Vers un thésaurus historique du langage médical

La BIU Santé se réjouit  de la bourse qui a été accordée à Nathalie Rousseau (MCF Sorbonne Université – Faculté des Lettres / UMR 8167 Orient & Méditerranée Textes Archéologie Histoire) lors de la première vague de l’appel à projet CollEx, dans la catégorie «bourse numérisation».

Ce financement va permettre de définir, en collaboration étroite entre la chercheuse et la bibliothèque, les spécifications d’une application informatique d’interrogation multilingue à destination des chercheurs spécialistes du vocabulaire médical. Le programme permettra de mieux mettre en valeur le vaste corpus de 50 dictionnaires médicaux et encyclopédies (XVIIe-XXe s.) déjà dématérialisé et en partie indexé dans la bibliothèque numérique Medic@ (331 365 pages scannées, 452 vol. pour ces seuls dictionnaires).

«Établissant le lien entre mots français, anglais, latins et grecs, l’application [adossée à la bibliothèque numérique Medic@] fournira des métadonnées capitales pour le développement du programme de recherche “Le lexique médical du grec ancien : analyses des Anciens et analyses des Modernes” de l’équipe “Médecine grecque” (UMR 8167) […] elle donnera aussi accès à un large public à la compréhension de termes d’origine grecque ou latine devenus opaques alors qu’ils forment l’essentiel du vocabulaire scientifique.»

Il s’agit donc d’une seconde phase pour les projets de numérisation de la BIU Santé : après les mises en ligne nombreuses (plus de 4.5 millions de pages scannées dans Medic@), et qui se continueront, le travail s’enrichit par la mise en place d’outils de recherche mettant en valeur ces numérisations.

L’équipe Médecine grecque, internationalement reconnue, à laquelle appartient Nathalie Rousseau, collabore de longue date avec la BIU Santé. Ce partenaire accompagne la bibliothèque numérique Medic@ depuis ses débuts, pour le corpus des médecins de l’Antiquité.

En savoir plus

«Lexiques techniques et commentaires scientifiques» sur le site de l’équipe Médecine grecque.

 

 

 

 

Atelier Wikipédia 2018 pour les sages-femmes

En mai 2018 la BIU Santé a accueilli, pour la deuxième année consécutive, trois ateliers Wikipédia destiné aux étudiant(e)s sages-femmes. Chaque atelier comportait deux séances de trois heures, animées par des bénévoles de Wikimédia France : Kikuyu3, Chaoborus et Wikinade (merci à eux !). Vingt-quatre étudiant(e)s étaient concerné(e)s cette année (ainsi que deux collègues bibliothécaires).

Se familiariser avec Wikipédia

La première séance était une présentation de l’encyclopédie, où étaient abordés son historique, son fonctionnement, et sa modération. À la fin du cours, les étudiant(e)s étaient invité(e)s à se créer un compte, avant de pouvoir modifier ou compléter une page, voire même en créer une nouvelle pour les plus ambitieux. Et puisque cette formation ne s’arrête pas à la porte de la salle, les futur(e)s sages-femmes avaient alors pour consigne de travailler en binôme à l’amélioration d’une page choisie dans une liste d’articles « perfectibles » repérés à l’avance par les bibliothécaires et les wikipédiens, avec l’aide des enseignants.

… et mettre les mains dans le cambouis

Malgré une période chargée en partiels, les étudiant(e)s ont majoritairement fait l’effort de préparer la deuxième séance, en passant au crible un ou deux articles. Il s’agissait de repérer les corrections et enrichissements envisageables sur des sujets intéressant la maïeutique.

Restaient alors trois heures pour mettre en œuvre ces changements, avec l’aide des bénévoles de l’association. La lecture / discussion en groupe des articles s’est révélée intéressante et enrichissante pour les «élèves», et motivante pour les formateurs, qui ont ainsi pu les sensibiliser à certains aspects de l’encyclopédie actuelle, par exemple :

Cette partie de la formation était très vivante, et les élèves y ont été particulièrement réceptifs.

Au final, ce sont plus de vingt articles qui ont été édités, à des degrés divers. Il pouvait s’agir du simple rajout d’une illustration, d’un enrichissement tiré d’une page similaire en langue étrangère, de la correction d’imprécisions ou d’erreurs, ou de complément de sources… entre autres ! Sur des articles très généraux comme Gynécologie, ou plus pointus tels le canal de Müller.

