L. 551.  >
À André Falconet,
le 3 janvier 1659

Monsieur, [a][1]

Je vous donne le bon jour à ce commencement d’année et vous dirai que ce 2d de janvier 1659, ce matin, j’ai rencontré dans nos Écoles un homme qui m’a fait vos recommandations. Il s’appelle M. Jerôme Colot, [2] lithotomus expertus et peritus, sed nondum tantæ famæ quantum voluisset[1][3] Il m’a dit que vous lui aviez fait tailler [4] plusieurs malades et m’a témoigné qu’il vous avait bien de l’obligation, que vous avez bu à ma santé et que vous lui aviez fait voir, en présence de M. Guillemin [5] et de quelques autres médecins, la lettre que je vous avais écrite sur le vin émétique [6] et sur la guérison du roi, [7][8] le mois d’août dernier. [2] Il m’a dit qu’il demeurait dans la rue Saint-Honoré [9] chez M. Maurice, parfumeur, vis-à-vis l’hôtel de Schomberg. [3] S’il se présente occasion, je le servirai très volontiers à cause de vous. Guénault [10] avec deux autres médecins et trois chirurgiens sont enfermés à Saint-Maur [11] à deux lieues d’ici (c’est où Rabelais [12] était moine vers l’an 1532 et où il a fait les deux premiers livres de son Pantagruélisme ; excusez cette parenthèse, je ne l’y ai mise que pour l’amour du personnage, qui valait bien tout seul trois douzaines de moines). [4] Ces Esculapes et ces chirons [5][13][14] sont alentour du prince de Conti [15] qui y est fort malade. C’est un homme qui est bien incommodé en sa posture et qui est infailliblement en danger de sa personne si laboret aliquo acuto morbo[6]

On dit ici que personne ne sait quand le roi sortira de Lyon et que plusieurs affaires qui ne sont pas conclues, comme celles de Dijon, de Marseille, [16] des états du Languedoc, [17] empêchent que l’on ne sache le jour de son départ ; outre les affaires d’Italie et même peut-être, quelque secret traité en Espagne. Il reviendra de deçà quand il voudra, il est le grand maître à notre égard, mais il en a encore un plus grand que lui :

Regum timendorum in proprios greges,
Reges in ipsos imperium est Iovis
Clari giganteo triumpho,
Cuncta supercilio moventis
[7]

à ce que dit le bonhomme Horace. [18][19]

Il est ici force malades de fièvres continues, [20] d’inflammations de poumon, [21] rhumatismes [22] sur la poitrine avec mal de côté et crachement de sang. La fréquente saignée [23] les soulage fort, mais ce n’est point du sang qu’on leur tire, ce n’est que de la boue, et encore quelque chose de pis, miserum tabum [8] qui est capable de tout miner et de tout perdre par la gangrène [24] qu’il peut mettre dans le poumon, et même dans le cœur. Dicitur quoque eminentiss. purpuratus podagra laborare cum febre[9][25][26][27] Il n’est point temps pour nous qu’il meure car je pense que nos affaires sont bien brouillées : quelques-uns disent ici que les Espagnols traitent d’un accord avec les Anglais, qui est ce que je n’entends point.

