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Dates principales de la vie de Guy Patin, des grands événements politiques et des querelles agitant la Faculté de médecine de Paris à son époque


A&S
FMP & UMM

Politica
Renaudot
Stibium
Vie GP

Arts et sciences
Faculté de médecine de Paris
et Université de médecine de Montpellier
Événements politiques
Renaudot (Théophraste et ses fils)
Antimoine
Vie de Guy Patin


Août 1536
FMP & UMM

Arrêt du Parlement de Paris visant à prohiber la pratique des empiriques [1] et charlatans, [2] et demandant à la Faculté de médecine d’établir une liste « des docteurs en ladite Faculté, ou qui seront approuvés d’icelle, des médecins ordinaires du roi et de ceux du sang royal, servant actuellement » autorisés à prescrire à Paris, « lesquelles ordonnances seront datées et signées » (v. note [4], lettre 15).
La Faculté de médecine de Paris réaffirmait sa farouche volonté de conserver à ses docteurs l’exclusivité d’exercice dans la capitale : les praticiens « étrangers » (qui avaient obtenu leur diplôme d’une autre faculté, comme Montpellier) n’y avaient pas droit de cité, sauf exception liée au service direct de la Couronne.


3 août 1566
Stibium
FMP & UMM

Sous le décanat de Simon i Piètre[3] la Faculté de médecine de Paris publie un décret qualifiant l’antimoine de poison (v. note [8], lettre 122). [4]


24 août 1572
Politica

Début du massacre de la Saint-Barthélemy à Paris, [5] suivi de la quatrième guerre de Religion.


9 septembre 1585
Politica

Naissance à Paris d’Armand-Jean du Plessis de Richelieu[6] futur cardinal-duc et principal ministre de Louis xiii.


1586
Renaudot

Naissance à Loudun (Poitou) de Théophraste Renaudot[7] future bête noire de Guy Patin et de la Faculté de médecine de Paris.


3 août 1590
Stibium
FMP & UMM

Arrêt du Parlement ordonnant à la Faculté de médecine de rédiger un antidotaire (Codex medicamentorum) « contenant les simples et composés, que les apothicaires à Paris doivent tenir en leurs boutiques ». [8]


25 octobre 1597
Stibium
FMP & UMM

La Faculté n’ayant encore rien entrepris, la Cour désigne 12 docteurs pour établir son antidotaire dans les trois mois.


30 avril 1598
Politica

Édit de Nantes instaurant la tolérance à l’égard du protestantisme (R.P.R., Religion prétendue réformée), fin des guerres de Religion. [9]


12 septembre 1598
Stibium
FMP & UMM

Le travail n’ayant toujours pas été entamé, la Cour renouvelle son ordre ; en outre, elle rappelle qu’elle « a ordonné et ordonne que l’arrêt du mois d’août 1536 sera gardé, observé et entretenu selon sa forme et teneur ».


20 décembre 1599
Stibium
FMP & UMM

Nouvel arrêt de la Cour enjoignant à la Faculté d’accomplir la tâche qu’elle lui a assignée (v. note [4], lettre 15).


31 août 1601
Vie GP

Naissance à La Place, hameau de Houdan en Beauvaisis (aujourd’hui Hodenc-en-Bray dans le département de l’Oise), de Guy Patin[10] second enfant (après Marie, sa sœur aînée) et premier fils de François Patin [11] et de Claire Manessier-Patin[12]


22 septembre 1601
Politica

Naissance à Valladolid d’Anne d’Autriche, infante d’Espagne, [13] fille aînée du roi Philippe iii[14] future reine de France.


27 septembre 1601
Politica

Naissance à Fontainebleau de Louis, dauphin de France, futur roi Louis xiii[15] fils aîné de Henri iv [16] et de Marie de Médicis[17] roi et reine de France.


14 juillet 1602
Politica

Naissance à Pescina (Abruzzes) de Giulio Mazzarini, futur cardinal Mazarin[18] principal ministre de Louis xiv.


5 décembre 1603
Stibium
FMP & UMM

Sous peine de les exclure de ses rangs, la Faculté de médecine de Paris interdit à ses docteurs d’avoir aucune pratique en commun avec Théodore Turquet de Mayerne [19] ou avec l’un quelconque de ses semblables : docteur de l’Université de médecine de Montpellier, Turquet avait publié une Apologia prônant l’emploi de l’antimoine [20] et autres médicaments chimiques dans le traitement des maladies (v. note [11], lettre 128).


24 avril 1608
Politica

Naissance à Fontainebleau de Gaston de France, [21] futur duc d’Orléans (Monsieur) en 1620, frère cadet de Louis xiii.


28 janvier 1609
Stibium
FMP & UMM

Pierre Le Paulmier[22] docteur régent, est exclu des rangs de la Faculté de médecine de Paris pour avoir eu recours à l’antimoine et autres remèdes chimiques, [23] et les avoir prônés dans sa Lapis philosophicus dogmaticorum [Pierre philosophale des dogmatiques] [24] (v. note [18], lettre 79).


14 mai 1610
Politica

François Ravaillac [25] assassine Henri iv à Paris ; début de la régence de Marie de Médicis.


14 octobre 1612
Renaudot
FMP & UMM

Brevet royal accordant à Théophraste Renaudot « les permissions et privilège, exclusivement à tous autres, de faire tenir bureaux et registres d’adresse […]. [26] Ensemble, de mettre en pratique et établir toutes les autres inventions et moyens par lui recouverts pour l’emploi des pauvres valides et traitement des invalides et malades, [27] et généralement tout ce qui sera utile et convenable au règlement desdits pauvres, avec défenses à tous autres qu’à ceux qui auront pouvoir exprès dudit Renaudot, d’imiter, altérer ou contrefaire sesdites inventions en tout ou partie, ni mêmement lesdits bureaux registres et tables d’adresse et de rencontre. »


21 novembre 1615
Politica

Mariage à Bordeaux de Louis xiii, roi de France, [28] avec Anne d’Autriche, infante d’Espagne.