De quoi désinhiber pour de futures corrections en ligne – car si on croise parfois des erreurs sur l’encyclopédie, rares sont les internautes qui osent les corriger.

Soyez les acteurs du savoir !

La création d’un compte Wikipédia est simple et rapide. Chacun peut contribuer à la hauteur du temps qu’il a à y consacrer.

Bibliothécaires, professionnels de santé, étudiants, chercheurs, vous pouvez tous rajouter votre pierre à l’édifice pour enrichir cette fabuleuse encyclopédie.

À noter que dans le domaine médical, un partenariat existe désormais entre Wikipédia et la Collaboration Cochrane. Les articles de Wikipédia, bien référencés, sont en effet souvent consultés par les internautes en quête d’informations sur la santé. Il faut donc veiller à ce que les informations sur ces sujets soient particulièrement fiables. Pour ce faire, la Cochrane recrute des volontaires chargés de mettre à jour dans les articles de l’encyclopédie les références à ses revues systématiques :

https://twitter.com/NicolasDoux/status/1020001844456841223

Et dans un registre différent, la BIU Santé participe également à la diffusion des images qu’elle a numérisées en les déposant en masse sur Wikimedia Commons. Plus d’informations sur ce projet ici.

David Benoist & Fabien Lafage

En savoir plus

L’initiative de la BIU Santé est citée dans le document de l’ADBU «Les BU pour une information fiable et de qualité»

L’atelier proposé en 2017 et son origine

La page du projet sur Wikipédia

Détails des travaux effectués par les étudiant(e)s

Visite du CTLes, partenaire de la BIU Santé

Dans le cadre de la formation tout au long de la vie, onze membres du personnel de la Bibliothèque interuniversitaire de Santé ont profité d’une visite organisée le 3 juillet 2018 dans les locaux du CTLes (Centre technique du livre de l’enseignement supérieur).

Partenaire historique de notre établissement, le CTLes fut fondé en 1996 pour désengorger les bibliothèques de l’enseignement supérieur en Île-de-France, qui n’avaient plus la capacité de stocker leurs collections. Le travail des 28 employés qui le composent s’articule autour de trois missions :

  • La collecte, la gestion et la conservation des documents imprimés qui lui sont confiés par les bibliothèques
  • La communication des documents aux bibliothèques (PEB)
  • La mutualisation des collections.
Début de la visite devant le bâtiment 2, construit en 1996, selon le projet de l’architecte Dominique Perrault, à qui l’on doit également le site François-Mitterrand de la BnF.

Après une rapide présentation de l’établissement, la visite a commencé par le service matériel, où sont réceptionnés, pointés, dépoussiérés et mis en boîte les documents reçus par le centre.

L’entrée d’une collection au CTLes peut prendre trois formes :

  • Le dépôt : la bibliothèque, par manque de place, loue un espace de stockage pour y déposer ses documents (thèses, monographies, périodiques)
  • La cession : la bibliothèque cède la propriété de ses documents au CTLes
  • Le stockage provisoire : pour des raisons logistiques (travaux, inondation, etc.), la bibliothèque stocke provisoirement ses collections au CTLes.

La visite s’est poursuivie avec le service communication des documents, qui traite les demandes de prêt émanant des bibliothèques. Les imprimés sont ainsi communiqués par navette pour l’Île-de-France et par courrier pour la province, les DOM-TOM et l’étranger.

Magasinier en plein travail au service matériel.
Service communication des documents, qui traite entre 60 et 100 demandes par jour.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le groupe s’est ensuite dirigé vers le service catalogage, puis vers le service du traitement intellectuel des collections où les documents cédés au centre font l’objet d’une relocalisation dans le Sudoc (Système Universitaire de Documentation).

La visite a continué avec les différents services administratifs (comptabilité, ressources humaines, gestion des conventions) et s’est prolongée dans le service de conservation partagée qui co-anime avec la BIU Santé, le plan de conservation pour les périodiques de médecine en Île-de-France, notamment.

