisant plus d’une vingtaine de pages se comptent sur les doigts d’une main[3]). D’autres types de thèses ne faisaient pas du tout l’objet d’un texte imprimé et nous avons uniquement connaissance du sujet traité par l’intermédiaire de billets d’invitation conservés pour la période allant de 1730 à 1754, et par les mentions régulières faites de ces thèses dans les Commentaires à partir de 1576.

Il faut dire que l’exercice auquel les bacheliers étaient soumis – ou plutôt les exercices puisque un étudiant soutenait six ou sept thèses durant ces trois années en tant que bachelier à la Faculté – n’a rien à voir avec celui des thésards actuels. Pas de défense d’un travail personnel (les textes étaient souvent écrits par les présidents, parfois repris plus tard par d’autres bacheliers sous une autre présidence…), mais plutôt un exercice de rhétorique où durant plusieurs heures l’impétrant était soumis aux questions et contradictions des autres bacheliers et docteurs-régents de la Faculté. Dans de très rares cas, ces textes ont été traduits : on peut ainsi savoir, si «la situation de la colline de Meudon est aussi salutaire qu’elle est agréable» ou si «la méthode d’Hippocrate est le plus certaine, la plus seure & la plus excellente de toutes à guarir les maladies» sans nécessairement entendre le latin.

Portrait de Hyacinthe-Théodore Baron (1707-1787) ouvrant le premier volume de la collection des thèses

Aucun règlement n’imposait aux facultés de conserver ces documents, ce qui explique que bon nombre d’entre eux ait disparu. Si la BIU Santé conserve une collection aussi importante, c’est grâce à l’intérêt personnel de deux doyens de la Faculté de médecine, Hyacinthe Théodore Baron père (1686-1758) et fils (1707-1787) pour ces travaux[4]. Ils ont réuni les thèses qu’ils ont trouvées, ont fait recopier celles qui manquaient et ont organisé la collecte systématique des thèses sous leurs décanats. Un catalogue imprimé a été rédigé à la suite de cette collation. Leurs successeurs ont poursuivi cette collecte jusqu’en 1778. Les thèses les plus tardives ont été rassemblées par Noé Legrand, bibliothécaire de la faculté de médecine au début du XXe siècle, en un volume dans lequel ont été insérées des pages blanches pour représenter les thèses qu’il savait avoir été soutenues mais dont nous n’avions pas d’exemplaire. En 2015, un don de la bibliothèque de médecine et de pharmacie de Bordeaux nous a permis de compléter ces dernières lacunes.

Ce sont ainsi près de 4 000 thèses et billets d’invitation, de 1539 jusqu’en 1793, qui ont été regroupés, reliés en 26 volumes (9 volumes in-folio, 17 in-quarto). On trouve aussi dans la collection quelques thèses soutenues dans des facultés de province (Montpellier, Reims…), ainsi que des pièces relatives à la vie de la Faculté (des listes de docteurs-régents, statuts et décrets de la Faculté, arrêts de la cour du Parlement…).

4 000, le chiffre paraît imposant mais rapportée à la période couverte, la production est finalement assez modeste, une dizaine de thèses seulement étaient imprimées chaque année. Si l’on rajoute à cela le fait que les bacheliers soutenaient plusieurs thèses chacun, on se rend assez vite compte que le nombre de personnes réellement concernées par l’exercice et a fortiori membres de la Faculté de médecine (que ce soit en tant que bachelier, puis en tant que docteur-régent) est assez faible : en moyenne, au XVIIe siècle, sept nouveaux bacheliers intégraient la Faculté tous les deux ans…

Les premières thèses étaient donc des grands placards, écrits à la main sur papier ou parchemin. À partir de 1569, on voit apparaître les premières thèses imprimées[5]. En 1662, les thèses prennent systématiquement la forme de livret[6], même si les placards demeurent une pratique courante jusqu’en 1724, ainsi un grand nombre de thèses existent dans la collection Baron dans les deux formats :

Thèse cardinale de Claude Quiqueboeuf, soutenue en 1622, et présidée par Guillaume du Val : An aqua vino salubrior ?
Première page de cette même thèse, au format in-quarto

 

 

 

 

 

 

 

 

Si la plupart des thèses ont un aspect un peu austère, répliquant à l’infini la même présentation, utilisant les mêmes bois gravés pour les en-têtes, on voit apparaître au début du XVIIe siècle, accompagnant les dédicaces, des frontispices gravés qui vont prendre des proportions considérables à partir des années 1625-1630 : peu à peu, on fait appel à des graveurs de talent tels que Mellan, Roussel ou Firens. Les candidats peuvent ainsi dépenser une somme d’argent importante pour faire illustrer leurs thèses avec magnificence. Dans le courant du XVIIIe siècle, des critiques sur les dépenses somptuaires liées aux thèses et à la cérémonie de soutenance ont peu à peu fait décliner cette pratique.

