L. 679.  >
À André Falconet, le 9 mars 1661

Monsieur, [a][1]

Ce 8e de mars. > Je vous envoyai hier plusieurs nouvelles du Mazarin, [2] mais depuis que ma lettre fut envoyée à la poste, je vis un homme qui m’apprit que lundi dernier, 7e de mars, le roi [3] avait tenu Conseil dans le Bois de Vincennes [4] avec trois hommes seulement, MM. Fouquet, [5] Le Tellier [6] et de Lionne, [7] MM. les maréchaux de Villeroy [8] et de Turenne [9] étant demeurés dans l’antichambre, dont ils n’étaient guère contents. [1]

Ce 9e de mars. > Enfin tout le monde avoue que le Mazarin est mort ce matin à deux heures et un quart, mais ce sont des perroquets qui ne disent que ce qu’ils ont ouï et ce qu’on leur fait dire : il mourut lundi dernier 7e de mars entre deux et trois de l’après-dînée. Cet homme a été si grand fourbe durant sa vie, qu’il fourbe encore après sa mort et fait rudement mentir les fous qui ne savent ce qu’ils disent. [2]

Je viens de recevoir votre dernière, dont je vous remercie. Je n’y ai rien trouvé de la santé de Monsieur votre fils aîné que je crois être guéri, [10] Amen. Enfin le Paulus Zacchias [11] est-il donc achevé ? [3] Quand vous l’aurez reçu, je vous prie d’en dire un petit mot à M. Spon, notre bon ami, car je crois qu’il a reçu pour moi un petit paquet de Nuremberg [12] que l’on pourra mettre ensemble et après, il vous plaira de me l’envoyer par le messager de Lyon. Votre Histoire de la ville de Lyon est-elle sous la presse in‑fo ? On dit que deux jésuites en sont les auteurs, savoir le P. Du Lieu [13] et le P. Saint-Aubin, [14] qui sont tous deux morts. [4] Il me semble avoir ouï dire qu’un jeune médecin de Lyon nommé M. Bara [15] s’en allait faire imprimer toutes les œuvres de Rondelet. [5][16] On dit que, de tous les conseillers d’État qui approchent du roi, celui qui tient le haut du pavé présentement est M. Le Tellier et qu’il est le plus près de la première place. Dieu le veuille, car il est le plus sage et le plus éclairé de tous. On continue de parler d’un voyage de Fontainebleau. [6][17] Depuis le matin, force chariots chargés de bagage n’ont fait qu’arriver du Bois de Vincennes ; et même voilà le roi, qui n’en a bougé de longtemps, qui vient d’arriver à Paris et au Louvre. [18] On ne parle plus de la mort du Mazarin : il est passé, il a plié bagage, il est en plomb l’éminent personnage ; [7] mais on parle de son testament et de ses écus, et on est en peine de celui qui lui succédera en sa toute puissance politique et financière. On dit qu’il a légué deux millions pour faire bâtir un grand Collège dans lequel seront instruits de pauvres gentilshommes des quatre nations [19][20] (je pense que c’est comme l’Université) à Paris ou à Nevers ; [8][21][22] qu’il sera enterré dans l’église de ce Collège comme un illustre fondateur. D’autres disent qu’il sera enterré à Saint-Denis [23] en France comme en étant l’abbé ; mais il importe peu où on l’enterre pourvu qu’il ne dérobe plus et qu’il ne tyrannise plus le monde comme il a fait trop longtemps. Bon Dieu, que Votre patience a été grande sur ce tyran ! On dit que ce Collège sera bâti vis-à-vis les galeries du Louvre, sur le bord de la Seine. [9] On dit aussi que la reine mère [24] n’est point fâchée de la mort du Mazarin, ni le duc d’Anjou, [25] et que le roi les en a querellés. [10] Le Mazarin a prié le roi de ne mettre jamais en son Conseil aucun homme d’épée. On dit que M. Le Tellier sera le premier et que bientôt, il sera garde des sceaux que l’on ôtera à M. le chancelier[26] Les Quatre-Nations dont je vous ai parlé ci-dessus sont des Espagnols, des Italiens, des Allemands et des Anglais : [11] il emploie le bien qu’il a dérobé en France pour des étrangers, non pour des Français. Il donne 120 000 écus aux théatins [27] pour leur faire une belle église où il sera enterré. [12] On a défendu à tous les libraires et imprimeurs [28] de rien imprimer sur sa mort ni sur sa vie. On dit qu’on lui fera un beau et solennel service dans Notre-Dame [29] la semaine prochaine, où M. l’archevêque d’Embrun [30][31] lui fera une harangue funèbre devant Messieurs du Parlement, de la Chambre des comptes, la Cour des aides[32] l’Hôtel-de-Ville, l’Université et autres compagnies souveraines. [33] Le cardinal de Retz [34] est en Angleterre, mais fort mal dans l’esprit du roi Louis xiv par la suggestion du cardinal Mazarin qui a eu peur de lui jusqu’après sa mort. Le roi d’Angleterre [35] a fait prier le roi qu’il permette au cardinal de Retz de se déclarer dans Londres où il est caché il y a longtemps. C’est la reine d’Angleterre [36] qui en a porté la nouvelle au roi et à la reine mère, qui ont été fort étonnés de cette demande et qui ont pris terme pour y répondre. Le roi d’Angleterre a fait dire qu’il avait de l’obligation à ce cardinal de Retz, le conseil duquel lui avait bien servi pour se faire rétablir dans Londres. [13] Pour M. le chancelier, on le tient perdu et que M. Le Tellier sera son successeur.