1617-1620
Vie GP

Sa mère amène Guy Patin à Paris « pour tâcher, écrit-il à Charles Spon le 6 mars 1657, d’y faire fortune, et me retirer des champs, où la guerre et la taille font trop et trop de désordres » ; ayant commencé ses études (philosophie, rhétorique) au Collège de Boncourt, [29] l’élève se consacre un temps aux belles-lettres ; puis, brouillé avec ses parents, il subsiste en exerçant le métier de correcteur d’imprimerie chez le libraire Laquehais [30] à Paris (aux dires de Théophraste Renaudot, v. note [11], lettre 57) ; cette activité le met probablement en relation avec Jean ii Riolan[31] éminent docteur régent de la Faculté de médecine de Paris, qui deviendra le mentor et le père spirituel de Guy Patin.


1619
Vie GP

Guy Patin est reçu maître ès arts en l’Université de Paris. Les portes de la Faculté de médecine lui sont ouvertes.


Octobre 1620
Vie GP

Début présumé des études de Guy Patin à la Faculté de médecine de Paris.


8 septembre 1621
Politica

Naissance à Paris de Louis de Bourbon-Condé, duc d’Enghien, futur prince Louis ii de Condé (le Grand Condé) en 1646. [32]


30 janvier 1623
Stibium
FMP & UMM

Assemblée sur convocation du doyen Michel Seguin[33] la Faculté de médecine de Paris admet le principe de confier à 18 de ses docteurs régents la rédaction de son antidotaire.


1623
Vie GP

Cabinet des cantiques spirituels, propre pour élever l’âme à Dieu. Recueillis de plusieurs pères religieux par G.P.B. [Guy Patin Bellovacus (natif du Beauvaisis)], troisième partie (Paris, v. note [21], lettre 106).


4 janvier 1624
Stibium
FMP & UMM

Réunie sur convocation du doyen André Du Chemin[34] la Faculté désigne les 18 docteurs régents qui travailleront par paires à rédiger les neuf chapitres de l’antidotaire ; ils s’y consacrent d’abord assidûment, puis le zèle se relâche et se tarit tout à fait.


30 mars 1624
Vie GP

Des dix candidats qui se sont présentés au baccalauréat, sept sont reçus (sufficientes) et prêtent serment devant la Faculté réunie : Maîtres Rémi Levesque de Reims, Guillaume Dupré de Coutances, Claude Seguin d’Orléans, Urbain Bodineau d’Angers, Jacques-Philippe Cornuti de Paris, Antoine Suart du Mans, et de Marguy de Meaux. Guy Patin natif de Beauvaisis faisait partie des trois ajournés (incapaces), avec Jacques Thévart de Paris et François Foucqué de Genève, et admis à se représenter à la prochaine Saint-Rémy (Comment. F.M.P., tome xii, fo 70 vo). [35]


16 octobre 1624
Vie GP

Des cinq candidats qui se sont présentés au rattrapage du baccalauréat, trois sont admis à prêter serment devant la Faculté : Guy Patin[36] Jacques Thévart et François Foucqué. Les deux ajournés se nommaient Henri Martin et Jean Complainville, et étaient invités à se représenter deux ans plus tard (Comment. F.M.P., tome xii, fo 83 vo). Le premier n’obtint jamais sa licence à Paris ; le second y accéda en 1626.


2 novembre 1624
Vie GP

Le bachelier Guy Patin est nommé archidiacre [37] (c’est-à-dire répétiteur d’anatomie) de la Faculté de médecine de Paris pour deux ans.


19 décembre 1624
Vie GP

Première thèse quodlibétaire, [38] sous le décanat de Jacques ii Cousinot : [39] « Maître Élie Béda [40] a disputé, hors tour, d’une quodlibétaire à laquelle répondait Maître Guy Patin ; et la question a été Est ne feminæ in virum mutatio αδυνατος ? [La transformation des hommes en femmes n’est-elle pas impossible ?] », conclusion négative, thèse rédigée par Patin lui-même (Comment. F.M.P. tome xii, fo 115 vo, traduit du latin).


1625-1626
Renaudot

Théophraste Renaudot quitte Loudun pour venir s’installer définitivement à Paris.


27 novembre 1625
Vie GP

Seconde thèse quodlibétaire : [41] « Maître François Mallet[42] docteur en médecine, a présidé hors tour l’acte quodlibétaire auquel répondait Maître Guy Patin, bachelier originaire du Beauvaisis ; la question a été An prægnanti periculose laboranti abortus ? [Faut-il recourir à l’avortement quand une femme enceinte est atteinte d’une maladie qui met sa vie en péril ?] », négative, thèse rédigée par Patin lui-même (Comment. F.M.P., tome xii, fo 138 ro, traduit du latin).


26 mars 1626
Vie GP

Thèse cardinale : [43] « Maître Guy Patin, bachelier natif du Beauvaisis, archidiacre des Écoles, a répondu sur sa question cardinale, sous la présidence de Maître Denis Guérin[44] docteur en médecine. Le titre de cette thèse était Datur ne certum graviditatis indicium ex urina ? [Peut-on trouver dans l’urine un signe certain de grossesse ?] », négative, thèse rédigée par D. Guérin (Comment. F.M.P., tome xii, fo 139 vo, traduit du latin).


15 juin 1626
Vie GP

Les 11 licentiandes de la promotion sont reçus par le chancelier de Notre-Dame de Paris, « qui représente l’autorité épiscopale en cette cérémonie », qui leur donne licentiam faciendi, legendi et interpretandi Medicinam hic et ubique terrarum [licence d’exercer, d’enseigner et d’expliquer la médecine, ici et partout sur terre]. Les lieux furent : 1. Guillemeau, 2. Cornuty, 3. Seguin, 4. Morisset, 5. Dupré, 6. Levesque, 7. Suart, 8. Bodineau, 9. Thévart, 10. Fouqué, 11. Patin (Comment. F.M.P. tome xii, fo 145 vo). [45]


30 septembre 1627
Vie GP

Acte de vespérie [46] de Guy Patin[47] sous le décanat de Nicolas Piètre [48] (Comment. F.M.P. tome xii, fo 163 ro, traduit du latin) :
« Maître Guy Patin, licencié, a disputé pour son acte de vespérie, sous la présidence de Maître Philibert Guybert[49] docteur en médecine, qui a soumis à un candidat de médecine cette question An cathartica conservent naturam ? [Les cathartiques (médicaments purgatifs) conservent-ils la nature ?].
Maître Jean Piètre[50] docteur en médecine, a ensuite posé la seconde question audit Maître Guy Patin, licencié, An cathartica corrumpant naturam ? [Les cathartiques corrompent-ils la nature ?]. » [51]