Natalis charissimus tuus filius valet ac studet[10][28] Il trouve fort belles les églises de Paris, et entre autres Saint-Germain-l’Auxerrois, [29] Saint-Paul, [30] et les Minimes de la place Royale, [31][32] où il fut à vêpres le premier jour de janvier. [11] Les fêtes qu’il est ici avec moi, il met toujours quelque chose dans le cahier. Je lui ai parlé de certains écrits que j’ai céans de quibus movi salivam[12] et lui ai fait espérer que je les lui prêterais quelque jour. Dès le lendemain qu’il était fête, il m’en parla et me les demanda ; sur quoi, je lui répondis ce que le Messie dit à ses apôtres qui le pressaient de la fin du monde et de ce grand jugement universel qui les étonnait, et non sans cause car cela sera bien terrible : Habeo adhuc multa vobis dicere, sed non potestis portare modo[13][33] Il ne se fâcha point de mon refus, je les lui prêterai quelque jour quand il sera plus avancé et quand il en sera plus capable. Ce sont des cahiers historiques et politiques dans lesquels il y a bien des particularités dont il ne pourrait encore faire son profit. [14][34][35][36][37] Je lui ai promis de lui apprendre l’histoire et que mon second fils, qui est Carolus, [38] lui apprendra la géographie. Il le va quelquefois voir en sa maison, rue Saint-Antoine, [39] et n’en revient qu’avec joie. Il dit qu’il y voit toujours quelque chose de beau. Il y a un cabinet fort curieux où il y a quelques tableaux et force médailles. Je l’ai quelquefois entretenu des événements tragiques de notre histoire, de la mort des rois Henri ii[40] Henri iii[41] Henri iv[42] de la mort des deux guisards en 1588, [43] du maréchal de Biron, [44] du marquis d’Ancre, [45] que je lui ai fait lire près de moi dans nos historiens. [15] Il dit que ce Jacques Clément [46] et Ravaillac, [47] qui tuèrent Henri iii et Henri iv (que je lui dis avoir été de fort bons rois), étaient de méchants coquins. [16] Et tout cela se fait sans préjudice de ses études, c’est souvent après souper auprès du feu en nous chauffant. Il a bien envie de s’en aller promener en notre maison de Cormeilles, [48] mais il ne fait pas beau. Il y ira à Pâques avec ma femme [49] et y verra tous nos arbres fleuris. Nous y avons 500 petits poiriers, sans les pruniers, pêchers, abricotiers, [50] mûriers et figuiers ; [51] et y retournera à la Saint-Jean, où il verra 200 cerisiers chargés de bonnes cerises bien mûres. J’avais bien envie de vous y mener il y a tantôt trois ans, [17][52] mais vous eûtes ici trop d’affaires ; il en fera la revue à votre place. Notre maison est tout joignant la montagne, sur laquelle nous avons un moulin à vent du haut duquel on voit le grand clocher de notre ville de Beauvais. [53] Nous lui montrerons tout cela, et lui ferons apprendre toute la topographie des environs et de la banlieue de Paris ; mais j’ai peur de vous ennuyer, je vous baise les mains et à Madame sa mère, à MM. Gérard et Michel.

Nous savons bien que M. le premier président de Dijon [54][55] n’est qu’à Vienne. [18][56] Si quid pia vota valerent[19] je prierais Dieu pour ce pauvre magistrat qui combat si généreusement pour son pays, et qui en défend les droits et les privilèges avec tant de confiance. Il y en a ici qui disent que le roi [57] sera dans Paris avant le 25e de ce mois, sed hoc in manibus deorum est repositum[20] il n’y a que Dieu qui sache l’avenir. Néanmoins, l’opinion commune est que ceux du Conseil du roi ont bien fait de ne point pousser avant l’affaire de Dijon, de peur d’en exciter de mauvaises suites, tant en cette province qu’en d’autres qui auraient pu remuer et prendre delà occasion de troubler la bonace qui est aujourd’hui dans le royaume. Il y a ici un conseiller de la Grand’Chambre nommé M. Quelin [58] qui est fort malade d’un ascites[59] Ce lui sera un meritus morbus[21] car toute sa vie il a été débauché et pessime au dit in magna illa Camera, ebrietatis, commessationum, compotationum et multorum scelerum nomine, iuris summi prætextu fucatorum[22] Virgile [60] dit de la bonne femme Didon, [61] sur la fin du quatrième de l’Énéide :

Nam quia nec fato, merita nec morte peribat,
Sed misera ante diem
[23]

Si celui-ci passe au royaume des morts avec son hydropisie, tous les trois lui aideront bien car il est assez âgé, et n’a guère moins de 66 ans. Toute sa vie il a été débauché et mérite bien le mal qu’il a ; mais il n’est pas riche, ayant pour ses malversations été toujours suspect à ces Messieurs les présidents, qui ne lui ont jamais guère distribué de procès, qu’il n’y ait été fort éclairé, de peur qu’il n’y fît quelque fourberie. Deus te servet, tuamque familiam[24] je vous baise les mains et suis de tout mon cœur votre, etc.

De Paris, ce 3e de janvier 1659.


a.

Bulderen, no cxxix (tome i, pages 335‑339) ; Reveillé-Parise, no ccccxlxv (tome iii, pages 107‑110).

1.

« lithotomiste [extracteur de pierre vésicale] aguerri et habile, mais dont la réputation n’est pas encore telle qu’il l’aurait voulue. »

2.

La seule lettre conservée de Guy Patin à André Falconet avec un long commentaire sur la guérison du roi par le vin émétique est datée du 24 septembre 1658.

3.

L’hôtel de Schomberg est toujours debout au 15 rue Vieille du Temple, dans le ive arrondissement de Paris.

4.

V. note [53] du Borboniana 10 manuscrit pour la vie monastique de François Rabelais.

5.

Allusion ironique aux deux maîtres mythologiques de la médecine. Dans une correspondance médicale imprégnée d’antiquité, telle que celle de Guy Patin, ils méritent la transcription intégrale de ce qu’en a dit Fr. Noël dans son Abrégé de la Mythologie universelle, ou Dictionnaire de la fable (1805).

6.

« si quelque maladie aiguë le tourmente. » Le prince de Conti était bossu.

7.