Dédicace de la thèse de Claude Séguyn soutenue le 8 janvier 1643 à Claude Gallard, conseiller au parlement dessiné et gravé par Mellan. La Paix, Mars et la Justice entourent son écusson armorié.

Nous espérons que cette numérisation permettra de mieux faire connaître cet ensemble. En effet, les derniers travaux connus (de nous en tout cas) sur cette collection datent du début du XXe siècle lorsque Noé Legrand, bibliothécaire à la Faculté de médecine et Anna Delage, docteure en médecine, les ont étudiées pour rédiger l’un un catalogue, l’autre sa thèse de médecine. Or de nombreuses questions restent en suspens ou méritent d’être réétudiées : d’où venaient les bacheliers de la Faculté ? Quels ont été ou comment ont évolué les sujets des thèses au fil du temps ? Jusqu’à quel point des docteurs-régents prenaient-ils les thèses au sérieux ? Quel savoir se fabriquait-il à l’occasion de ces exercices et de ces publications ? Dans quelle mesure la thèse a-t-elle été un moyen de diffusion du savoir médical ? Ces questions ne sont bien sûr que des pistes de réflexion qui font écho aux questions que se sont posées les bibliothécaires lors du traitement de cette collection.

En croisant l’étude de cette collection avec celle des Commentaires de la Faculté de médecineautre collection exceptionnelle de la bibliothèque, un grand pan de l’histoire de la faculté reste à (ré)écrire…

Solenne Coutagne

Bibliographie partielle

Voir aussi, dans la même édition, les reproductions, textes intégraux et traductions commentées de deux thèses quodlibétaires écrites et présidées par Guy Patin : «Annexe. Une thèse de Guy Patin. ″L’homme n’est que maladie″ (1643)» () et «Annexe. Thomas Diafoirus et sa thèse».

  • Delage, Anna. Histoire de la thèse de doctorat en médecine d’après les thèses soutenues devant la Faculté de médecine de Paris. Thèse d’exercice de Médecine. Paris : Librairie de la Faculté de médecine Ollier-Henry, 1913
  • Legrand, Noé. La collection des Thèses de l’Ancienne Faculté de Médecine de Paris depuis 1539 et son Catalogue inédit jusqu’en 1793. Paris : Honoré Champion, 1913 (en ligne sur Medic@)
  • Meyer, Véronique. L’illustration des thèses à Paris dans la seconde moitié du XVIIe siècle : peintres, graveurs, éditeurs. préface de Bruno Neveu ; [sous la responsabilité de la] Commission des travaux historiques de la Ville de Paris. Paris : Paris Musées, 2002

 

[1] Pour n’en citer que quelques-unes, on en trouve à la Bibliothèque nationale de France, à la bibliothèque Sainte-Geneviève, à la bibliothèque Mazarine, à la BIU Cujas, à la bibliothèque de la Sorbonne. Plus spécifiquement, on trouve des thèses en médecine à la bibliothèque de la faculté de médecine de Montpellier, ou à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg par exemple.

[2] Histoire de la Faculté de 1395 jusqu’à 1786 écrite par 194 doyens contenus dans 25 volumes manuscrits : ils comprennent la liste des docteurs régents, les comptes rendus des assemblées et délibérations, les relations des cérémonies, l’énumération des examens subis, les thèses soutenues, l’indication des procès, les inventaires des biens… Ils n’ont été édités que pour les années 1395 à 1560 et 1777 à 1786.

[3] Nous citerons ici l’exemple exceptionnel de la thèse soutenue par Théophile de Bordeu le 25 février 1754, portant sur les eaux minérales d’Aquitaine, qui fait 74 pages !

[4] Une autre collection faite par un autre doyen, Thomas-Bernard Bertrand, est conservée à la bibliothèque (ms 2308-ms 2320). Moins complète que celle de H.-T. Baron, elle est réputée ne contenir aucune thèse qui ne se trouverait pas dans la collection Baron. Mais, en réalité, l’étude et le dépouillement de cette collection reste à faire.

[5] La première thèse imprimée est celle soutenue par Claude Bazin en 1563, présidée par Claude Bailly et dont le titre est : « An mas celerius foemina tardius conformatur ? »

[6] La collection des thèses in-quarto commence en 1597 mais la suite ininterrompue ne commence qu’à partir de 1662. Les thèses précédentes ne sont qu’une petite fraction de celles soutenues précédemment qui se trouvent toutes dans la collection in-folio. Ce sont d’ailleurs souvent des rééditions postérieures : par exemple la thèse de Jérôme Taquet, soutenue en 1597 porte la date de 1649 dans sa mention d’édition.