Enfin, le groupe a pu admirer les impressionnants magasins de stockage. Les 75 km linéaires du bâtiment 2 étant occupés, un deuxième bâtiment a vu le jour en 2016 : il regroupe deux magasins de 55 km linéaires chacun. Actuellement seul le magasin 2A est utilisé, mais avec l’exploitation du magasin 2B prévue en 2026, la capacité totale du centre s’élèvera à 185 km linéaires, soit l’équivalent en longueur de 1 850 terrains de foot !

Les vertigineux magasins industriels, hauts comme un immeuble de quatre étages.
Employé de la BIU Santé, puni, et enfermé dans un magasin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette visite fort instructive s’est terminée par un café, moment d’échanges et de convivialité. Les participants ont été ravis de cette matinée, et le personnel de la BIU Santé s’est engagé en retour à faire visiter notre bibliothèque aux membres du CTLes.

Nous remercions M. Guillaume Niziers, directeur du centre, ainsi que Cécile, Alexandra, Delphine et l’ensemble du personnel, pour leur chaleureux accueil.

Fabien Lafage

Départ à la retraite de Guy Cobolet

Une page de l’histoire de la bibliothèque s’est tournée en avril 2018, avec le départ à la retraite de son directeur, Guy Cobolet.

Après des passages à la bibliothèque universitaire de Reims, l’université de Cincinnati, l’école nationale supérieure des bibliothèques et l’école française d’Athènes, M. Cobolet fut nommé directeur en 2000 de la Bibliothèque interuniversitaire de Médecine. En 2011, il devint le premier responsable de la BIU Santé, après la fusion de la BIUM et de la BIUP, décidée par Axel Kahn alors président de l’université Paris Descartes.

De nombreux chantiers d’envergure ont été menés sous sa direction : mise en place du premier plan de conservation partagée des périodiques, création de la bibliothèque numérique Medic@, participation au projet européen de numérisation EOD (Ebooks On Demand), dépôt des numérisations dans la Medical Heritage Library, lancement du service de questions-réponses Biuminfo (qui fête cette année ses 15 ans), nombreuses expositions virtuelles

Les partenariats noués pendant ces 18 ans ont été nombreux, à l’échelle nationale et internationale : avec la National Library of Medicine, la Bibliothèque nationale de France, OCLC, responsabilité du pôle Sciences de la vie et de la santé au sein du consortium Couperin, la bibliothèque de l’Académie de médecine, le musée de l’AP-HP, le musée Fragonard et l’école nationale vétérinaire d’Alfort (Enva), l’académie nationale de chirurgie, la Banque de données en santé publique,  Wikimédia France, et l’hébergement de sites de nombreuses sociétés savantes…

Photo. Christophe Apatie

Pendant cette période la BIU Santé a confirmé sa place au sein du réseau des bibliothèques médicales en France : organisation de stages pour les nouveaux collègues avec l’Urfist de Paris, soutien au projet national DocToBib, organisation des journées nationales des bibliothécaires et documentalistes en santé, ouvrages et éditions critiques en ligne, organisation d’événements scientifiques…

Toutes ces réalisations perdureront car Guy Cobolet ne travaillait pas pour lui-même mais pour la bibliothèque. Qu’il en soit remercié.

La carrière de Guy Cobolet en quelques dates

  • 1980-1982 : conservateur à la Bibliothèque universitaire de Reims, section santé
  • 1983 : Fulbright scholar à l’Université de Cincinnati
  • 1984-1986 : conservateur à la Bibliothèque universitaire de Reims, section santé
  • 1987-1988 : professeur à l’École nationale supérieure des bibliothèques
  • 1989-1993 : directeur de la Bibliothèque universitaire de Reims
  • 1994-1999 : bibliothécaire de l’École française d’Athènes
  • 2000-2010 : directeur de la Bibliothèque interuniversitaire de Médecine, Paris
  • 2007 : Fulbright Scholar à la National Library of Medicine (Bethesda, USA)
  • 2010-2018 : directeur de la Bibliothèque interuniversitaire de Santé, Paris