7 octobre 1627
Vie GP

Acte de doctorat [52] de Guy Patin [53] (Comment. F.M.P. tome xii, fo 164 ro, traduit du latin) :
« Maître Guy Patin est reçu docteur en médecine, sous la présidence de Maître Philibert Guybert, docteur en médecine ; il a posé cette question à Maître Antoine Charpentier[54] An cathartica expulsione agant ? [Les cathartiques agissent-ils par répulsion ?].
Le président a ensuite soumis la seconde question à Maître Jean Piètre, docteur en médecine, An cathartica attractione agant ? [Les cathartiques agissent-ils par attraction ?]. »


13 décembre 1627
Vie GP

Acte de régence, dit pastillaire ou antéquodlibétaire, [55] de Guy Patin [56] (Comment. F.M.P. tome xii, fo 175 vo, traduit du latin) :
« Maître Guy Patin, docteur en médecine, a disputé sur cette question pastillaire qu’il a posée à un candidat de médecine, An furori uterino elleborismus ? [Un remède à base d’ellébore convient-il dans la passion utérine (v. note [10], lettre 490) ?]. [57][58]
Ensuite, Maître Philibert Guybert, docteur en médecine, a soumis cette seconde question à Maître Antoine Charpentier, An furori uterino mentha ? [La menthe convient-elle dans la passion utérine ?]. »


16 décembre 1627
Vie GP

Reçu docteur régent, Guy Patin préside pour la première fois la thèse quodlibétaire d’un bachelier, Georges Joudouin : [59] Utrum μητρομανια balneum ? [Le bain est-il bon dans la passion utérine ?] ; [60] l’auteur en est Guy Patin et la conclusion affirmative (Comment. F.M.P. tome xii, fo 181 vo ; v. note [10], lettre 3).


1628
A&S

Parution à Francfort de l’Exercitatio anatomica de motu cordis et sanguinis in animalibus [Essai anatomique sur le mouvement du cœur et du sang chez les animaux] de William Harvey, médecin de Londres. [61] La circulation du sang n’est plus un mystère, mais devient un sujet de controverse. La médecine tout entière va devoir s’adapter à cette nouvelle réalité. [62]


1628
Vie GP

Parution des Laurentii Opera omnia [Œuvres complètes d’André Du Laurens] (Paris, v. note [3], lettre 13), éditées et commentées en latin par Guy Patin (privilège daté du 28 septembre 1627). [63][64]


10 octobre 1628
Vie GP

Mariage de Guy Patin avec Jeanne de Janson[65] née en 1607, fille de Pierre de Janson [66] et de Catherine de Janson-Lestourneau[67]


28 juin 1629
Politica

Paix ou édit de grâce d’Alais ou Alès (v. note [15], lettre 13) mettant définitivement fin aux insurrections des places de sûreté protestantes (comme Montauban ou La Rochelle, pour les plus importantes). Les huguenots conservent leur liberté de culte, mais perdent toute indépendance politique.


11 août 1629
Vie GP

Baptême de Robert Patin[68] fils aîné de Guy (v. note [9], lettre 10).


1630
Renaudot
FMP & UMM

Théophraste Renaudot établit à Paris, « à l’enseigne du Coq, rue de la Calandre, sortant au Marché-Neuf » un Bureau d’adresse et de rencontre « où chacun peut donner et recevoir des avis de toutes les nécessités et commodités de la vie et société humaine ». Une consultation charitable pour les pauvres malades commence à y être régulièrement tenue.


20 avril 1630
Vie GP

Première lettre connue de Guy Patin aux Belin, médecins de Troyes. Notre édition contient 183 de celles qu’ils ont échangées.


11 novembre 1630
Politica

Journée des Dupes : [69] Richelieu prend le pouvoir, la reine Marie de Médicis en est définitivement écartée.


30 mai 1631
Renaudot

Parution du premier numéro de la Gazette[70] dont le roi a attribué le privilège exclusif à Théophraste Renaudot.


18 novembre 1631
Vie GP

Baptême d’un second fils de Guy Patin, prénommé Charles, [71] qui meurt de choléra morbus [72] à l’âge de deux mois (v. note [4], lettre 11).


Novembre 1631
Vie GP

Guy Patin est nommé pour un an régent d’anatomie à la Faculté de médecine de Paris.


1631-1632
Renaudot
FMP & UMM

Théophraste Renaudot adjoint des conférences publiques aux activités de son Bureau d’adresse, elles prennent le nom officiel de Conférences du Bureau d’adresse à partir de novembre 1633. [73] Elles ont lieu chaque lundi après-midi, de deux à quatre heures, dans la grande salle du Bureau d’adresse.


1631-1632
Vie GP

Premier des trois portraits originaux connus de Guy Patin (v. note [2], lettre latine 231). [74] Paré de sa tenue d’apparat, le tout jeune docteur régent ne dissimulait pas ses ambitions de célébrité.


1632
Vie GP

Parution du Traité de la conservation de santé (Paris, 1632, 2e édition), [75] seul livre médical original de Guy Patin qui ait été publié sous sa signature. Notre édition en fournit la transcription intégrale, annotée et indexée.


12 janvier 1633
Vie GP

Mort à Hodenc-en-Bray de François Patin, père de Guy.


23 février 1633
Vie GP

Baptême de Charles (que son père surnommait Carolus) Patin[76] second fils de Guy portant ce prénom.


8 août 1634
Vie GP

Baptême de Pierre Patin (mort après 1672), [77] troisième fils alors vivant de Guy.


1er octobre 1634
Vie GP

Déménagement de la famille Patin, toujours rue des Lavandières, mais près l’Étoile au lieu de près l’église Sainte-Opportune [78] (v. note [3], lettre 21).


19 mai 1635
Politica

La France ouvre les hostilités contre l’Espagne en entrant ouvertement dans la guerre de Trente Ans [79] (vL’Europe en 1635).


21 novembre 1635
Vie GP

Baptême de François Patin[80] mort quelques jours plus tard.


15 août 1636
Politica

Prise de Corbie, en Picardie, par les Espagnols ; [81] Paris, directement menacée par l’ennemi, accueille les populations qui fuient et prépare sa défense.