Ce matin dans la chambre du roi, où plusieurs attendaient qu’il fût levé, M. l’évêque de Rodez, [37] ci-devant précepteur du roi, a reçu commandement de sortir et de se retirer en sa maison ; on croit que c’est qu’il avait dit quelque chose en faveur du cardinal de Retz. Le roi a montré les cassettes du cardinal Mazarin et a dit que c’était pour y mettre les requêtes qu’on présenterait dorénavant. J’ai fait ma leçon [38] aujourd’hui où Noël Falconet [39] est venu en retournant du Jardin du roi [40] au faubourg Saint-Victor, [41] où un de ses compagnons l’avait mené pour lui faire voir ce qu’il n’avait point encore vu. Je leur ai parlé de hydrope thoracico[14][42] de la paracentèse du thorax, et aliis affectibus pulmonis[15]

Épitaphe du Mazarin.
Ci-gît l’Éminence deuxième,
Dieu nous garde de la troisième !

Je vous baise les mains et suis de tout mon cœur votre, etc.

De Paris, ce 9e de mars 1661.


1.

Mme de Motteville (Mémoires, page 505) :

« Le soir du 7, le roi, qui ne voyait plus le cardinal, fit appeler ses ministres ; et je vis alors le vivant prendre la place du mourant, avec un commencement de grandeur, de suite et de bruit qui me fit admirer les changements du monde. Le roi s’enferma avec eux et la reine mère, au retour des ministres, vint peu de temps après le trouver. »

2.

Mme de Motteville (Mémoires, page 505) :

« Un peu avant que de mourir, il appela Colbert, {a} son domestique, et lui parla de quelque chose touchant ses affaires, de la même manière que s’il eût été en sant. Il envisagea la mort avec une telle fermeté qu’il dit à M. Joly {b} qu’il avait du scrupule de ne la pas assez craindre. Son agonie augmentant, il dit à un de ses valets de chambre, nommé Bernoin, en tâtant son pouls lui-même : “ Je souffrirai encore beaucoup. ” À deux heures après minuit, il se remua un peu dans son lit et dit : “ Quelle heure est-il ? il doit bien être deux heures. ” M. Joly et Bernoin dirent alors entre eux, tout bas, qu’il irait bien encore jusqu’à dix heures du matin. Le malade ensuite demeura environ une demi-heure à prier Dieu, et souffrant. Alors il passa, en disant : “ Ah ! Sainte Vierge, ayez pitié de moi et recevez mon âme. ” Il expira entre deux et trois heures du matin, le 9 mars. » {c}


  1. Mazarin appela Jean-Baptiste Colbert, le futur ministre, qui était alors l’intendant de sa Maison.

  2. L’abbé Claude Joly, curé de Saint-Nicolas-des-Champs (v. note [14], lettre 678).

  3. L’Histoire a retenu la date indiquée par Mme de Motteville, certainement mieux informée là-dessus que Guy Patin. Le cardinal, né le 14 juillet 1602, était dans sa 59e année.

