L. reçue 15.  >
De Charles Spon, le 6 avril 1657

De Lyon, ce 6e d’avril 1657.

Monsieur, [a][1][2]

Je ne croyais pas de vous écrire ce jourd’hui, mais venant de recevoir de la part de M. Garnier mon collègue la ci-jointe, je l’ai voulu accompagner de ce peu de lignes qui vous assureront au moins que supersum et vescimur aura Ætheria[1][3] et que j’ai reçu avec un plaisir non pareil votre belle et grande lettre de six pages en date finale du 27e de mars, pour laquelle je n’ai qu’à vous rendre très humbles actions de grâces et avouer franchement mon impuissance à vous rendre la pareille αυτω τω μετρω, και λωιον, [2] comme porte le précepte d’Hésiode ; [4] je n’y arriverai jamais et je n’ai garde aussi d’en avoir la présomption. Au reste, vous saurez que ces jours passés je reçus de Montpellier, de la part de M. Le Roy [5] de Poitiers, une belle lettre de civilités pour certaine obligation putative qu’il a cru m’avoir à cause d’un mot de lettre de recommandation que je lui baillai passant par ici pour M. Courtaud, [6] qu’il me mande avoir été le bienvenu. J’ai appris que le sieur de Belleval [7] (lequel on nous faisait mort) était encore plein de vie et de santé. Je reviens de la campagne, d’une lieue loin seulement, où j’ai su que là autour se commettaient plusieurs voleries et brigandages par des pauvres soldats affamés ; de sorte qu’en étant revenu sain et sauf, et sans être détroussé, je fais vœu de n’y pas retourner de longtemps, n’y ayant pas beaucoup de satisfaction de tomber entre les mains de semblables gens que la misère rend tout farouches et sans merci.

Nous avons ici malade un de nos marchands libraires nommé Champion, [8] qui est celui qui faisait imprimer le Varandæus[3][9] Il est en grand danger de sa vie, son mal étant un miséréré, [10] procédé de l’engagement du boyau iléon dans les bourses, qui trousse souvent son homme, comme vous savez, à mesure que l’inflammation et la gangrène [11] de l’intestin y survient. Ce bonhomme portait à la vérité un bandage, mais il s’amusa l’autre jour à jouer au déquillage, [4] pendant lequel exercice l’intestin se glissa par dessous et gagna la pente du scrotum avec des vents et matières fécales dont il se trouvait farci. Je prie Dieu qu’il le veuille rétablir. [5][12][13]