10 novembre 1636
Politica

Les Français reprennent Corbie aux Espagnols ; Te Deum chanté à Notre-Dame le lendemain. [82]


31 janvier 1637
Stibium
FMP & UMM

Réunie sur convocation du doyen, Philippe ii Hardouin de Saint-Jacques[83] la Faculté décide que la tâche entreprise en 1624 doit être achevée pour aboutir à l’impression de l’antidotaire dans le meilleur délai (v. note [14], lettre 15).


15 février 1637
Politica

Mort de Ferdinand ii de Habsbourg, son fils, Ferdinand iii [84] est élu empereur germanique.


1er avril 1637
Renaudot

Avec permission du roi, Théophraste Renaudot adjoint un mont-de-piété à son Bureau d’adresse.


23 avril 1637
Stibium
FMP & UMM

La Faculté de médecine de Paris décide que chaque rubrique de l’antidotaire sera mise à jour par ses responsables, puis soumise aux critiques et à l’approbation de la Compagnie.


20 juin 1637
Stibium
FMP& UMM

La Faculté examine la rubrique des purgatifs [85] et vomitifs (confiée à Philippe et Gabriel Hardouin de Saint-Jacques) ; les débats sont houleux, mais la majorité des présents va à admettre l’inscription du vin émétique d’antimoine, [86] jugé plus efficace que les autres médicaments de sa catégorie (vomitifs).


27 oct.-22 nov. 1637
Stibium
FMP& UMM

La Faculté consacre cinq assemblées successives à une dernière relecture de l’antidotaire ; lors de la dernière, la décision est prise de l’imprimer.


22 décembre 1637
Vie GP

Baptême de François Patin[87] second fils de Guy portant ce prénom et son quatrième fils alors vivant (après Robert, Charles et Pierre).


30 janvier 1638
Vie GP
FMP & UMM

Guy Patin est nommé examinateur du baccalauréat de médecine [88] dont les épreuves, après sélection des candidats, se déroulent du 22 au 27 mars 1638.


20 mars 1638
Renaudot
FMP & UMM

Isaac [89] et Eusèbe Renaudot[90] fils de Théophraste, sont admis à subir les épreuves du baccalauréat s’ils promettent, devant notaire, « à Messieurs de la Faculté de médecine de cette ville de Paris, qui l’ont ainsi requis d’eux, qu’au cas qu’ils aient l’honneur d’être reçus en la qualité de bacheliers de ladite Faculté et autres degrés d’icelle, comme ils l’espèrent et les supplient, ils n’exerceront point aucune des fonctions du Bureau d’adresse, mais s’adonneront entièrement à l’exercice de la médecine, à quoi ils se sont obligés sous l’hypothèque de tous et chacuns leurs biens » (v. note [3], lettre 39).


27 mars 1638
Renaudot
FMP & UMM

Isaac et Eusèbe Renaudot, natifs de Loudun (Juliodunenses), sont reçus bacheliers de la Faculté de médecine de Paris aux strictes conditions susdites. Ils sont classés 7e et 8e des 9 candidats admis (Comment. F.M.P., tome xiii, fo 47 ro).


1er mai 1638
Renaudot

Théophraste Renaudot achète une charge vacante de conseiller à la Cour des monnaies (cette Cour décernait les autorisations de détenir des fourneaux pour pratiquer la chimie).


5 septembre 1638
Politica

Naissance à Saint-Germain-en-Laye de Louis-Dieudonné, dauphin de France, [91] futur roi Louis xiv, premier enfant de Louis xiii et d’Anne d’Autriche, roi et reine de France, mariés depuis 23  ans.


16 octobre 1638
Stibium
FMP & UMM

La Faculté donne son « bon à tirer » à l’antidotaire, et demande qu’en guise de validation la liste des 110 docteurs régents (incluant Guy Patin et tous les autres orthodoxes) figure en tête du Codex medicamentorum ; malgré l’interdiction de 1566, le vin émétique d’antimoine fait partie des médicaments décrits et approuvés (v. note [8], lettre 44).


12 mars 1639
Vie GP

Baptême de Catherine Patin[92] première fille de Guy (morte à l’âge de 2 ans).


27 mars 1639
Renaudot
FMP & UMM

En réplique au succès de Théophraste Renaudot, la Faculté de médecine de Paris ouvre tous les samedis matin, de dix heures à midi, dans ses locaux, rue de la Bûcherie, une consultation charitable (gratuite) pour les pauvres malades (v. note [5], lettre 32). [93]


2 septembre 1640
Renaudot
FMP & UMM

Des « lettres patentes du roi en faveur des pauvres, et particulièrement des malades » accordent à Théophraste Renaudot l’autorisation de « mettre en pratique et établir » toutes ses inventions pour les soins des indigents, « lesquels y reçoivent gratuitement conseil et assistance en leurs maladies et incommodités, par la charité des médecins, chirurgiens et apothicaires qui s’y assemblent à cette fin. […] Et pour cet effet, avons permis audit Renaudot de tenir chez lui lesdits fourneaux et y faire toutes sortes d’opérations chimiques servant à la médecine seulement ». Renaudot publie les Consultations charitables pour les malades… (v. note [8], lettre 57) ; institution officielle des fourneaux, le 2 septembre, et des consultations charitables, le 7 novembre.


21 septembre 1640
Politica

Naissance à Saint-Germain-en-Laye de Philippe de France, duc d’Anjou, [94] puis duc d’Orléans (Monsieur) en 1660, frère puîné de Louis xiv.


23 octobre 1640
Renaudot
FMP & UMM

La Faculté de médecine de Paris attaque les lettres patentes attribuées à Théophraste Renaudot parce qu’elles n’ont pas été vérifiées par le Parlement ; Renaudot dépose une requête devant le roi.


30 octobre 1640
Renaudot
FMP & UMM

Le Conseil privé donne raison à Renaudot et ordonne que sa requête soit signifiée à la Faculté de médecine de Paris.


3 novembre 1640
FMP & UMM

Guy Patin est l’un des cinq électeurs du doyen de la Faculté de médecine de Paris. [95] Guillaume Du Val [96] « sortira du chapeau ».