3.

V. note [10], lettre 568>, pour les « Questions médico-légales » de Paolo Zacchias (Lyon, 1661).

4.

Jean de Saint-Aubin (1587-1660) était entré dans la Compagnie de Jésus en 1606, il professa la rhétorique et les belles-lettres pendant 10 ans au Collège de la Trinité, à Lyon. De 1617 à 1625, il se livra spécialement à la prédication, puis devint recteur de la maison du noviciat des jésuites dans cette même ville. Il a écrit l’Histoire de la ville de Lyon, ancienne et moderne avec les figures de toutes ses vues (Lyon, Benoit Coral, 1658 et 1666, 2 tomes in‑fo ; seconde édition cosignée par Charles Du Lieu, s.j., et éditée par Claude-François Ménestrier, s.j.) et l’Histoire ecclésiastique de la ville de Lyon, ancienne et moderne (Lyon, Benoit Coral, 1666, in‑fo). Le P. de Saint-Aubin a aussi composé une Ode insérée dans le traité de Théophile Raynaud, De Martyrio per pestem [Le Martyre par la peste] (Lyon, 1630) et une Paraphrase de l’Ecclésiaste de Salomon en vers français (Lyon, 1658, in‑12o) (G.D.U. xixe s.).

Charles Du Lieu (1609-1678) avait enseigné à Vienne avant de professer au Collège des jésuites de Lyon. Il a brillé par ses travaux sur le magnétisme et sur l’optique.

5.

Pierre Bara (ou Barra), agrégé au Collège de médecine de Lyon, ne s’est fait connaître que par son attachement acharné aux doctrines d’Hippocrate dont il admettait l’entière infaillibilité. Son enthousiasme lui a dicté de misérables productions littéraires :

  • L’Abus de l’antimoine et de la saignée, démontré par la doctrine d’Hippocrate (Lyon, 1664, in‑12o) ;

  • De veris Terminis partus ex Hippocrate [Les Termes véritables de l’accouchement, selon Hippocrate] (Lyon, 1666, in‑12o) où Bara admet aveuglément tout ce qui a été dit sur les naissances tardives et précoces, et cherche à le prouver par des passages détachés des écrits d’Hippocrate ;

  • Les Abus de la thériaque et de la confection d’hyacinthe (Lyon, 1667, in‑12o) ;

  • L’Usage de la glace, de la neige et du froid (Lyon, 1675, in‑12o), où Bara prodigue de grands éloges à l’eau glacée, qu’il assure être un excellent remède contre le mal de dents, l’ophtalmie, la dysenterie et la pleurésie ;

  • Hippocrate, de la circulation des humeurs (Lyon, 1682, in‑12o) où, servile apôtre, Bara tente d’enlever le mérite de la découverte de la circulation du sang à William Harvey et cherche à prouver qu’elle a été connue d’Hippocrate « si exactement comme elle est que, depuis deux mille ans et plus, les autres médecins n’ont rien ajouté à la science qui soit essentiel pour expliquer cette matière » ; il est difficile de pousser plus loin le fanatisme (J. in Panckoucke).

Je n’ai pas trouvé trace des œuvres de Guillaume Rondelet qu’il aurait éditées.

6.

Le roi et la cour quittèrent Paris pour Fontainebleau le 20 avril et y séjournèrent jusqu’au 29 août 1661.

7.

Guy Patin resservait les vers qui circulaient au moment de la mort de Richelieu : v. note [5], lettre 77.

8.