Vous m’avez amplement instruit de la malheureuse affaire du conseiller de Chenailles [14] et de l’issue qu’il en a enfin eue, à sa confusion. C’est l’ancien dire de Pibrac : [15] À ton Seigneur et maître ne te joue[6] Je plains ceux à qui cet homme appartenait ; entre autres, il me fâche fort qu’il soit entré dans l’alliance de M. d’Hervart, [16] c’est sans doute que l’on ne le connaissait pas bien et qu’on le croyait tout autre qu’il ne s’est trouvé du depuis. [7] Ô qu’il est important de bien connaître devant que d’aimer, et qu’il est arrivé et arrive tous les jours de malheurs pour faillir en ce point ! L’on mande ici de Paris la prise de Saint-Ghislain [17] par les armes du roi catholique[8][18] et l’alarme du Quesnoy [19] de se voir bientôt investi. Ce sont là de mauvaises nouvelles et qui ne nous donnent pas grand sujet d’espérer que nos affaires aillent bien cette année. Toutefois, il en faut remettre la suite à la Providence d’en haut, qui sait quelquefois détourner des orages contre l’opinion de tout le monde et accabler tout à coup les plus grands vainqueurs. Puisque M. Lyonnet [20] du Puy est à Paris et que vous le voyez quelquefois, obligez-moi, s’il vous plaît, de lui présenter mes très humbles baisemains. Quant à la rencontre que vous me mandez avoir faite de M. Marion, [21] mon beau-frère, chez M. Poron, je vous prie de me donner avis si vous l’avez trouvé de si mauvais visage comme l’on me l’a représenté, à savoir jaune comme un coing, défait et abattu, et penchant à l’hydropisie, [22] chose qui me met fort en peine et qui m’avait obligé d’écrire ci-devant à ma sœur, sa femme, [9] [23][24] qu’elle vous appelât pour vous le faire voir et entendre quel jugement vous lui en faisiez. Quelques-uns m’ont assuré que M. Bouvard [25] s’était dépêtré de sa grande maladie et se portait maintenant fort bien, dont je loue Dieu. Je crois qu’il doit être à présent votre antiquior magister[10] Vous m’avez bien appris des mystères au sujet de la personne du vénérable Joan. Franciscus Grandis, [26] que j’aurais sans doute ignorés toute ma vie sans vous ; c’est un plaisant homme avec ses vanteries et ses livres, qui en happelourderont plus de quatre, [11] surtout aux climats plus reculés. L’on a tout fraîchement achevé d’imprimer à Orange [27] le livre du sieur Restaurand, [28] du Pont-Saint-Esprit, [29] intitulé De Monarchia microcosmi[12] duquel je pense qu’il nous viendra ci-après des exemplaires. J’ai fait vos baisemains au sieur de La Poterie, [30] lequel vous remercie et resalue de grande affection ; il me vient quelquefois communiquer des doutes touchant les manuscrits de son pauvre maître défunt, [31] qui ont beaucoup perdu de n’avoir pas reçu la dernière bénédiction de sa main. [13] M. Huguetan [32] m’a envoyé céans un Sennertus [33] in‑fo de sa dernière impression pour vous l’envoyer à Paris, ce que je ferai, Dieu aidant, en bref, avec votre manuscrit de Casp. Hofmannus ; [14][34] à propos duquel je voudrais bien vous demander si vous n’avez point eu depuis longtemps des lettres de M. Volckamer [35] de Nuremberg [36] et s’il ne vous a rien mandé de l’impression des notes dudit Hofmannus sur tout le Galien. [15][37] Je voudrais bien qu’il se pût résoudre à faire part au public de ce bel ouvrage, lequel je croirais le meilleur de tous ses labeurs. L’on serait bien plus curieux de voir tout le reste si cette pièce venait une fois au jour, mais je ne sais si nous le verrons jamais, le temps se couvrant de plus en plus d’épais et sombres nuages de la guerre et de la barbarie qu’elle sème partout.

Je fis dernièrement vos baisemains, suivant votre souhait, à M. Jean Daniel Horstius [38] et lui mandai que vous aviez succédé à la place de feu M. Riolan, [39] et que je vous avais donné avis de sa Première Décade d’observations anatomiques et du dessein qu’il avait formé d’en donner ci-après d’autres au jour. [16] Je m’échauffe mal à propos à vous tracer un plus long entretien car voilà de tous côtés des obstacles qui me viennent quereller : l’un me vient quérir pour un malade, l’autre m’apporte une épreuve de l’Athénée grec-latin à corriger ; [17][40] et d’autre côté, la nuit tombe et m’avertit qu’il est temps de fermer mon paquet de peur qu’il ne reste à la poste. C’est pourquoi je brise là-dessus et vous conjure de me conserver toujours dans l’honneur de vos bonnes grâces, comme celui qui sera toute sa vie, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.

Spon, D.M.


1.

« je survis et que nous respirons l’air du jour » ; Virgile (Enéide, chant i, vers 546‑548) :

Quem si fata virum servant, si vescitur aura
ætheria, neque adhuc crudelibus occubat umbris,
non metus
.

[Si les destins gardent en vie ce héros, {a} s’il respire l’air du jour, et s’il ne repose pas déjà chez les ombres cruelles, nous ne craignons rien].


  1. Énée.

2.

« comme il vous convient, et davantage ».

3.

Jean Champion, libraire de Lyon (v. note [7], lettre 358) achevait l’impression des Opera omnia [Œuvres complètes] de Jean Varanda qui parurent en 1658 (v. note [10], lettre 485).

4.

Déquiller : « terme du jeu de quilles ; frapper une quille avec la boule de manière à lui faire quitter sa place, à la jeter hors du carré du jeu » (Littré DLF).

5.