6 novembre 1640
Renaudot
FMP & UMM

La requête de Théophraste Renaudot est signifiée au nouveau doyen, Guillaume Du Val.
Le même jour, le prévôt de Paris [97] rend sentence donnant raison à la Faculté et interdisant à Renaudot « de faire assemblée en sa maison touchant l’art de médecine, et de la pratiquer en la ville de Paris ». Le doyen s’adjoint dix coadjuteurs ou conseillers parmi les docteurs régents, dont Guy Patin, pour enquêter « à propos d’une foule de soi-disant médecins exerçant à faux titre la médecine à Paris, fauteurs d’erreurs insolentes, empiriques, circulateurs, charlatans, troublant le bon ordre parmi les dignes docteurs de la Faculté de médecine de Paris, et surtout l’un d’eux, Théophraste Renaudot, directeur de la Gazette, homme d’une audace extraordinaire qui recevait chez lui, dans le local de sa Gazette, des médecins étrangers [non titulaires d’un doctorat de Paris] vagabonds, exotiques, et sous prétexte de charité illégitime (illégitime parce qu’elle est sans juridiction ; bien plus, elle va contre les lois et juridictions de l’Université de Paris, ainsi que le démontrent les statuts), avait institué des consultations avec ces médecins » (Comment. F.M.P., tome xiii, fo 107 ro‑vo, traduit du latin).


Novembre 1640
Renaudot
FMP & UMM

Factum du procès d’entre Me Théophraste Renaudot, docteur en médecine de la Faculté de Montpellier, médecin du roi, commissaire général des pauvres malades et valides de ce royaume… demandeur en requête présentée au Conseil privé du roi, le 30e d’octobre 1640, contre les doyen et docteurs en médecine de la Faculté de Paris, défendeurs… (v. note [9], lettre 96).


Décembre 1640
Renaudot
FMP & UMM

La Faculté décrète qu’Isaac et Eusèbe Renaudot, reçus à la licence au mois de juin, « en raison du grave préjudice causé par leur père, ne seraient pas admis aux actes publics de l’École ni au doctorat » (Comment. F.M.P., tome xiii, fo 114 ro, Concl. 12, traduite du latin).


1640
Politica

Parution posthume, à Louvain, de l’Augustinus [98] de Jansenius, évêque d’Ypres (mort en 1638), [99] ouvrage fondateur du jansénisme.


26 janvier 1641
Renaudot
FMP & UMM

La Faculté de médecine de Paris ordonne que son arrêt contre les fils Renaudot « leur serait signifié par huissier afin qu’ils n’eussent pas à se présenter ».


29 mars 1641
(Vendredi saint)
Renaudot
FMP & UMM

Anon. [René Moreau] : [100] Défense de la Faculté de médecine de Paris, contre son calomniateur, dédiée à Monseigneur l’Éminentissime cardinal-duc de Richelieu ; ouvrage qui provoque la Réponse de Théophraste Renaudot, docteur en la célèbre Faculté de médecine de Montpellier, médecin du roi, commissaire général des pauvres, maître et intendant général des bureaux d’adresse de France, au libelle fait contre les consultations charitables pour les pauvres malades (v. note [8], lettre 57).


Début mai 1641
Renaudot
FMP & UMM

Anon. [Jean ii Riolan ou Guy Patin] : Avertissement à Théophraste Renaudot, contenant les mémoires pour justifier les anciens droits et privilèges de la Faculté de médecine de Paris (v. note [11], lettre 57).


14 mai 1641
Renaudot
FMP & UMM

Après plusieurs tentatives d’accommodement, Richelieu convoque le doyen Du Val pour obtenir des explications sur la conduite de la Faculté à l’encontre d’Isaac et Eusèbe Renaudot.


17 mai 1641
Renaudot
FMP & UMM

La Faculté refuse d’obéir aux instances de Richelieu : elle dénie aux fils Renaudot, Isaac et Eusèbe, l’accès au doctorat et décide de continuer ses poursuites contre leur père.


26 mai 1641
Renaudot
FMP & UMM

Anon. [Théophraste Renaudot] : Remarques sur l’Avertissement à Me Théophraste Renaudot, portées à son auteur par Maschurat compagnon imprimeur [« faite et imprimée en quatre jours » (v. note [11], lettre 57)].


1er juin 1641
Renaudot
FMP & UMM

Épître dédicatoire des Opera de Daniel Sennert [101] (ouvrage paru plus tard dans l’année), rédigée par Guy Patin, louant René Moreau pour sa Défense, traitant Théophraste Renaudot de nebulo et blatero [vaurien et babillard], entre autres injures, et sans le nommer (v. notes [12], lettre 44, et [3], lettre 90).


Juin 1641
Renaudot
FMP & UMM

Richelieu en personne interdit à René Moreau de publier la réponse qu’il a préparée contre Théophraste Renaudot.


14 juin 1641
Renaudot
FMP & UMM

Arrêt royal ordonnant que la Faculté de médecine cesse toutes ses poursuites contre Théophraste Renaudot, et confirmant l’établissement de ses fourneaux et de ses consultations charitables. La Faculté s’incline à contrecœur le 25 juin.


1er février 1642
Renaudot
FMP & UMM

Nouvelle requête de la Faculté de médecine de Paris pour obtenir l’abolition de tous les privilèges accordés à Théophraste Renaudot.


Février-mars 1642
Renaudot
FMP & UMM

Requête de Théophraste Renaudot contre Guy Patin ; lequel convient être l’auteur de l’épître injurieuse des Opera de Sennert, mais prétend que ses paroles insultantes (nebulo et blatero) visaient un autre, le défunt Guy de La Brosse ; [102] les deux parties sont renvoyées dos à dos.


13 mars 1642
Renaudot
FMP & UMM

Lettre de Richelieu à la Faculté de médecine, lui enjoignant de conserver son lieu de licence à Eusèbe Renaudot, servant alors comme médecin aux côtés du cardinal (Comment. F.M.P., tome xiii, fo 136 ro).


17 mai 1642
Renaudot
FMP & UMM

La Faculté refuse à Isaac Renaudot l’autorisation de disputer son acte de vespérie, sous prétexte de son attitude injurieuse à l’égard d’un de ses docteurs régents, Hugues Chasles ; [103] Isaac en appelle au Parlement.


14 juin 1642
Renaudot
FMP & UMM

Arrêt royal interdisant à la Faculté de médecine de Paris de faire aucune poursuite contre Théophraste Renaudot par devant le prévôt et autres juges.


Juillet 1642
Vie GP

Rencontre de Guy Patin et de Charles Spon[104] médecin de Lyon, source de leur durable amitié.


14 août 1642
Renaudot
FMP & UMM

Procès intenté par Théophraste Renaudot et la sœur de Guy de La Brosse contre Guy Patin, aux Requêtes de l’Hôtel ; [105] Patin se défend seul et obtient gain de cause, Renaudot est débouté.