Créé, croit-on, par Charlemagne (soit au début du ixe s.), le Collège dit des Quatre-Nations était primitivement destiné à assurer l’instruction gratuite de 60 gentilshommes originaires des quatre territoires rattachés à la Couronne de France par les traités de Westphalie et des Pyrénées : Artois, Alsace, Pignerol, et Catalogne (Roussillon et Cerdagne). Comme Guy Patin le dit plus loin dans sa lettre, ces nations étaient différentes des « provinces » de l’ancienne Université de Paris (Universitas Parisiensis), créée au début du xiie s. ; elle accueillit rapidement un si grand nombre d’étudiants qu’il fallut multiplier ses collèges et y établir des divisions (Maurice Raynaud, pages 8‑9) :

« On les partagea d’après leur origine en quatre nations : la Nation de France (honoranda Gallorum Natio), {a} la Nation de Picardie (fidelissima Picardorum Natio), {b} la Nation de Normandie (veneranda Normanorum Natio), {c} et la Nation d’Angleterre qui, plus tard, prit le nom de Nation d’Allemagne (constantissima Germanorum Natio). {d} Les Quatre-Nations, qui dans l’origine comprenaient la totalité des étudiants, composèrent dans la suite et exclusivement la Faculté des arts, qui conserva toujours le privilège de fournir le recteur de l’Université. {e} […]

Le partage plus méthodique de l’Université en facultés distinctes date de la fin du xiie s. Ces facultés, établies d’après le genre d’études auquel elles se livraient, formèrent des compagnies indépendantes, mais rattachées, comme les branches au tronc, à l’Université, leur mère commune. La Faculté des arts (avec ses quatre nations) et la Faculté de théologie {f} furent les premières constituées. Plus tard, se formèrent celles de droit et de médecine. » {g}


  1. « l’honorable Nation de France ».

  2. « la très fidèle Nation de Picardie ».

  3. « la vénérable Nation de Normandie ».

  4. « la très constante Nation d’Allemagne ».

  5. V. note [3], lettre 595. La plupart des assemblées de l’Université se tenaient dans le Collège où régentait et résidait le recteur. Les doyens des trois facultés et les procureurs des quatre nations s’y réunissaient sous sa présidence.

  6. Sacra Theologiæ Facultas, ou Sorbonne proprement dite (v. note [5], lettre 19).

  7. La Faculté de médecine a été fondée en 1267 ou 1281 sous le nom de Saluberrima Medicorum Facultas [très salubre Faculté des médecins].

    L’enseignement structuré du droit civil à Paris (Consultissima Facultas Decretorum [très avisée Faculté de décret]) avait débuté au moins deux siècles avant la fondation de l’Université ; mais le pape Honorius iii y avait aussitôt interdit l’étude du droit romain ; celle du droit canon y demeura seule autorisée, assurée par la Sorbonne.


Outre celui des Quatre-Nations, la Faculté des arts comptait une cinquantaine de collèges parisiens diversement appelés (nom de la ville de province ou du pays qui l’avait créé, ou de son fondateur). On y enseignait les disciplines élémentaires (philosophie, latin, rhétorique, mathématiques, etc.). Elle ne délivrait pas de doctorat : son cursus de deux ans était couronné par la maîtrise ès arts qui permettait l’inscription dans l’une des trois autres facultés parisiennes (théologie, droit canon et médecine), dites supérieures, qui existaient au temps de Patin.

Contrairement à ses trois « sœurs », la Faculté des arts n’avait pas de doyen : elle était régie par les procureurs (procuratores) de chacune des quatre nations (v. note [27] des Décrets et assemblées de la Faculté de médecine en 1650‑1651 pour la distinction existant entre leurs fonctions et celles du procureur fiscal de l’Université).

Comme sa plus ancienne composante, la Faculté des arts dirigeait l’Université, les trois autres lui étant subordonnées. La Partie des pièces et actes qui concernent l’état présent et ancien de l’Université de Paris… (Paris, 1653, v. note [3] du Procès opposant Jean Chartier à Guy Patin) contient une pièce de 84 pages dont le titre résume à lui seul le gouvernement de l’Université (Gallica) :