Le miséréré est une sorte de colique [avec ordinairement vomissements de matières dites fécaloïdes] causée par un pli qui se fait dans les intestins, qui empêche le passage des vents et des excréments. Il y en a qui en ont été guéris en avalant une balle de mousquet qui par son poids, remet le boyau en état. On l’appelle autrement passion iliaque ou volvulus » (Furetière).

Le mot vient du « psaume 51e qui commence en latin par ces mots, Miserere mei, Deus [ayez pitié de moi, Dieu] » (Littré DLF), pour dire qu’il convient de commencer ses prières quand le mal attaque.

Comme le choléra morbus (v. note [24], lettre 222), le miséréré portait le nom familier de trousse-galand. Le cas décrit très précisément par Charles Spon correspond à une occlusion intestinale provoquée par l’engagement (étranglement) de l’intestin grêle (iléon) dans une hernie scrotale (ou inguinale, au niveau de l’orifice qui fait communiquer les bourses, ou scrotum, avec la cavité de l’abdomen), où il se tord (vovulus). La réduction de telles hernies, outre la chirurgie, fort périlleuse à l’époque, reposait sur le port de bandages (appareils contentifs ou bandages herniaires) qui réduisaient la déhiscence de la paroi abdominale, empêchant l’intestin de s’y engager. Jean Champion refusa d’être opéré et ne survécut pas à l’accident.

Dans sa lettre latine du 30 juillet 1660 à Thomas Bartholin, Guy Patin a dit être lui-même atteint de hernie scrotale et porter un bandage pour s’en soulager.

6.

Quatrain cxi de Guy du Faur de Pibrac, (v. note [2], lettre 434) :

« À ton seigneur et ton roi ne te joue,
Et s’il t’en prie, il t’en faut excuser :
Qui des faveurs des rois cuide {a} abuser,
Bientôt, froissé, choit au bas de la roue. »


  1. Pense.

7.

Claude de Chenailles avait épousé une nièce du banquier protestant Barthélemy Hervart (v. note [1], lettre 209), natif d’Augsbourg et dont la famille s’était installée à Lyon.

8.

Après un mois de siège (v. note [6], lettre 471), l’armée de Philippe iv, roi d’Espagne, sous la conduite de Don Juan d’Autriche, était parvenue à reprendre Saint-Ghislain aux Français le 2 avril, grâce à une défection des Irlandais qui étaient passés du service de la France à celui de l’Espagne.

9.

Anne Spon (née en 1607), huitième des onze enfants de Mathieu Spon (dont Charles était le dixième), avait épousé Josias Marion en 1629 (v. note [2], lettre 183). V. note [4], lettre de Charles Spon, le 24 avril 1657, pour un diagnostic probable de la maladie qui affligeait Marion.

10.

« plus ancien maître » (v. note [19], lettre 477).

11.

Verbe fabriqué sur le mot happelourde (faux diamant, v. note [38], lettre 223), pour dire tromper.

12.

V. note [15], lettre de Charles Spon, le 21 novembre 1656, pour la « Monarchie du microcosme » de Raymond Restaurand.

13.

Antoine de La Poterie avait été le secrétaire de Pierre Gassendi ; il travaillait alors à Lyon sur l’édition de ses œuvres complètes, avec l’aide diligente de Charles Spon.

14.

V. notes [33], lettre 285, pour les Opera de Daniel Sennert (édition de Lyon, 1656), et [17], lettre 192, pour le manuscrit des Chrestomathies de Caspar Hofmann, que le libraire de Lyon, Pierre Rigaud, avait finalement renoncé à imprimer.

15.