Membre associé de l’UMR 8167 Orient et Méditerranée

Vice-président de la Société française d’histoire de la médecine

Publications

  • G. Cobolet, Le Sancerrois à l’époque gallo-romaine, Cahiers d’archéologie et d’histoire du Berry, 1979, n° spécial, 79 p.
  • Fauduet et G. Cobolet, À propos d’une boîte à sceau découverte à Saint-Satur (Cher), Revue archéologique du Centre, 1980, t. 19,  pp. 25-27
  • P. Bulot, G. Cobolet, Une épitaphe du haut Moyen Âge découverte à Saint-Satur (Cher), Cahiers d’archéologie et d’histoire du Berry, 1980, t. 61, pp. 23-26
  • G. Cobolet, La bibliothèque de l’EFA, BCH, 1996, 120-1, pp. 345-353
  • Boudon-Millot et G. Cobolet (ed.), Lire les médecins grecs à la Renaissance Paris : De Boccard, 2004.- 337 p.
  • G. Cobolet (préf.), Duton : La lecture à l’hôpital : état stationnaire, critique ou convalescent ? Villeurbanne : Enssib, 2005.- 114 p.
  • G. Cobolet, La conservation partagée des périodiques médicaux en Île-de-France In : G. Barron .- Gérer les périodiques Villeurbanne : Enssib, 2008.- pp. 124-131
  • G. Cobolet, Histoire de la santé et contenus électroniques, la bibliothèque numérique de la BIUM (Paris), Bulletin des bibliothèques de France, 2011, n°1, pp. 42-44
  • Jouanna, V. Boudon-Millot, G. Cobolet (ed.), René Chartier (1572-1654) : éditeur et traducteur d’Hippocrate et de Galien Paris : De Boccard, 2012.- 342 p.
  • G. Cobolet, Providing online access to Graeco-Roman medicine: BIUM’s electronic corpus of ancient physicians, In : Medicine and Healing in the ancient Mediterranean world. Ed. by D. Michaelides Oxford : Oxbow Books, 2014. – pp. 40-42

Distinctions

Prix Plottel de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, avec V. Boudon-Millot (2008)

Chevalier de l’Ordre national du mérite

En savoir plus

Hommage complice à Guy Cobolet par Danielle Gourevitch, dans la revue Histoire des sciences médicales

Annonce du départ à la retraite de Guy Cobolet dans la revue Histoire des sciences médicales

Rencontre avec Guy Cobolet, directeur de la BIUM, Bibliothèque Interuniversitaire de Médecine (2011)

 

[Medical Heritage Library] 13 698 documents de la BIU Santé disponibles

Le 19 janvier dernier, nous vous annoncions que la BIU Santé allait «petit à petit» compléter l’impressionnante collection de la Medical Heritage Library (si vous ne savait pas de quoi il s’agit, vous pouvez relire ce billet de blog).

[Caricature] Le Professeur John Bland-Sutton (B. Moloch) – Chanteclair
Le projet a avancé beaucoup plus vite que ce que nous avions anticipé et, deux mois plus tard, ce n’est pas sans fierté que nous vous annonçons qu’il y a très exactement 13 698 documents provenant des fonds de la bibliothèque en ligne sur Internet Archive au sein de la collection «Medical Heritage Library» ! 13 698 documents qui correspondent à la totalité des documents de la bibliothèque numérisés depuis 2001 et tombés dans le domaine public.  13 698 documents qui sont désormais consultables avec des  fonctionnalités inédites (téléchargement des images en haute définition, reconnaissance de caractères, formats d’export variés, recherche plein texte, pour en citer quelques-unes).

La rapidité avec laquelle ce versement a été fait n’aurait pas été possible sans la collaboration efficace d’Internet Archive, nous les en remercions vivement !

Nous vous souhaitons de belles découvertes dans les collections d’ici et d’ailleurs !

Ps : Vous pouvez désormais retrouver certaines de nos numérisations mises en avant via le compte Facebook de la MHL.

Venez colorier nos collections !

Du 5 au 9 février 2018, la BIU Santé est heureuse de participer pour la deuxième année consécutive à l’opération #ColorOurCollections (en français : coloriez nos collections).

Elle est organisée tous les ans par la New York Academy of Medicine.