« Actes de plusieurs processions de l’Université de Paris, par lesquels il se voit qu’en ses assemblées générales, tant ordinaires qu’extraordinaires, aussi bien qu’en celles qui se font par députés, Monsieur le recteur, qui en est le chef, préside, et Messieurs les trois doyens des facultés de théologie, droit canon et médecine, et les quatre procureurs des nations de France, Picardie, Normandie et Allemagne délibèrent, et ont droit de suffrages au nom desdites trois facultés et quatre nations ; lesquelles quatre nations ont composé seules ladite Université jusqu’à ce que les docteurs de théologie, droit canon et médecine aient formé des corps considérables, qui ont été ajoutés par succession de temps à ces quatre nations et ont augmenté le nombre des suffrages aux assemblées de ladite Université, comme plusieurs des actes concernant la fondation desdites Université et facultés, et plusieurs droits et prérogatives de la faculté des arts et desdites quatre nations démontrent évidemment. »

César Egasse Du Boulay a conclu son Factum a de 1668 (page 167) sur l’Université de Paris par cette éloquente envolée :

« Il est maintenant aisé d’inférer de tout ce discours que la Faculté des arts, composée des quatre nations, est à bon droit appelée la Bonne Mère, Alma Mater, comme autre fois la déesse Cérès, {a} Alma Parens, parce qu’elle a toujours fait subsister l’Université, et qu’elle s’est pour ainsi dire dépouillée de son propre pour en revêtir le public. »


  1. V. notule {a}, note [11], lettre 190, pour Cérès, déesse romaine de l’agriculture nourricière (alma en latin).

9.

Face à la Cour Carrée du Louvre, le bâtiment du quai Conti qui abrite (depuis 1805) l’Institut de France et la Bibliothèque Mazarine (depuis 1691) fut construit de 1662 à 1688 sur les plans de Louis Le Vau.

10.

Mme de Motteville (Mémoires, page 505‑506) :

« Le roi était affligé de la mort de son ministre et avait beaucoup pleuré. La reine, sa mère, plus forte que lui et plus dégoûtée des créatures par la connaissance qu’elle avait de leurs imperfections, sentit moins de douleurs. […] La reine mère fut la première qui dit à ceux qui sans cesse faisaient revivre le discours de la mort du cardinal qu’il n’en fallait plus parler, qu’elle craignait que le roi n’en fût malade et qu’il fallait qu’il s’occupât à quelque chose de mieux qu’à des paroles inutiles. »

11.

Mauvaise information de Guy Patin (ou erreur de transcription) pour les Anglais, mis ici à la place des Artésiens (vsupra note [8]).

12.

Sainte-Anne-la-Royale, v. note [6], lettre 685.

13.

Bertière b (page 456) :

« Le 8 mars <1661>, sur les cinq heures du soir, on publiait à son de trompe et on placardait dans les rues une ordonnance royale datée du 3 : “ Sa Majesté étant bien informée que le cardinal de Retz, voyant avec impatience que la ville de Paris demeure dans le repos et la tranquillité, renouvelle ses pratiques pour exciter le trouble et la division, et la faire retomber dans les désordres passé […], Sa Majesté défend à tous ses sujets, sous peine de confiscation de corps et de biens, selon la rigueur des ordonnances contre les perturbateurs du repos public, d’entretenir aucune intelligence ou correspondance avec ledit cardinal et de lui donner asile. ” »

Tous les efforts conciliants de la cour de Londres furent vains (ibid., page 459) :

« La réponse fut une fin de non-recevoir très nette, Louis xiv souhaitait à son cousin {a} “ de n’avoir jamais, à l’égard d’un de ses sujets, pareilles causes ou motifs de mécontentement et de méfiance. ” »


  1. Charles ii, roi d’Angleterre, fils d’Henriette-Marie de France, sœur de Louis xiii.

14.

« de l’hydropisie thoracique » (l’épanchement pleural ou pleurésie).

15.

« et d’autres maladies du poumon. » La paracentèse du thorax consistait, avec un scalpel, à ouvrir la plèvre emplie de liquide pour l’en vider ; aujourd’hui, la ponction pleurale utilise une aiguille ou un trocart.

a.

Bulderen no ccxxli (tome ii, pages 224‑228), à Charles Spon; Reveillé-Parise no dlxvii (tome iii, pages 339‑342), à André Falconet (destinataire indiqué par le contenu).


Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Lettre de André Falconet à Guy Patin, le 9 mars 1661.
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(Consulté le 30.03.2020)

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