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Commentaires de la Faculté rédigés par le doyen Guy Patin (1650-1652) : 2a. Novembre 1650-novembre 1651, Actes de la Faculté de médecine  >

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[BIU Santé Comm. F.M.P., vol. xiii, fo 438 ro | LAT | IMG]

Au nom de la sacro-sainte et indivisible Trinité, à qui louange, honneur et gloire sont éternellement dus, pour qu’elle la rende prospère, heureuse et fortunée, commence le commentaire de la première année du décanat de Maître Guy Patin, natif du Beauvaisis, allant du samedi 5e de novembre 1650 au samedi 4e de novembre 1651[1]


Actes de la Faculté de médecine de Paris

L’an 1650e du Christ Rédempteur, le 5e de novembre, premier samedi suivant la fête de la Toussaint, comme veut la coutume, Maître Jean Piètre, [2] doyen, a réuni la Compagnie, sur convocation écrite que Louis de La Roche, premier appariteur, [3][4] a fait porter à chacun des docteurs. [1] Après célébration de la messe rituelle, [5] la quasi-totalité des docteurs se sont réunis dans les hautes salles de l’École pour délibérer sur l’élection du doyen [6] et des professeurs de médecine, de pharmacie et de botanique. [7] D’abord, un tirage au sort a désigné les cinq régents qui choisiraient le doyen et les professeurs : trois du grand banc, Maîtres Robert Tullouë, [8] Claude Liénard [9] et François Des François ; [10] et deux du petit banc, Claude Guérin [11] et Toussaint Fontaine. [2][12] Après avoir juré audit Maître Jean Piètre, doyen sortant, ne désigner personne qui ne soit parfaitement digne de remplir une si importante charge, ni à qui s’opposerait un décret contenu dans les Commentaires de la Faculté, suivant la conclusion énoncée le 24e de janvier 1643, [3] ils se sont retirés dans la chapelle pour prier chrétiennement Dieu tout-puissant qu’il leur permette de fournir à la Faculté un homme honnête, expérimenté et éminent. [BIU Santé Comm. F.M.P., vol. xiii, fo 438 vo | LAT | IMG] Après avoir discuté et mûrement pesé cette affaire, ils sont enfin revenus et ont donné les noms de trois hommes parfaitement dignes d’exercer de si grandes fonctions : du grand banc, Maître Charles Le Clerc [13] et Maître Guy Patin, et du petit banc, Maître Nicolas Richard. [14] Le très distingué M. Jean Riolan, [15] le plus ancien maître de l’École, [16] a jeté dans un bonnet, l’un après l’autre, leurs noms écrits sur un billet de papier, puis la main du doyen sortant en a tiré, au hasard, celui de Guy Patin. Sortes in urnam mittuntur sed temperantur a Domino[4] Et c’est ainsi que j’ai été nommé doyen, sous les acclamations et les applaudissements nourris de tous les honnêtes gens. Aussitôt après avoir prêté serment, j’ai reçu de l’ex-doyen, Maître Jean Piètre, le recueil manuscrit des antiques statuts, [17] deux petits sceaux en argent attachés l’un à l’autre par une chaîne de même métal, une clé de notre coffre et quatre autres qui sont celles <des nations qui composent> la Faculté des arts de l’Université de Paris.

Lors de la même assemblée et selon le même mode d’élection, ont été choisis les professeurs : pour la prochaine année Maître François Boujonnier [18] enseignera la physiologie, [19] et Maître Jacques Thévart, [20] la chirurgie ; [21] pour la présente année, Maître François Blondel [22] enseignera la botanique [23] et Maître Martin Akakia, [24] la pharmacie. [5][25][26] Les mêmes électeurs ont nommé Maître Nicolas Richard censeur des Écoles, [27] quoique, [BIU Santé Comm. F.M.P., vol. xiii, fo 439 ro | LAT | IMG] dans une faculté ayant pour coutume d’élire son doyen, il lui appartienne de désigner qui il veut pour cette sorte de charge, en soumettant son choix à la pluralité des voix. Le nouveau doyen s’est alors parfaitement souvenu que voilà huit ans, le très éminent Maître Michel de La Vigne, [28] juste après son élection, avait demandé qu’il fût nommé censeur et que la Faculté avait approuvé sa requête. [6][29] Le doyen supplia donc que, pour la durée de son mandat, l’excellent et très savant maître Paul Courtois, [30] natif de Meaux, fût nommé censeur ; ce qu’il obtint facilement.