6 septembre 1642
Renaudot
FMP & UMM

Arrêt de la Cour ordonnant à la Faculté de médecine de Paris de donner sous quinzaine le bonnet de docteur à Isaac et Eusèbe Renaudot.


20 octobre 1642
Renaudot
FMP & UMM

La Faculté de médecine de Paris arrête qu’elle est disposée à recevoir docteurs régents les fils Renaudot si Richelieu interdit de toute son autorité à leur père de continuer à offenser la Faculté ou l’un quelconque de ses docteurs, que ce soit par parole, par écrit ou par action.


Automne 1642
Renaudot
FMP & UMM

Le Bureau d’adresse publie La Présence des absents, ou facile moyen de rendre présent au médecin l’état d’un malade absent ; dressé par les docteurs en médecine consultant charitablement à Paris pour les pauvres malades (v. note [2], lettre 77).


21 octobre 1642
Vie GP

Première lettre connue de Guy Patin à Charles Spon, médecin calviniste de Lyon. Notre édition contient 355 de celles qu’ils ont échangées.


8 novembre 1642
Vie GP
FMP & UMM

Guy Patin est un des trois élus pour être doyen, mais n’est pas désigné par le tirage au sort ; il est nommé censeur de la Faculté pour deux ans, [106] aux côtés du doyen Michel i de La Vigne[107]


2 décembre 1642
Renaudot
FMP & UMM

Richelieu ayant accepté la requête de la Faculté de médecine de Paris, Isaac Renaudot, l’aîné des deux frères, soutient son acte de vespérie.


4 décembre 1642
Renaudot
FMP & UMM

Mort de Richelieu ; [108] la Faculté de médecine de Paris interrompt aussitôt les actes doctorants à peine entamés des deux frères Renaudot, Isacc et Eusèbe.


9 janvier 1643
Renaudot
FMP & UMM

Supplique adressée par la Faculté au Conseil du roi pour demander que Théophraste Renaudot mette fin à ses consultations charitables. Lettres patentes du roi autorisant Renaudot à construire sur ses deniers propres un hôtel des consultations charitables, sur l’emplacement du rempart de Paris, entre la porte Saint-Antoine et les religieuses du Calvaire. La Faculté, épaulée par l’Université, l’Hôtel-de-Ville de Paris et la duchesse d’Uzès [109] (propriétaire de terrains limitrophes) manifestent leur opposition.


14 mai 1643
Politica

Mort de Louis xiii[110] régence d’Anne d’Autriche [111] et ascension de Mazarin. [112]


19 mai 1643
Politica

Le duc d’Enghien, futur Grand Condé[113] écrase les Espagnols à Rocroi. [114]


14 juin 1643
Vie GP

Baptême de Jean-Baptiste Patin[115] cinquième fils alors vivant de Guy ; mort en bas âge.


16 juillet 1643
Renaudot
FMP & UMM

Requête de la Faculté de médecine de Paris devant le Conseil du roi contre Théophraste Renaudot.


7 août 1643
Renaudot
FMP & UMM

Le Conseil du roi donne raison à la Faculté et renvoie l’affaire devant le prévôt de Paris ; la Faculté fait signifier cet arrêt à Théophraste Renaudot le 12 août.


Septembre 1643
Renaudot
FMP & UMM

Requête présentée à la reine par Théophraste Renaudot en faveur des pauvres malades de ce royaume ; Renaudot s’y défend de quelques lignes de la Gazette qui auraient pu faire offense à Anne d’Autriche ; ce factum attise la vindicte de la Faculté de médecine (v. note [15], lettre 92).


24 septembre 1643
Renaudot
FMP & UMM

La Faculté de médecine de Paris fait réimprimer à ses frais le Factum que Théophraste Renaudot avait publié en 1640.


11 octobre 1643
Politica

Mort à Paris de Jean Duvergier de Hauranne, abbé de Saint-Cyran[116] fondateur du monastère janséniste de Port-Royal-des-Champs. [117][118]


31 octobre 1643
Renaudot
FMP & UMM

Publication (par les soins de Guy Patin) d’une requête présentée au prévôt de Paris par les docteurs de la Faculté de médecine contre Théophraste Renaudot et ses adhérents, qui exercent sans titres la médecine au Bureau d’adresse, commençant par ces mots : « Le procès entre les doyen et docteurs régents en la Faculté de médecine à Paris et Théophraste Renaudot… » (v. note [9], lettre 96).


4 novembre 1643
Renaudot
FMP & UMM

Guy Patin (ou René Moreau) : Examen de la Requête présentée à la reine par le Gazetier.


9 décembre 1643
Renaudot
FMP & UMM

Richelieu et Louis xiii étant morts, la Faculté de médecine de Paris ose assigner Théophraste Renaudot et ses collaborateurs des consultations charitables devant le Châtelet pour exercice illégal de la médecine.
La Faculté gagne son procès : interdiction à Renaudot et à ses adhérents d’exercer la médecine à Paris, comme de continuer leurs conférences, consultations et assemblées dans le Bureau d’adresse ou autres lieux de la ville et faubourgs (v. note [52], lettre 101). Renaudot fait aussitôt appel devant le Conseil du roi.


17 décembre 1643
Renaudot
FMP & UMM

Guy Patin rédige et préside la thèse de Paul Courtois : [119] Estne totus homo a natura morbus ? [Par nature, l’homme n’est-il pas tout entier maladie ?]. [120] Il y attaque Théophraste Renaudot en composant un féroce acrostiche latin sur son nom (v. note [32], lettre 98).


1er mars 1644
Renaudot
FMP & UMM

La Grand’Chambre rejette l’appel de Théophraste Renaudot contre la Faculté (v. note [56], lettre 101) en confirmant la sentence que le Châtelet avait prononcée le 9 décembre 1643.
Publication de l’arrêt avec les plaidoiries des avocats, et des duæ orationes [deux discours] du Doyen Michel de La Vigne (v. L’ultime procès de Théophraste Renaudot… et note [59], lettre 104). [121]
Renaudot a perdu son long combat médical et politique contre la Faculté. De toutes ses innovations, seule subsiste la Gazette ; mais son fils Eusèbe et ceux de Montpellier vont âprement entreprendre de le venger.