Annonce fort anticipée de la Praxis medica curiosa, hoc est Galeni methodi medendi libri xiv.  Nova, eaque omnium accuratissima Versione, et perpetuis plus vice simplici desideratis commentariis, et castigationibus prudentissimis, Illustrati a Casparo Hofmanno, Philosopho ac Medico absolutissimo, in Academia Altorphina quondam Professore Publico. Adjectis nonnullis, in Epidorpismatum vicem, cumprimis de Dicterio illo, Medice vivere esse pessime vivere. Cum oratione Joannis Georgii Volckameri, Phil. et Med. Norici celeberrimi, Hanc ad rem apprime facientibus. Curante Sebastiano Scheffero, M.D. [Pratique médicale méticuleuse, soit les 14 livres de la Méthode pour remédier de Galien. Caspar Hofmann, philosophe et médecin très accompli, jadis professeur public en l’Université d’Altdorf, les a éclairés par une traduction nouvelle, la plus exacte de tous celles qu’on ait jamais données, par des commentaires continus, qu’on a plus d’une fois désirés, et par des corrections très mûrement réfléchies. Avec quelques suppléments, dans le style des épidorpides (propos qu’on tient au dernier repas de la journée, le souper ou deipnon), principalement au sujet de ce sarcasme : Vivre de la médecine, c’est mener la pire des vies. Avec un discours de Johann Georg Volckamer, très célèbre philosophe et médecin bavarois, à l’intention de ceux qui s’adonnent à ce métier de préférence à tout autre. Édition établie par Sebastian Scheffer, docteur en médecine] (Francfort, Joannes Justus Erythropilus, 1680, in‑4o ; Internet Archive). Guy Patin avait annoncé la parution de cet ouvrage dès 1647 (v. note [11], lettre 147).

Cet ouvrage est le dernier qui ait été publié sous le nom d’Hofmann. Ses trois parties ont chacune leur page de titre et leur pagination distinctes. Elles débrouillent presque entièrement l’écheveau des œuvres posthumes de l’auteur, auxquelles Patin a consacré beaucoup de temps et d’efforts, comme en témoignent de très nombreuses lettres de sa Correspondance.

  1. La Praxis medica [Pratique médicale] d’Hofmann est une traduction latine commentée des 14 livres de la Methodus medendi [Méthode pour remédier] de Galien. Elle compte 384 pages suivies d’un index et précédées d’une épître dédicatoire de Scheffer à Volckamer. Datée de Francfort le 15 mars 1680, on lit ces propos sur Patin :

    Etenim quum rei Medicæ non exiguum pondus accedere posse existimaverim per scripta του χαρης ατου [insatiable bienveillance] Caspari Hofmanni p.m. antehac nondum edita, et jam olim mihi a Guidone Patino, heu ! quondam Amico nostro communi credita, hucusque tamen in arca nostra recondita, inter ea tanto majorem applausum habituram esse judicavi Methodum Galeni, perpetuis ejus annotationibus illustratam, si publice excusam pari jure in redhostimentum Tui in me amoris, Tuo Nomini mihi præ aliis charissimo inscriberem, Teque simul ad reliqua ejus Viri Manuscripta publicanda quam humanissime invitarem, quorum pleraque post obitum ejus ad Te, quum meliorem possessorem habere non possent, quasi per hæreditatem delata sunt ; horum quædam recensui in dedicatione ad Patinum nostrum Trigarum de usu Lienis, Cerebri et Ichoribus, anno 1664. typis exscriptarum.

    [Ayant estimé pouvoir ajouter à la matière médicale une contribution non négligeable par les écrits inédits de feu le très brillant Caspar Hofmann, que m’avait autrefois confiès Guy Patin, qui fut jadis, hélas !, notre commun ami, et que j’avais gardés en notre cité, j’ai jugé que parmi eux la Méthode de Galien, enrichie des annotations continues d’Hofmann, était celui qui recevrait de loin le meilleur accueil du public s’il était imprimée. En juste récompense de votre amour pour moi, je vous la dédicace, vous dont le nom m’est le plus cher devant tous les autres. Par la même occasion, je vous invite le plus aimablement qu’il m’est possible à mettre au jour les autres manuscrits qui nous restent de cet auteur. Après sa mort, la plupart d’entre eux vous ont été remis, comme en héritage, car ils ne pouvaient trouver meilleur détenteur que vous. J’en ai établi une liste dans mon épître à notre Patin des trois traités, de usu Lienis, Cerebri et Ichoribus, qui ont été publiés en 1664]. {a}


    1. V. note [21], lettre latine 317, pour ce relevé des inédits d’Hofmann dans l’épître à Guy Patin des Caspari Hofmanni Tractatus tres [Trois traités de Caspar Hofmann], « sur l’utilité de la Rate et du Cerveau, et sur les Ichors », réédités par Scheffer (Francfort, 1664, v. note [9], lettre latine 125).