Le mardi 8e de novembre 1650, quatre chirurgiens jurés[31][32] Maîtres Claquenelle, Turbier, Turpin et Bérard, [7][33][34][35] sont venus à mon domicile pour me féliciter de ma nouvelle dignité. Quelques jours après, deux pharmaciens jurés de Paris, Maîtres Mathurin Lafontaine et Jacques Tartarin, m’ont de même présenté leurs devoirs. [8][36][37][38]

Le mardi 15e de novembre 1650, pendant toute la journée, s’est déroulé l’examen de botanique qui aurait dû avoir lieu en juin dernier, mais qui avait été reporté en raison du petit nombre de bacheliers. [9][39]

Le vendredi 18e de novembre à dix heures du matin, en la chapelle des Écoles, a été célébrée la messe anniversaire en souvenir [BIU Santé Comm. F.M.P., vol. xiii, fo 439 vo | LAT | IMG] de Maître Guillaume Lusson, docteur en médecine de Paris, qui mourut à cette même date en l’an 1610 ; [10][40] et j’ai distribué aux docteurs présents la somme de 25 livres tournois, que, de son vivant, il avait léguée dans cette intention à notre École.

Thèses quodlibétaires [la première du cycle annuel] [11][41]

Le jeudi 24e de novembre 1650, Maître Pierre de Beaurains, [42] docteur en médecine, a présidé, à son tour ordinaire, la soutenance de la quodlibétaire à laquelle répondait Maître François Landrieu, [43] natif de Laon, sur la question :

An sanguis sit animatus ? [12][44][45]

Le doyen avait, il est vrai, rejeté cette thèse à maintes reprises, en refusant de l’approuver pour deux raisons : primo, elle était presque toute pathologique et thérapeutique, quand elle ne doit être que physiologique durant la première année du cursus médical des bacheliers ; secundo, délibérément et dans un mauvais esprit, elle semblait écrite contre l’emploi de la phlébotomie, ce suprême et éminent secours dans la guérison des maladies, que les médecins de Paris emploient chaque jour, tel un souverain remède, au plus grand bénéfice des patients et avec immense [BIU Santé Comm. F.M.P., vol. xiii, fo 440 ro | LAT | IMG] succès, pour écarter presque tous les maux. Néanmoins, comme aucune autre thèse n’était prête, afin que nos Écoles ne demeurent pas plus longtemps vides et muettes, j’ai, en tant que doyen, discuté avec le président, qui est homme entêté et obstiné, et fini par souffrir qu’elle soit imprimée, mais après avoir été raccourcie, atténuée et amputée de nombreux passages, en particulier ceux où elle blâmait ouvertement la saignée. [13][46]

Le même jour, suivant la louable coutume de la Compagnie, Louis La Roche, premier appariteur, a proclamé les noms et prénoms des docteurs régents de la très salubre Faculté de médecine de l’Université de Paris, dans l’ordre qui suit.

Liste des noms et prénoms de nos honorables maîtres régents en la très salubre Faculté de médecine de Paris, le jeudi 24e de novembre, l’an mille six cent cinquantième de la rédemption du salut humain [47]