Des institutions culturelles du monde entier (bibliothèques, musées, archives…) s’associent pour proposer des planches à colorier réalisées à partir de leurs collections. De quoi occuper les enfants de votre entourage pendant les vacances de février.

captureLes 12 illustrations proposées par la BIU Santé sont téléchargeables en format PDF. Retrouvez-les également sur nos comptes Pinterest, Instagram (une nouveauté 2018 !) et Facebook. Elles sont issues des fonds historiques des pôles Médecine et Pharmacie – la plupart peuvent se retrouver dans Medic@, notre bibliothèque numérique (4 millions de pages en libre accès).

La rubrique Médecine vous propose cette année une belle sélection d’écorchés, avec un niveau de difficulté croissant.

En pharmacie, quelques végétaux tirés de la numérisation récente d’un grand classique, le Traité général des drogues… de Pomet.

À vous de les imprimer et de les colorier suivant votre inspiration. Et partagez avec nous vos plus belles créations, nous les publierons !

Pour vous inspirer, voici à gauche le travail de mise en couleur réalisé pour une publication du 19e s. sur une des gravures (l’écorché niveau « expert ») que nous vous proposons.

Et retrouvez ici et ci-dessous les coloriages que nous avons reçus l’an passé !

Merci à Catherine Blum, Solenne Coutagne et Estelle Lambert  pour la sélection des images.

En savoir plus

Retrouvez toutes les contributions sur Twitter, sous le hashtag #ColorOurCollections

Le site officiel de #ColorOurCollections

Les planches à colorier de la BIU Santé

Debut: 02/05/2018
Fin: 02/09/2018

Breaking news : La BIU Santé rejoint la Medical Heritage Library !

En octobre 2017, la BIU Santé a intégré la liste des principaux contributeurs de la Medical Heritage Library. Ainsi rejoint-elle un certain nombre d’établissements prestigieux tels que  :

La Medical Heritage Library (MHL) est un consortium des plus grandes bibliothèques de médecine du monde. Son but principal est de promouvoir la libre diffusion des ressources historiques en médecine. Elle s’emploie donc à créer une collection thématique cohérente et la plus complète possible pour l’étude de l’histoire de la médecine et des disciplines affiliées.  Dans cette perspective, la MHL c’est avant tout une bibliothèque numérique (hébergée sur la plateforme Internet Archive) où vous pouvez chercher, consulter, télécharger les collections historiques numérisées d’une quarantaine de bibliothèques américaines, canadiennes, britanniques (et donc maintenant française).

Vous trouverez par exemple dans MHL un nombre important de publicités pour les cigarettes datant des années 60 : https://archive.org/details/tobacco_leo23e00

À ce jour, plus de 215 000 documents numérisés de toutes sortes (imprimés, manuscrits, collection iconographique, enregistrements audios, enregistrements vidéos…) du XIIIe au XXe siècle sont accessibles en ligne. La BIU Santé va, petit à petit, compléter cet impressionnant catalogue avec ses propres documents qui sont (et resteront) disponibles en ligne dans la bibliothèque numérique Medic@ et la banque d’images et de portraits. Plus de 15 000 documents viendront ainsi s’ajouter à la MHL. La collection de la BIU Santé, complétée et enrichie par les collections des autres bibliothèques participantes, gagnera ainsi considérablement en valeur et en visibilité.

Autres gains majeurs, nos lecteurs vont pouvoir bénéficier dans ce nouvel environnement de fonctionnalités très pratiques, utiles, parfois très attendues. Depuis la plateforme Internet Archive :

  • Toutes les images seront directement téléchargeables en haute définition. (NB : Étant placées sous licence ouverte – Etalab, elles sont toutes librement et gratuitement réutilisables à condition de mention de la source «BIU Santé (Paris)»).
  • Nos documents feront tous l’objet d’une océrisation ;
  • Ils seront exportables dans un grand nombre de formats (Text, Daisy, PDF, Epub, Kindle…) ;

Le site de la MHL propose de son côté d’autres outils qui pourraient s’avérer aussi très utiles pour les chercheurs qui voudront exploiter les données que nous mettons à disposition :

  • Un moteur de recherche plein texte dans la totalité du contenu des documents de la collection «Medical Heritage Library» ou dans n’importe quel sous-ensemble (il sera par exemple possible de restreindre la recherche aux documents de la BIU Santé) a été développé par l’université de Harvard ;
  • Via l’outil ArchiveSpark, l’extraction des données (pour des opérations de fouille de texte par exemple) est à l’étude.
Thèse de médecine de Jean Poisson, 1682