2e JNBDS : merci pour votre participation !

Le 12 juin 2018 a eu lieu la deuxième Journée nationale des bibliothécaires et documentalistes en santé (JNBDS).

Bravant les grèves SNCF, les orages et les coulées de boue, plus de 80 collègues de toute la France sont parvenus à atteindre la BIU Santé pour cet événement annuel, co-organisé cette année avec le Réseau national des documentalistes hospitaliers. Avec pour la première fois quelques professionnels étrangers, venus de Belgique et de Suisse.

Merci à vous tous, documentalistes et bibliothécaires, d’avoir donné vie à cette manifestation inédite, qui n’aurait pas été un succès sans votre implication.

D’ici quelques semaines, vous retrouverez sur notre site la page dédiée à cette journée, avec comme l’an passé tous les documents collectés (interventions, posters, comptes rendus des ateliers, etc. N’hésitez pas à nous les envoyer rapidement, si ce n’est déjà fait). En attendant, voici un premier retour sous forme de billet de blog.

Le mot d’accueil a été prononcé par Arnauld Sillet, co-directeur de la BIU Santé, et Armelle Martin, présidente du RNDH. S’en est suivi une présentation du projet Cochrane et de la médecine fondée sur les preuves par le professeur Isabelle Boutron, directrice adjointe de Cochrane France.

Catherine Weill et David Benoist, de la BIU Santé, ont ensuite décliné les premiers résultats de l’enquête nationale AccLiMed (Accès à la Littérature Médicale), réalisée début 2018. Enfin, Tomas Allen, de l’Organisation mondiale de la santé, nous a entretenu (avec un délicieux accent canadien) du coût des ressources électroniques et collaborations internationales.

Continuer la lecture de « 2e JNBDS : merci pour votre participation ! »

Disparition d’Eric Meyleuc

Nous avons la tristesse de vous annoncer le décès brutal de notre collègue Éric Meyleuc.

Magasinier principal à la BIU Santé depuis 1998, Éric Meyleuc travaillait au service du Prêt entre bibliothèques. Il venait d’avoir 50 ans.

C’était aussi un «poète, comédien et diseur», passionné de théâtre.

Nous nous associons à la douleur de sa famille.

Poste à pourvoir à la BIU Santé

DSC03039Un poste de titulaire est à pourvoir à la BIU Santé (1er septembre 2018) :

Pour plus de renseignements, se référer aux contacts présents dans les fiches.

 

Retour sur le stage : Bibliothèque de santé, environnement et ressources documentaires (nov. 2017)

La sixième édition du stage « Bibliothèque de santé : environnement et ressources documentaires (initiation) », conjointement organisé par la BIU Santé et l’Urfist de Paris depuis 2012, s’est déroulée au siège de l’université Paris Descartes les 21, 22 et 23 novembre 2017.

Ce stage répond clairement à une attente et aux besoins des professionnels de la documentation nouvellement affectés en bibliothèque de santé. Il est programmé en novembre, afin que les collègues arrivés en juillet ou en septembre aient le temps suffisant pour effectuer leur prise de poste et appréhender le contexte de leur établissement. Cette formation est complétée depuis 2015 par un stage dédié spécifiquement à l’utilisation des bases de données intitulé « Recherche documentaire en médecine : outils et ressources », dont une nouvelle édition est d’ores et déjà prévue en mars 2018. Un troisième stage, consacré aux acquisitions en santé, a été proposé pour la première fois en janvier 2017 et sera probablement programmé de façon bisannuelle.

Le stage « Bibliothèque de santé : environnement et ressources documentaires (initiation) » a pour objectifs de faire connaître :

  • le contexte des bibliothèques de santé : institutions, concepts et outils
  • les publics, leurs cursus et leurs besoins en documentation
  • les collections et les services proposés

Il s’inscrit dans la mission nationale de la BIU Santé, membre du GIS CollEx-Persée et bibliothèque délégataire en sciences de la santé (dont la médecine, l’odontologie, la pharmacie-chimie et la cosmétologie). Il s’adresse à tous les professionnels de la documentation en santé qu’ils relèvent d’une structure universitaire ou d’un autre type d’organisme documentaire.

Nouveauté 2017

Les évaluations des sessions précédentes avaient souvent fait ressortir le manque de moments d’échanges entre stagiaires. Il a donc été proposé à tous les stagiaires, en amont de la formation, de se retrouver ensemble au restaurant pour le repas du premier midi. Cette proposition a été accueillie avec enthousiasme et les 20 participants ont plébiscité ce moment de partage.