  1. Maître Jean Riolan, plus ancien maître de l’École et doyen des professeurs royaux. [48]
  2. Maître Denis Guérin. [49]
  3. Maître Charles Bouvard. [50]
  4. M. René Chartier, médecin du roi. [51]
  5. M. Jean des Gorris. [52]
    [BIU Santé Comm. F.M.P., vol. xiii, fo 440 vo | LAT | IMG]
  6. M. Nicolas Hénault. [53]
  7. M. Jacques Perreau. [54]
  8. M. Jean Merlet. [55]
  9. M. François Guénault. [56]
  10. M. Guillaume de Vailli. [57]
  11. M. Pierre Le Conte. [58]
  12. M. Claude de Poix. [59]
  13. M. Jean Bourgeois. [60]
  14. M. Charles Le Clerc.
  15. M. Bathélemy Barralis, médecin du roi. [61]
  16. M. Denis Le Soubs. [62]
  17. M. Robert Tullouë.
  18. M. Pierre de Beaurains.
  19. M. Denis Allain. [63]
  20. M. René Moreau, professeur royal. [64]
  21. M. Claude Liénard.
  22. M. François Mandat. [65]
  23. M. François Boujonnier.
  24. M. Jean de Bourges, professeur de l’École. [66]
  25. M. François Pijart. [67]
  26. M. Antoine Charpentier. [68]
  27. {M. Thomas Gamare.} [69] Mort le 17e d’avril 1651.
  28. M. Claude Quiquebœuf. [70]
  29. M. Jean Du Clédat. [71]
  30. M. François Des François.
  31. M. Élie Béda. [72]
    [BIU Santé Comm. F.M.P., vol. xiii, fo 441 ro | LAT | IMG]
  32. M. Philippe Hardouin de Saint-Jacques. [73]
  33. M. Hermant de Launay. [74]
  34. M. Jacques Jouvin. [75]
  35. M. Charles Guillemeau. [76]
  36. {M. Jacques Cornuti.} [77] Mort le 23e d’août 1651.
  37. M. Philibert Morisset. [78]
  38. M. Urbain Bodineau, médecin du roi. [79]
  39. M. Jacques Thévart.
  40. M. Guy Patin, doyen.
  41. M. Cyprien Hubault. [80]
  42. M. Nicolas Brayer. [81]
  43. M. Sébastien Rainssant. [82]
  44. M. Claude Seguin, [83] premier médecin de la reine très-chrétienne Anne d’Autriche. [84]
  45. M. Jean Vacherot. [85]
  46. M. Hugues Chasles. [86]
  47. M. Gilbert Puilon. [87]
  48. M. Nicolas Langlois. [88]
  49. M. Jacques Regnault. [89]
  50. M. Pierre Hommetz. [90]
  51. M. Charles Dupré. [91]
  52. M. Nicolas Matthieu. [92]
  53. M. Jacques Mentel. [93]
  54. M. Lancelot de Frades. [94]
  55. M. François Blondel, professeur de botanique.
    [BIU Santé Comm. F.M.P., vol. xiii, fo 441 vo | LAT | IMG]
  56. M. Pierre Le Conte. [95]
  57. M. Germain Préaux, professeur de chirurgie. [96]
  58. M. Claude Germain. [97]
  59. M. Jean Piètre.
  60. M. Jean Chartier, professeur royal. [98]
  61. M. Pierre Legier. [99]
  62. M. François Le Vignon. [100]
  63. M. Mathurin Denyau. [101]
  64. M. Pierre Yvelin, médecin du roi. [102]
  65. M. Claude Guérin.
  66. M. Pierre Le Mercier. [103]
  67. M. Nicolas Richard.
  68. M. Nicolas Cappon. [104]
  69. M. Léon Le Tourneurs. [105]
  70. {M. Durand-François Yon.} [106] Mort le 25e d’août 1651.
  71. M. Martin Akakia.
  72. M. Claude Breget. [107]
  73. M. Michel Marès. [108]
  74. M. Jacques Gavois. [109]
  75. M. Denis Joncquet. [110]
  76. M. Claude Le Vasseur. [111]
  77. M. Florimond Langlois. [112]
  78. M. François Pajot. [113]
  79. M. Toussaint Fontaine.
  80. M. Claude Perrault. [114]
    [BIU Santé Comm. F.M.P., vol. xiii, fo 442 ro | LAT | IMG]
  81. M. Charles Le Breton. [115]
  82. M. Quentin Thévenin. [116]
  83. M. Pierre Bourdelot. [117]
  84. M. Étienne Le Gagneur. [118]
  85. M. Roland Merlet. [119]
  86. M. Jean Cousin. [120]
  87. M. Jean Le Prévôt. [121]
  88. M. Guillaume Petit. [122]
  89. M. Pierre Moriau. [123]
  90. M. Paul Courtois, censeur.
  91. M. Jean Garbe. [124]
  92. M. André Guyet. [125]
  93. M. Pierre de Mersenne. [126]
  94. M. Michel Du Pont [127]
  95. M. Jean Forestier. [128]
  96. M. Claude Tardy. [129]
  97. M. Simon Boulot. [130]
  98. M. Jean Maurin. [131]
  99. M. Jean Hamon. [132]
  100. M. Pierre Régnier. [133]
  101. M. Jean de Saint-Yon. [134]
  102. M. Antoine Morand. [135]
  103. M. Isaac Renaudot. [136]
  104. M. Eusèbe Renaudot. [137]
  105. M. Jean-Baptiste Moreau. [138]
    [BIU Santé Comm. F.M.P., vol. xiii, fo 442 vo | LAT | IMG]
  106. M. Étienne Bachot. [139]
  107. M. Jean de Montigny. [140]
  108. M. Bertin Dieuxivoye. [141]
  109. M. Jacques Gamare. [142]
  110. Armand-Jean de Mauvillain. [143]
  111. M. Pierre Perreau. [144]
  112. M. Michel de La Vigne. [14][145]

