Autres écrits : Ana de Guy Patin :
Triades du Borboniana manuscrit

Note [41]

Triades 79‑81.

Les deux premières concernent l’Égypte impériale, celle des Romains (derniers siècles de l’ère préchrétienne et premiers siècles de l’ère chrétienne), et non celle des pharaons de la haute Antiquité (3e et 2e millénaires avant notre ère).

  1. Isidore de Péluse (Pelusium), {a} natif d’Alexandrie, {b} est un saint moine du ve s., qui a laissé une correspondance :

    S. Isidori Pelusiotæ Epistolæ Latine nunc primum editæ. Interprete Andrea Schotto.

    [Lettres de saint Isidore de Péluse. Andreas Schott {c} les a traduites en latin et les publie pour la première fois en latin]. {d}


    1. Actuelle Damiette, port méditerranéen d’Égypte.

    2. V. note [9], lettre 453.

    3. V. note [34] du Patiniana I‑4.

    4. Rome, Franciscus Corbelettus, 1629, in‑8o de 416 pages (569 lettres).

    V. notes :

  2. « Il y a eu trois saints Isidore : celui de Séville, {a} celui de Cordoue {b} et celui de Péluse. » {c}


    1. V. notes [20] supra, triade 31, notule {a‑ii}, pour saint Isidore de Séville (Hispalensis) ou de Carthagène, et  [19‑2] du Naudæana 3, pour le pape Grégoire ier (saint Grégoire le Grand).

    2. Aucun saint Isidore de Cordoue (Cordubensis) n’est répertorié dans les hagiographies. Sans doute s’agit-il d’une confusion du Borboniana (qui tenait absolument à tout mettre en triades) avec saint Ossius de Cordoue, évêque de cette ville au ive s. : conseiller de l’empereur Constantin ier (306-337, v. note [24] du Naudæana 3), il fut l’un des principaux adversaires de l’arianisme (v. note [15], lettre 300) et mourut en 359 (soit 20 ans avant le règne de Théodose le Grand).

    3. La suite de la triade évoque la prise de Damiette en 1429 (et non 1427) par saint Louis (le roi de France Louis ix, v. note [2], lettre 856), lors de la septième croisade. Ce fut un demi-échec militaire car les croisés durent abandonner leur dessein d’occuper l’Égypte.

  3. « Justinien a voulu fonder son droit sur trois codes : Hermogénien, Grégorien et Théodosien. {a} À cette fin, il a fait travailler trois très savants hommes, Theophilus, Dorotheus et Tribonianus. » {b}


    1. V. note [22], lettre 224, pour l’empereur byzantin Justinien ier, dont le Corpus Iuris civilis (composé de trois parties, Code, Digeste ou Pandectes, et Institutes) a colligé le droit romain et fondé le droit civil moderne.

      Les trois sources du Code de Justinien furent le Codex Hermogenianus, recueilli par le jurisconsulte romain Hermogène au ive s., le Codex Gregorianus de Gregorius (iiie s.) et le Codex Theodosianus de Théodose ii (ve s.).

    2. V. notule {b}, note [19] du Borboniana 3 manuscrit, pour Theophilus Antecessor, le jurisconsulte byzantin qui a compilé le Code Justinien avec l’aide de Dorotheus et de Tribonien (Tribonianus).


Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Autres écrits : Ana de Guy Patin :
Triades du Borboniana manuscrit, note 41.

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(Consulté le 25/04/2024)

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