Les stagiaires

Le groupe de stagiaires était composé de 9 personnels de catégorie A, 7 de catégorie B et 6 de catégorie C. Parmi ces stagiaires, 2 étaient ITRF et tous (à l’exception d’une) étaient des nouveaux arrivants en bibliothèques universitaires (ou assimilés) de Santé.

Ci-contre, le groupe en photo devant le pôle Médecine de la BIU Santé avec son directeur, Guy Cobolet.

Retours des stagiaires 

L’impression générale est très positive : les 22 stagiaires ont jugé la formation excellente ou bonne et tous la recommanderaient à leurs collègues. Les commentaires sont élogieux, l’expertise et la qualité des intervenants fait l’unanimité.

La grande majorité des stagiaires estime la durée de ce stage appropriée malgré le rythme soutenu et la densité des informations reçues.

Le contenu de la formation est plébiscité par la quasi-totalité des stagiaires, ils le jugent en adéquation avec leurs attentes. Tous les stagiaires ont jugé que les supports étaient bons ou excellents.

Il faut noter que les stagiaires ont été vivement intéressés par les interventions qui leur permettaient de se projeter directement dans leur poste

TOP 4 des interventions

  1. L’offre éditoriale et acquisitions en santé a été cette année la formation la plus appréciée
  2.  Le Guide de survie apparaît ensuite dans les interventions préférées
  3. Les présentations des Cursus en santé et l’immersion en Histoire de la Médecine sont les séquences qui sont ensuite les plus citées

Pour les prochaines éditions

Les stagiaires suggèrent de développer davantage les cursus et la documentation des formations paramédicales. Ce stage est ressenti comme très dense mais les participants ont conscience que les sujets abordés sont incontournables et impliquent une masse très importante d’informations. La visite de la BU Santé pôle Pharmacie est souhaitée.

Compte tenu du succès rencontré par cette sixième édition, nous renouvellerons ce stage, en collaboration avec l’Urfist de Paris, pour la septième année consécutive à l’automne 2018, puisqu’il répond manifestement à des besoins et à une attente de la profession, en cherchant à améliorer les séquences qui n’ont pas donné pleine satisfaction.

Nous remercions l’ensemble des intervenants qui ont prêté leur concours à cette manifestation ainsi que les collègues qui nous ont aidés à la mener à bien, en particulier Aline Bouchard qui est notre interlocutrice privilégiée à l’Urfist de Paris.

Catherine Tellaa

 

La BIU Santé aux 29e journées du RNDH

Plusieurs représentants de la BIU Santé ont eu la chance de participer aux 29e journées du RNDH les 12 et 13 octobre 2017.

  • Catherine Tellaa et Alexandre Boutet ont animé deux ateliers consacrés  à Zotero, qui ont accueilli plus d’une trentaine de participants. Le premier de ces ateliers était une présentation du logiciel de gestion de références bibliographiques, libre et gratuit, dont la version 5.0 a été lancée récemment. Le second atelier s’adressait à des utilisateurs chevronnés, et a permis des échanges fructueux sur les fonctionnalités avancées de Zotero, comme le travail en groupe ou l’utilisation des flux RSS, une des nouveautés de la nouvelle version. Toutes ces nouveautés sont bien entendu à retrouver sur notre tutoriel !
  • Émeline Dalsorg et Jérôme Kalfon (Couperin) ont présenté le consortium Couperin et ses implications dans le domaine de la santé.
  • David Benoist et Ludovic Héry (Centre hospitalier du Mans / FFMP) ont clôturé les journées en évoquant les collaborations possibles entre professionnels de la documentation et praticiens.

Continuer la lecture de « La BIU Santé aux 29e journées du RNDH »

222 ans de la bibliothèque de l’Ecole de Santé

Il y a déjà 222 ans, le 17 octobre 1795 (25 vendémiaire an IV), s’ouvrait la bibliothèque de la nouvelle école de Santé de Paris. Prenant la suite de la bibliothèque de la faculté de médecine, ce sont ses collections qui constituent le socle de l’actuelle BIU Santé. Pierre Süe en fut le premier conservateur.

Retrouvez en ligne le discours inaugural de ce « professeur-bibliothécaire », sur la bibliographie médicale.

L’ouverture de cet établissement eut lieu en présence de Jean-François Baraillon, membre de la Convention, et de René-François Plaichard, membre du Conseil des anciens, et sous la présidence de Michel-Augustin Thouret, directeur de l’école.

La bibliothèque était alors ouverte au public quatre fois par décade, de 11h à 14h, les autres jours étant réservés aux élèves.

En savoir plus

Notre billet de 2015 sur l’inauguration de la nouvelle bibliothèque

De l’image du passé… à l’écran du futur : 1395-1795-1995