Il est à remarquer que, bien qu’encore en vie, M. Lazare Pena [146] ne figure pas dans cette liste car il s’est lui-même, sciemment et volontairement, soustrait du nombre des docteurs régents : le 5e de novembre 1650, jour même de ma nomination au décanat de la Faculté, je l’avais prévenu par billet écrit de se préparer à présider, à son tour ordinaire, au premier acte à venir, qui allait être la première quodlibétaire d’un bachelier ; il a refusé cette tâche et renvoyé le messager de notre École, comme il ressort clairement de la lettre ci-dessous, que notre bedeau m’a remise le dimanche 6e de novembre.

« Monsieur,

Outre mon indisposition ordinaire, depuis deux nuits en çà, il m’est tombé une goutte sur le pied gauche, [147] compliquée avec un rhume sur la poitrine, [148] qui a rompu tout à fait ma résolution. C’est pourquoi je vous supplie de m’excuser, et faire trouver mon excuse légitime à [BIU Santé Comm. F.M.P., vol. xiii, fo 443 ro | LAT | IMG] l’assemblée, dont vous êtes à présent le directeur, Dieu merci. C’est votre très humble confrère

L. Pena.

Ce dimanche, 6e de novembre, 1650.

À Monsieur Patin, doyen de la Faculté. » [15]


<Thèses quodlibétaires (suite)>

Le jeudi 22e de décembre 1650, M. Pierre Perreau, docteur en médecine, a disputé hors tour sur une question quodlibétaire à laquelle répondait M. François Lopès, [149] bachelier de médecine natif de Bordeaux, et qui fut :

An a sterililitate tarda senectus ? [16][150]


Le jeudi 19e de janvier 1651, M. Robert Patin, [151] docteur en médecine, a disputé hors tour sur une question quodlibétaire à laquelle répondait M. Charles Barralis, [152] bachelier de médecine natif de Paris, et qui fut :

An fortes creantur fortibus ? [17][153]


Le jeudi 9e de février, M. Michel de La Vigne, docteur en médecine, a disputé hors tour sur une question quodlibétaire à laquelle répondait M. Daniel Arbinet, [154] bachelier de médecine natif de Beaune, et qui fut :

An Principes aliis generosiores ? [18][155]


Le jeudi 16e de février, M. Jean de Bourges, le fils, [156] docteur en médecine, a disputé hors tour sur une question quodlibétaire à laquelle répondait M. Antoine de Sarte, [157] [BIU Santé Comm. F.M.P., vol. xiii, fo 443 vo | LAT | IMG] bachelier de médecine natif de Paris, et qui fut :

An certus unus graviditatis index motus ? [19][158]


Thèses cardinales [159]

Le jeudi 2e de mars 1651, Maître François Landrieu, bachelier de médecine natif de Laon, a disputé sa cardinale, sous la présidence de Maître Thomas Gamare, et la question fut :

An cæna prandio salubrior ? [20][160]

Le jeudi 23e de mars 1651, Maître François Lopès, bachelier de médecine natif de Bordeaux, a disputé sa cardinale, sous la présidence de Maître Antoine Charpentier, et la question fut :

An tuendæ valetudini frequens balneum ? [21][161]

Vespéries [162]

Le jeudi 10e de novembre 1650, Maître Michel de La Vigne, natif de Paris, a disputé sa vespérie sous la présidence de Maître Jacques Gavois, docteur en médecine, en proposant à un candidat [BIU Santé Comm. F.M.P., vol. xiii, fo 444 ro | LAT | IMG] de médecine d’examiner cette question :

An aquæ calidæ potus ex usu ?

Maître Michel Marès, docteur en médecine, a ensuite soumis audit M. Michel de La Vigne, licencié, la seconde question :

An aquæ gelidæ potus ex usu ? [22]

Le jeudi 1er de décembre 1650, Maître Robert Patin, natif de Paris, a disputé sa vespérie sous la présidence de Maître Denis Joncquet, docteur en médecine, en proposant à un candidat de médecine d’examiner cette question :

Estne in Medico vultus index improbitatis ?

Maître Jacques Gavois, docteur en médecine, a ensuite soumis audit Maître Robert Patin, licencié, la seconde question :

Estne in Medico vultus index inscitiæ ? [23][163]

Le lundi 2e de janvier 1651, Maître Jean de Bourges, natif de Paris, a disputé sa vespérie sous la présidence de Maître Claude Le Vasseur, docteur en médecine, en proposant à un candidat de médecine d’examiner cette question :

An Medici senioris auxilium ægris optabilius ?