17 mai 1644
Renaudot
FMP & UMM

Arrêt du Parlement officialisant les consultations charitables de la Faculté de médecine de Paris, créées en 1639 en réaction à celles du Bureau d’adresse (v. note [56], lettre 101). [122]


Plus tard en 1644
Renaudot
FMP & UMM

Anon. [Théophraste Renaudot] : Réponse à l’Examen de la requête présentée à la reine par Me Théophraste Renaudot, portée à son auteur par Machurat, compagnon imprimeur (v. note [9], lettre 96).
Anon. [Guy Patin] : Le Nez pourri de Théophraste Renaudot, grand Gazetier de France et espion de Mazarin, appelé dans les Chroniques Nebulo hebdomarius, de patria Diabolorum [Vaurien semainier (rythme de parution de la Gazette) venu de la patrie des diables (Loudun)]. Avec sa vie infâme et bouquine, récompensée d’une vérole euripienne, ses usures, la décadence de ses monts-de-piété et la ruine de tous ses fourneaux et alambics (excepté celle de sa conférence, rétablie depuis quinze jours) par la perte de son procès contre les docteurs de la Faculté de médecine de Paris (v. note [64], lettre 101).


29 juillet 1644
Politica

Mort du pape Urbain viii[123] Innocent x [124] est élu le 15 septembre suivant.


14 octobre 1644
Vie GP

Baptême de Gabrielle-Catherine Patin[125] seconde fille de Guy (morte en bas âge).


21 octobre 1644
Renaudot
FMP & UMM

Dans son discours inaugural, Siméon Courtaud[126] professeur et doyen de l’Université de médecine de Montpellier, [127][128] prend la défense de Théophraste Renaudot contre la Faculté de médecine de Paris et l’arrêt du Parlement de Paris.


5 novembre 1644
Vie GP
FMP & UMM

Guy Patin est un des trois élus pour le décanat de la Faculté de médecine de Paris, mais à nouveau, le tirage au sort ne lui est pas favorable. Jean Merlet [129] est le nouveau doyen.


1645
FMP & UMM

Siméon Courtaud publie son Monspeliensis medicorum Universitatis oratio… [Discours aux médecins de l’Université de Montpellier…] prononcé le 21 octobre 1644 (v. note [19], lettre 128) ; la lutte de la Faculté de Paris contre les Renaudot devient une guerre contre l’Université de Montpellier : laquelle domine-t-elle l’autre par son ancienneté et par la qualité de ses docteurs ?
Comparée à la Faculté de Paris, l’Université de Montpellier était nettement plus ouverte aux nouvelles idées médicales : on y mettait ouvertement en doute le dogmatisme [130] hérité d’Hippocrate [131] et de Galien[132] pour s’intéresser aux innovations introduites par les Arabes, [133] et par Paracelse [134] et ses disciples (paracelsistes). [135]


1645
Politica

La princesse Marie, Louise-Marie de Gonzague, [136] devient reine de Pologne [137] en épousant Ladislas iv[138] puis son frère et successeur, Jean ii Casimir[139] en 1649.


9 novembre 1645
Vie GP
FMP

Guy Patin est élu professeur de chirurgie de la Faculté de médecine de Paris pour un an ; il occupa cette chaire d’octobre 1646 à octobre 1647 (v. note [70] des Décrets et assemblées de la Faculté de médecine en 1651‑1652). [140]


Mai-juin 1646
FMP & UMM

Le Centonis Κακορραφιας diffibulatio… [Démontage du centon perfide…] de René Moreau et deux autres libelles anonymes répondent à Courtaud :
- Navicula solis… [Petit navire du soleil…] (que Guy Patin attribue à Jean Bérault) ; [141]
- Appendix ad centonis Κακορραφιας diffibulationem [Appendice au Démontage du centon perfide…] (v. note [4], lettre 137).


3 novembre 1646
Vie GP
FMP & UMM

Guy Patin est l’un des cinq électeurs du doyen.


14 mars 1647
Vie GP
FMP & UMM

Guy Patin rédige et préside la thèse cardinale de Jean de Montigny : [142] Estne longæ et iucundæ vitæ tuta certaque parens sobrietas ? [Une sobriété prudente et déterminée n’est-elle pas la mère d’une longue et heureuse vie ?] (v. note [6], lettre 143). [143] Les apothicaires s’estiment calomniés et intentent dès le lendemain une procédure contre Patin[144] mais vont être déboutés.


10 avril 1647
Vie GP

Première lettre connue de Guy Patin à André Falconet, médecin catholique de Lyon. Notre édition contient 440 de celles qu’ils ont échangées.


15 septembre 1647
Vie GP

Baptême de Godefroy Patin[145] dernier enfant de Guy, qui était alors père de six fils et deux filles en vie. Godefroy atteignit l’âge adulte et eut une descendance.


15-16 janvier 1648
Politica

Lit de justice au Parlement de Paris [146] et vexation des maîtres des requêtes : début de la première Fronde, dite parlementaire.


2 avril 1648
FMP & UMM

Thèse cardinale de Jean-Baptiste Moreau [147] sur la prééminence de la méthode hippocratique, [148] sous la présidence de Charles Guillemeau ; parution, la même année à Paris, du texte traduit en français et augmenté de onze observations contre les us et abus des apothicaires, écrites avec la collaboration de Guy Patin[149]


4 avril 1648
Vie GP

Robert Patin, fils aîné de Guy, est reçu bachelier de la Faculté de médecine de Paris. [150]


6 avril 1648
Vie GP

Première des 55 lettres françaises de notre édition que Guy Patin a échangées avec les de Salins, médecins de Beaune (Bourgogne).


27-28 août 1648
Politica

Journée des barricades, première insurrection frondeuse de Paris ; [151] engagement d’un houleux bras de fer entre la reine régente et le Parlement, auquel le peuple a été rallié.


24 octobre 1648
Politica

Traités de Westphalie, signés à Münster (pour les nations catholiques) et à Osnabrück (pour les nations réformées), mettant fin à la guerre de Trente Ans (1618-1648). [152] La guerre continue entre l’Espagne et la France.


7 novembre 1648
Vie GP
FMP & UMM

Guy Patin est un des trois élus pour être doyen de la Faculté de médecine de Paris, mais pour la troisième fois, n’est pas désigné par le tirage au sort. Jean Piètre prend le décanat.