  2. La Vita medica, hoc est Galeni υγιεινων, sive Methodi sanitatis tuendæ libri vi [Vie médicale, c’est-à-dire les six livres de l’Hygiène ou de la Méthode pour préserver la santé de Galien], traduits en latin, corrigés et commentés par Hofmann, compte 152 pages, suivies d’un index. Elle est précédée d’une dédicace de Scheffer à un noble mécène impérial, datée de Francfort le 1er mars 1680, qui contient cette déclaration finale :

    Varia ejus Viri Manuscripta, quæ partim ex hæreditate paterna, partim beneficio Magni illius Parisiensium Professoris Guidonis Patini, in scriniis meis asservata jacuerunt, publicationi amplius non esse denegandum duxi.

    [Jai décidé ne plus devoir refuser la publication de divers manuscrits de cet auteur. Ils reposaient, conservés dans mes archives, me venant pour une part de l’héritage de mon père, et pour une autre d’une faveur que m’a faite Guy Patin, grand professeur de Paris]. {a}


    1. V. note [2], lettre latine 443.

    Vient ensuite la préface d’Hofmann datée d’Altdorf, le 1er mai 1647.

  3. Le recueil se termine sur cinq discours académiques totalisant 56 pages : les quatre premiers, ne sont ni datés ni signés, mais semblent être d’Hofmann ; le dernier n’est pas de lui, mais écrit à sa louange par Volckamer en 1649.

16.

Johann Daniel Horst : Observationum anatomicarum decas. Additæ sunt Epistolæ, quibus singularia scitu digna, lactearum nempe thoracicarum et vasorum lymphaticorum natura, embryonisque per os nutritio, atque alia rariora exponuntur [Décade d’Observations anatomiques. Avec des lettres, dont chacune est digne d’être connue, où sont exposées la nature des vaisseaux lymphatiques et lactés du thorax, la nutrition du fœtus par la bouche et autres choses plus que rares] (Francfort, Wilhelm Serlin et Georg Fickwirth, 1656, in‑4o).

Dans l’abondante production imprimée d’Horst, on ne trouve pas d’autres observations anatomiques.

17.

Athénée de Naucratis, grammairien et rhéteur grec, contemporain de Marc-Aurèle et d’Alexandre Sévère (ier-iie s.), est l’auteur des Déipnosophistes : Αθηναιου Δειπνοσοφιστων βιβλια πεντεκαιδεκα. Athenæi deipnosophistarum libri quindecim, cum Iacobi Dalechampii Cadomensis latina versione, necnon eiusdem adnotationibus et emendationibus, ad operis calcem reiectis. Editio postrema, iuxta Isaaci Casauboni recensionem, adornata, additis margini eiusdem variis lectionibus et coniecturis. Accessere in aliquot Athenæi loca, virorum duorum illustrium coniectanea argutissima, nunquam hactenus edita, quæ notas Dalechampii præcedunt. Cum indicibus necessariis [Quinze livres des Déipnosophistes (ou Le Banquet des sages) d’Athénée, avec la traduction latine de Jacques Daléchamps, ainsi que ses corrections et annotations, qui ont été placées à la fin ; dernière édition enrichie par rapport à la recension d’Isaac Casaubon (v. note [1], lettre 543), dont on a ajouté en marge les divers choix et interprétations, qui donne accès à quelques passages d’Athénée, aux conjectures très éloquentes de deux hommes illustres, jamais publiées jusqu’ici, qui précèdent les notes de Daléchamps. Avec les index indispensables] (Lyon, Jean‑Antoine ii Huguetan et Marc-Antoine Ravaud, 1657, in‑fo, grec et latin).

a.

Ms BIU Santé 2007, fos 278 ro‑279 ro, de Charles Spon « À Monsieur/ Monsieur Patin, Docteur/ en médecine de la Faculté de Paris,/ Coner/ Médecin, & Professeur ordine/ du Roy, en la place du Chevalier du guet./ À Paris » ; Pic no 4 (216‑221).


Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Lettre de Charles Spon à Guy Patin, le 6 avril 1657.
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(Consulté le 20.09.2019)

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