« Les rois redoutés de leurs propres peuples, les rois eux-mêmes sont soumis à Jupiter, à l’illustre dompteur des géants qui, d’un battement de sourcil, ébranle toutes choses » (Horace, Odes, livre iii, i, vers 5‑8).

8.

« une lamentable sanie [v. note [11], lettre de François Rassyne, datée du 27 décembre 1656] ».

9.

« On dit aussi que l’éminentissime pourpré [Mazarin] est tourmenté par la podagre [goutte du pied] avec fièvre. »

10.

« Noël, votre très cher fils, se porte bien et s’applique à l’étude. »

11.

Les Minimes de la Place Royale (aujourd’hui place des Vosges, dans le Marais) étaient le couvent des minimes qui se trouvait au bout de la rue du Parc Royal (aujourd’hui rue de Béarn) qui partait au nord depuis la place Royale (place des Vosges). Il n’en subsiste que le nom d’une rue.

12.

« dont je lui ai fait venir l’eau à la bouche ».

13.

« J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant » (Jean, 16:12).

14.

L’Introduction aux ana de Guy Patin examine ces cahiers qui contenaient certainement la matière dont on a tiré quatre de ses ana. Ce que Patin refusait alors de montrer à Noël Falconet pouvait être les notes dont les copies sont devenues :

  1. le ms BnF fr 9730 (anciennement supplément fr no 2803) dont le contenu (détaillé dans la note [4] de la lettre 829), est surtout remarquable pour les Mémoires curieux (Borboniana manuscrit), qui ont été transcrits par Hugues ii de Salins (v. note [15] de cette Introduction) ;

  2. les Papiers de Guy Patin (manuscrit de Vienne), qui renferment le Naudæana, le Patiniana I et le Grotiana, dont le copiste a peut-être été plus tard le jeune Falconet (v. notes [12] et [13] de cette Introduction).
15.

Guy Patin faisait allusion aux morts violentes des rois de France Henri ii (au cours d’un tournoi en 1559), Henri iii (assassiné en 1589) et Henri iv (assassiné en 1610), puis celles des deux guisards, Henri ier de Lorraine, duc de Guise, le Balafré, et de son frère, Louis ii de Lorraine, cardinal de Guise, assassinés aux états de Blois, par l’ordre du roi, Henri iii, en décembre 1588 (v. note [1], lettre 463), puis de Concino Concini, maréchal d’Ancre (assassiné en 1617).

Charles de Gontault, maréchal-duc de Biron (1562-1602), fils aîné du maréchal Armand de Gontault (vers 1524-1592), baron de Biron, avait acquis beaucoup de réputation dans les batailles au service du roi Henri iv qui le nomma amiral de France en 1592, charge dont il se démit en 1594 pour être fait maréchal de France et pourvu du gouvernement de Bourgogne. En 1598, le roi érigea en duché-pairie la baronnie familiale de Biron et continua d’employer le maréchal-duc à des missions militaires et diplomatiques. V. note [51] du Faux Patiniana II‑7 pour l’article de Louis Moréri sur sa disgrâce et son exécution.

16.

V. note [90], lettre 166, pour François Ravaillac, assassin du roi Henri iv.

Jacques Clément (Serbonne près de Sens 1567-1589), moine dominicain (jacobin), était un homme à la fois mélancolique et sombre, exalté, fanatique, visionnaire, mystique et sensuel. Il était au couvent des jacobins de Paris lorsqu’il conçut, ou qu’on lui suggéra le dessein de tuer Henri iii qui se préparait à assiéger Paris livré aux fureurs de la Ligue. Le prieur de son couvent, {a} qui avait peut-être nourri en lui la pensée du crime, le présenta à Mayenne et aux chefs des ligueurs. Le misérable fou fut encouragé, surexcité, glorifié à l’avance, et l’on prétend même que la duchesse de Montpensier se prostitua à lui pour l’affermir dans sa résolution. Muni d’une lettre qu’on avait surprise à Achille de Harlay, il se présenta au camp de Saint-Cloud le 31 juillet 1589, et parvint à se faire introduire le lendemain matin auprès du roi qui était dans le même moment sur le siège de sa garde-robe. Il lui présenta sa lettre et pendant qu’il la lisait, tira un couteau caché dans sa manche et lui en porta un coup dans le bas-ventre. Henri arracha le couteau resté dans la plaie et en frappa l’assassin au visage en s’écriant : « Ah ! le méchant moine ! il m’a tué, qu’on le tue ! » Les gardes se précipitèrent sur Jacques Clément et le tuèrent sur la place. Son corps fut traîné sur la claie, écartelé, puis brûlé. Les ligueurs en firent un martyr, placèrent son image sur l’autel, demandèrent sa canonisation à Rome et le glorifièrent dans des libelles qui sont restés comme de curieux monuments des passions du temps. On lisait ces vers au bas de son portraits :