Un échantillon est déjà en ligne, en attendant un versement plus massif dans les mois qui viennent. On y trouve le Traité complet de l’anatomie de l’homme de Bourgery et Jacob, le Traité des accouchemens de Maygrier, des manuscrits (les statuts des épiciers apothicaires de Paris, traité de médecine du XVe s.), des dessins originaux (de Léveillé et de Reignier), des albums photographiques (album de l’internat, album des blessés de la face de la guerre de 1870), le Traité des drogues de Pomet, quelques placards contre la peste nouvellement acquis… Vous y trouverez aussi quelques thèses illustrant la collection exceptionnelle que nous conservons à la BIU Santé (toutes les thèses de médecine de Paris depuis 1539) dont la thèse de baccalauréat en médecine de Jean Poisson, soutenue en 1682, présidée par Nicolas Liénard, dessinée, gravée et éditée par Louis Cossin, exceptionnelle par la taille imposante et la finesse de l’illustration de sa dédicace.

Bonne balade !

Solenne Coutagne

En savoir plus

L’annonce en anglais sur le site de la MHL

Atelier Wikipédia pour les sages-femmes

Photo D. Benoist

Voilà un an que la BIU Santé est liée par convention à l’association Wikimédia France, dans le cadre d’un projet de versement d’images sur Wikimedia Commons.

C’est aussi dans le cadre de ce partenariat qu’a été organisé en mai 2017 un premier atelier Wikipédia, à destination des étudiant(e)s sages-femmes.

Depuis 2009, les bibliothécaires de la BIU Santé et des BU Paris Descartes interviennent en effet dans les formations de ces étudiant(e)s, en 2e et en 3e année. Il est question dans ces cours de recherche documentaire, d’EBM, de Zotero… et aussi de validation de l’information trouvée sur Internet.

Les choses évoluent d’année en année : en 2014 beaucoup d’étudiants se laissaient encore prendre à l’article du Gorafi présenté en début de session. Ce n’est désormais plus le cas, plus de la moitié des stagiaires déclarent connaître ce site parodique.

Wikipédia est aussi présentée à l’occasion de ces formations. Car si les étudiants utilisent beaucoup l’encyclopédie en ligne (comme tout le monde), peu d’entre eux connaissent l’histoire de ce site et surtout son fonctionnement. Notamment les indices à prendre en compte pour savoir si l’article qu’on lit est de qualité.

Le même exemple est repris tous les ans jusqu’à présent, celui du co-dodo. L’article sur ce sujet polémique est depuis plusieurs années à l’état d’ébauche, avec trois bandeaux d’avertissement.

Pour remédier à cet état de fait, une UE optionnelle a pour la première fois été proposée aux futur(e)s sages-femmes. Elle a consisté en deux sessions de trois heures :

  • Photo D. Benoist

    Le premier volet présentait le site Wikipédia dans son ensemble. Deux bénévoles de l’association, Gilles Chagnon et Manuel Fauveau, avaient fait le déplacement (merci à eux !). Ainsi qu’une sage-femme déjà en exercice à la maternité d’Orsay, Clotilde Jamet, qui a pu faire part de sa pratique du métier. Il a d’abord été question de l’histoire de l’encyclopédie en ligne, de son fonctionnement, et de sa modération. Les wikipédiens présents ont effectué une démonstration live de « patrouille » et de chasse aux trolls, sur des pages en cours de vandalisation. La validation de l’information et la qualité des articles a été au cœur de la démonstration. Seuls trois étudiants s’étaient inscrits, mais très curieux et actifs. Beaucoup de questions pertinentes ont été posées, et les échanges ont été très vivants. Parmi les trois étudiants inscrits, deux étudiants et une étudiantE, alors que les garçons sont très minoritaires dans les promos de sages-femmes.