Maître Denis Joncquet, docteur en médecine, a ensuite soumis audit Maître Jean de Bourges, licencié, la seconde question :

An Chirurgi junioris auxilium ægris optabilius ? [24]

Le lundi 11e de septembre 1651, Maître Germain Hureau, [164] natif de Paris, a disputé sa vespérie [BIU Santé Comm. F.M.P., vol. xiii, fo 444 vo | LAT | IMG] sous la présidence de Maître Florimond Langlois, en proposant à un candidat de médecine, dénommé <Pierre> Le Large, [165] d’examiner cette question :

An a recento menstruo melancholia ?

Maître Claude Le Vasseur, docteur en médecine, a ensuite soumis audit Maître Germain Hureau, licencié, la seconde question :

An a recento semine mania ? [25]


Doctorats [166]

Le mercredi 23e de novembre 1650, Maître Michel de La Vigne est reçu docteur en médecine, sous la présidence de Maître Jacques Gavois, docteur en médecine. Le nouveau docteur a proposé à Maître Jean Piètre, docteur en médecine, de discuter cette question :

An saccharata medicamenta non conditis præstantiora ?

Maître Jacques Gavois a proposé à Maître Michel Marès la seconde question :

An saccharata medicamenta mellitis præstantiora ? [26]

Le lundi 19e de décembre 1650, Maître Robert Patin est reçu docteur en médecine, sous la présidence de Maître Denis Joncquet, docteur en médecine. [BIU Santé Comm. F.M.P., vol. xiii, fo 445 ro | LAT | IMG] Le nouveau docteur, Maître Robert Patin, a proposé à Maître Jean Chartier, docteur en médecine, de discuter cette question :

Facitne Medici famam aura popularis ?

Maître Denis Joncquet, président, a proposé à Maître Jacques Gavois de discuter la seconde question :

Facitne Medici Magnatum favor ? [27]

Le mercredi 18e de janvier 1651, Maître Jean de Bourges, le fils, est reçu docteur en médecine, sous la présidence de Maître Claude Le Vasseur, docteur en médecine. Le nouveau docteur a proposé à Maître Pierre Legier de discuter cette question :

An serum sanguinis lacteum in febribus malignitatis indicium ?

Maître Claude Le Vasseur, président, a proposé à Maître Denis Joncquet, docteur en médecine, de discuter la seconde question :

An serum sanguinis lacteum in febribus putredinis soboles ? [28]


Actes antéquodlibétaires,
vulgairement dites pastillaires [167]

Le mardi 20e de décembre 1650, Maître Pierre Perreau, docteur en médecine, a disputé son acte pastillaire ; il a proposé à un candidat de médecine de discuter cette question :

An arctati propius dentes vitæ diuturnioris indicium ?

[BIU Santé Comm. F.M.P., vol. xiii, fo 445 vo | LAT | IMG] Maître Claude Germain a proposé à Maître Michel Marès de discuter la seconde question :

An proceritas corporis vitæ diuturnioris indicium ? [29]

Le lundi 26e de janvier 1651, Maître Robert Patin, docteur en médecine, a disputé son acte pastillaire ; il a proposé à un candidat de médecine de discuter cette question :

An epileptici epilepticos progenerent ?

Maître Denis Joncquet a proposé à Maître Jean Chartier, docteur en médecine, de discuter la seconde question :

An calculosi calculosos progenerent ? [30]

Le mercredi 8e de février 1651, Maître Michel de La Vigne, docteur en médecine, a disputé son acte pastillaire ; il a proposé à un candidat de médecine de discuter cette question :

An homo μοιραν πεπρωμενην devitare possit ?

Maître Jean Piètre a proposé à Maître Jacques Gavois, docteur en médecine, de discuter la seconde question :

An homo parentum vitia devitare possit ? [31]

Le mercredi 15e de février 1651, Maître Jean de Bourges, le fils, docteur en médecine, a disputé son acte pastillaire ; il a proposé [BIU Santé Comm. F.M.P., vol. xiii, fo 446 ro | LAT | IMG] à un candidat de médecine de discuter cette question :

An fœtus in utero tantum generetur ?

Maître Claude Le Vasseur a proposé à Maître Pierre Legier, docteur en médecine, de discuter la seconde question :

An fœtus in utero vivat more plantæ ? [32]

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     2b. novembre 1650-novembre 1651, Décrets et assemblées

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(Consulté le 23.09.2019)