« Un jeune jacobin, nommé Jacques Clément,
Dans le bourg de Saint-Cloud une lettre présente
À Henri de Valois, et vertueusement,
Un couteau fort pointu dans l’estomac lui plante. »


  1. Edme (dit François, en religion) Bourgoing fut écartelé à Tours, comme régicide, le 23 février 1590.

Parmi les apologistes de Jacques Clément, outre Bourgoing, qui l’appela, dans ses sermons, enfant bienheureux et martyr, et le compara à Judith, il y eut le jésuite Commelet qui, en 1593, le mit au nombre des anges, le P. Guignard qui le rangea au nombre des martyrs, et le jésuite Mariana qui consacra son fameux traité De rege et regis Institutione [Du roi et de son Institution] (1599, v. note [30], lettre 307) à justifier et à glorifier le régicide (G.D.U. xixe s.).

17.

Voyage d’André Falconet à Paris que Guy Patin a mentionné au début de sa lettre datée du 6 octobre 1656 (v. sa note [1]).

18.

Nicolas Brulart (1627-1692), marquis de La Borde, premier président du parlement de Bourgogne en 1657, alors en très fâcheuse posture (v. note [2], lettre 545), était fils de Denis, petit-fils de Nicolas, et arrière-petit-fils de Denis qui avaient tous occupé cette charge avant lui (Moréri 1718, tome 1, pages 1054‑1055).

19.

« Si les vœux pieux avaient quelque valeur ».

20.

« mais cela repose entre les mains des dieux ».

21.

« une maladie méritée » ; la cirrhose alcoolique demeure une cause fort commune d’hydropisie (v. note [12], lettre 8) et d’ascite. Guy Patin a déjà parlé de ce magistrat, en le disant corrompu, dans le post-scriptum de sa lettre à Charles Spon datée du 18 janvier 1658 (v. sa note [29]). Nicolas Quélain ou Quélin est le seul nom approchant dans la prosopographie de Popoff (no 2070), mais elle le dit mort en 1654 (quand d’autres sources donnent 1659).

Les Mémoires de Nicolas Goulas (Paris, 1889, tome 2, page 85) mentionnent la proscription du conseiller Quélin en 1645 pour réduire l’oppossition du Parlement contre l’édit du toisé (v. note [6], lettre 127).

Dans son historiette sur Mme la Princesse, Charlotte-Marguerite de Montmorency, l’une des nombreuses maîtresses du roi Henri iv, Tallemant des Réaux (tome i, pages 67‑74) évoque une Mme Quelin « qui eut l’honneur d’avoir sa part aux embrassements du roi », ajoutant en bas de page :

« Elle eut depuis un maître des comptes pour galant, qu’on appelait Nicolas. Il se rencontra en ce temps-là que M. Quelin, conseiller de la Grand’Chambre, son mari, {a} rapporta un procès pour un nommé Nicolas Fouquelin. Le président de Harlay, qui aimait à rire, fut ravi de cette rencontre et pour se divertir, toutes les fois qu’il pouvait faire venir cela à propos, il faisait redire à ce bonhomme le fait de ce procès afin d’avoir le plaisir de lui entendre dire Nicolas Fouquelin. Quelin, conseiller à la Grand’Chambre dit qu’il est fils de Henri iv. Il est vrai qu’il fait assez de tyrannie aux marchands de bois de l’île Notre-Dame {b} pour n’être pas fils d’un particulier ; mais il n’a que cela de royal. »


  1. Et sans doute le père du Quelin dont parlait ici Guy Patin.

  2. L’île Saint-Louis.

Comme Patin, en lui donnant l’âge de 66 ans en 1659, plaçait la naissance de Quelin en 1593, on peut déduire qu’il usurpait son ascendance royale : il semble qu’Henri iv n’ait connu Mme Quelin qu’en 1600, et il n’est de toute façon pas vraisemblable qu’il l’ait approchée avant la reprise de Paris en 1594 (Adam).

22.

« dans cette Grand’Chambre il s’entend le pire en matière d’ébriété, d’orgies, de beuveries et de scélératesses multiples, sous le faux prétexte du droit suprême. »

23.

« Elle ne mourait pas à cause du destin ni d’un trépas mérité ; mais malheureuse, elle partait avant le terme » (chant iv, vers 696-697).

Didon, première reine légendaire de Carthage, se fit brûler sur un bûcher quand Énée (v. note [14], lettre d’Adolf Vorst, datée du 4 septembre 1661), son amant rappelé par les dieux, la quitta.

24.

« Dieu vous préserve, et toute votre famille ».


Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 3 janvier 1659

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(Consulté le 21/04/2024)

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