  • La deuxième séance était consacrée aux travaux pratiques. Une liste d’une centaine d’articles Wikipédia avait été pré-sélectionnée, en rapport avec la maïeutique, avec les bénévoles et les enseignants. Nécessitant chacun des améliorations à différents niveaux : cela allait de simples coquilles ou formulations à corriger, à des problèmes plus complexes : absence de sources, internationalisation requise, wikification, neutralité, recyclages, etc. Entre les deux cours, les étudiants devaient choisir quelques articles et commencer à les retravailler. Tâche qui a été continuée en classe, avec notamment de nombreux ajouts de références dans plusieurs articles (et l’enlèvement de sources publicitaires cachées dans des liens externes).

Au sortir de cette UE, les étudiants connaissaient beaucoup mieux Wikipédia, et ses usages les plus courants. De quoi désinhiber pour de futures corrections en ligne – car si on croise parfois des erreurs sur l’encyclopédie, rares sont les internautes qui osent les corriger. Et dans le domaine de la maïeutique, de nombreuses améliorations peuvent encore être apportées aux pages Wikipédia. Une affaire à suivre ? Peut-être l’an prochain, avec une nouvelle promotion d’élèves sages-femmes ?

Pour finir, notons qu’une récente thèse d’exercice en médecine a démontré la relative fiabilité de Wikipédia en matière médicale (mais sur un panel d’articles très limité, 5 seulement, parmi les plus consultés néanmoins).

David Benoist

La BIU Santé dans Transmissions, revue de l’APHP

On parle de la BIU Santé dans le dernier numéro de la revue Transmissions (n°56 d’avril 2017), éditée par la Direction des Soins et des Activités Paramédicales de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP).

En page 15 sont présentés les différents services offerts par la bibliothèque à ses lecteurs. Services qui sont bien évidemment accessibles à tous les professionnels de l’AP-HP, sur place ou à distance.

La BIU Santé propose en effet de nombreuses ressources à destination des professions paramédicales (sur place ou à distance avec des codes Paris Descartes) :

Dans le cadre de sa coopération avec l’AP-HP, les bibliothécaires de la BIU Santé ont récemment assuré des formations PubMed et Cinahl pour le personnel du Centre de documentation de l’Assistance publique (hébergé dans le bâtiment de l’École des cadres, sur le site Pitié-Salpêtrière).

Et n’oubliez pas que vous pouvez poser une question en ligne à un bibliothécaire ou prendre RDV pour une aide à la bibliographie. Nos formations et les services proposés aux professionnels de santé vous attendent également sur notre site.

Délégation CollEx-Persée pour les disciplines de santé

Fin 2016 a été lancé le nouveau dispositif «collections d’excellence pour la recherche», dit «CollEx-Persée». Le but étant d’«optimiser l’accès aux gisements documentaires par les chercheurs», avec constitution d’un groupement d’intérêt scientifique (GIS) pour une durée de cinq ans (2017-2021).

Jusqu’à présent, la BIU Santé était Cadist (centre d’acquisition et de diffusion de l’information scientifique et technique) en médecine, odontologie et cosmétologie. Elle recevait donc chaque année des crédits du ministère de l’Enseignement supérieur pour l’acquisition de documents de haut niveau scientifique dans ces trois disciplines, en langues étrangères ou en français. Le dispositif CollEx doit justement remplacer les Cadist.

Après un processus de candidature et de sélection, la BIU Santé, rejointe par la bibliothèque Henri-Piéron, a été retenue pour être «délégataire CollEx» dans les disciplines suivantes : médecine, odontologie, pharmacie-chimie, cosmétologie, psychologie, sciences cognitives, neurosciences.

La BIU Santé et ses partenaires bénéficieront ainsi d’une dotation annuelle pour renforcer leurs collections dans les domaines cités plus haut.

Comme le rappelle le rapport du jury d’attribution, «Le projet est piloté par la BIU Santé, qui présente déjà en grande partie l’activité d’une bibliothèque CollEx, mais propose de franchir une nouvelle étape, en partenariat avec la Bibliothèque Henri Piéron qui est la bibliothèque de référence pour la psychologie (y compris la psychologie sociale).»

La Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg a été désignée comme établissement porteur du GIS.

En savoir plus

Le détail des 9 actions envisagées par la BIU Santé et la bibliothèque Piéron dans le cadre de la délégation CollEx-Persée.

Le site CollEx

Présentation de CollEx dans la revue Arabesques (pages 6 et 7).