1648
Renaudot
FMP & UMM

Actes pastillaires d’Isaac (18 novembre) et d’Eusèbe (2 décembre) Renaudot. Bacheliers en 1638, ils sont enfin reçus docteurs régents de la Faculté de médecine de Paris.


6 janvier 1649
Politica

Louis xiv et la reine régente, Anne d’Autriche[153] quittent Paris pour Saint-Germain-en-Laye : début du siège de Paris par les troupes royales que commande le prince de Condé ; [154] la Fronde devient une authentique guerre civile.


9 février 1649
Politica

Décapitation du roi Charles ier d’Angleterre à Londres. [155] Le Royaume-Uni va devenir une république (Commonwealth) bientôt gouvernée par Oliver Cromwell[156] devenu Protecteur (Lord Protector) en 1653.


11 mars 1649
Politica

La paix de Rueil met fin au siège de Paris. [157] La Fronde parlementaire est matée mais les princes ont pris goût à la rébellion contre la reine régente, Anne d’Autriche, et son principal ministre, Mazarin[158]


2 avril 1649
Vie GP

Guy Patin écrit à Charles Spon sa plus longue séquence continue : commencée à la mi-janvier, elle est composée de quatre lettres (19 février, 20 mars, 23 mars, 2 avril) formant un véritable journal du siège de Paris.


24 décembre 1649
Vie GP

Première des 64 lettres latines qui forment la correspondance de Guy Patin avec Johann Georg Volckamer, médecin de Nuremberg.


18 janvier 1650
Politica

Arrestation des princes : Condé[159] son frère Conti[160] et leur beau-frère, le duc de Longueville ; [161] incarcération pendant un an, au château de Vincennes [162] puis au Havre.


11 février 1650
S&A

Mort du philosophe René Descartes à Stockholm, [163] où il appartenait à la cour savante de la reine Christine de Suède. Le jugeant trop novateur, par rapport à Aristote, Guy Patin n’avait pas d’estime pour lui.


18 juillet 1650
Vie GP

Robert Patin, fils aîné de Guy, est reçu licencié de la Faculté de médecine de Paris. [164]


5 novembre 1650
Vie GP
FMP & UMM

Guy Patin est élu doyen de la Faculté de médecine de Paris pour une année (suivant la coutume, qui établissait aussi que, sauf empêchement, le doyen fût reconduit pour une seconde année).
Il commence à tenir le registre officiel de ses Commentaires de la Faculté[165]


Décembre 1650
Vie GP

Acte de vespérie (1er décembre) puis de doctorat (19 décembre) de Robert Patin ; [166] le fils aîné de Guy est docteur régent de la Faculté de médecine de Paris.


Début 1651
Vie GP

Guy Patin achète à ses deux beaux-frères, pour 15 000 livres, la maison des champs que possédaient ses beaux-parents à Cormeilles-en-Parisis (v. note [16], lettre 264). [170]


11 janvier 1651
Vie GP

Emménagement de la famille Patin à Paris dans une maison achetée 27 000 livres, située rue et place du Chevalier-du-Guet[167] dans le quartier du Châtelet.


19 janvier 1651
Vie GP

Robert Patin dispute son acte de régence (pastillaire ou antéquodlibétaire) puis préside le même jour, pour la première fois, une thèse, qui est la première quodlibétaire de Charles Barralis[168] bachelier de la Faculté de médecine de Paris. [169]


27 janvier 1651
Vie GP

Première des 58 lettres, latines et françaises, qui forment la correspondance de Guy Patin avec Christiaen Utenbogard, médecin d’Utrecht.


15 février 1651
Politica

Libération de Condé, Conti et Longueville, et début prochain de la Fronde dite des princes.
Premier exil de Mazarin, jusqu’en janvier 1652. [171]


12 mai 1651
Stibium
FMP & UMM

« Décret de la très salubre Faculté de médecine de Paris défendant à tout docteur d’approuver […] aucun livre de médecine ou aucun remède quelconque, sans en avoir obtenu la permission du Collège tout entier » (v. les Décrets et assemblées de la Faculté à cette date).


Juillet 1651
FMP & UMM

Jean ii Riolan [anonymement, mais probablement écrit avec l’aide diligente de Guy Patin] : Curieuses recherches sur les écoles de médecine de Paris et de Montpellier… (ouvrage commencé en 1649, réponse au discours de Courtaud). [172]


Juin 1651
Stibium
FMP & UMM

Sans autorisation de la Faculté de médecine de Paris, à laquelle il appartient, Jean Chartier [173] publie La Science du plomb sacré des sages… [174] (v. note [13], lettre 271) ; hauts cris du clan antistibial et début d’une très violente querelle de deux ans entre Guy Patin et Jean Chartier.


28 août 1651
Stibium
FMP & UMM

Décret de la Faculté excluant Jean Chartier de ses rangs pour n’avoir pas soumis son livre aux obligations rappelées dans le décret qu’elle a prononcé le 12 mai et pour l’avoir attaquée en justice.


7 septembre 1651
Politica

Lit de justice déclarant la majorité (13 ans révolus) de Louis xiv[175] La reine régente, Anne d’Autriche, devient reine mère, mais continue de gérer les affaires du royaume, Mazarin étant hors de France. [176]


4 novembre 1651
Stibium
FMP & UMM

Confirmation du décret de la Faculté prononcé le 28 août contre Jean Chartier et décision de l’appliquer exactement. Guy Patin est renouvelé doyen pour un an.


23 décembre 1651
Stibium
FMP & UMM

La Faculté accueille favorablement la demande de Jean Merlet que le Codex soit récrit et réimprimé, après avoir été réformé et purgé de toutes les erreurs dont il regorge et en particulier, que le vin émétique d’antimoine en soit retiré. Cet audacieux projet a tourné court. [177]


29 décembre 1651
Stibium
FMP & UMM

Douze régents (8 anciens et 4 jeunes), tous antistibiaux, sont désignés pour procéder à la révision du Codex qu’ils proposeront ensuite à la Compagnie.
À l’issue de la réunion, un huissier à la chaîne [178] vient signifier au doyen, sur requête de Jean Chartier, que la Faculté n’a aucune autorité pour revenir sur l’inscription du vin émétique dans le Codex.


30 décembre 1651
Stibium
FMP & UMM

Comparution de Guy Patin devant la Grand’Chambre pour obtenir l’annulation de la requête de Jean Chartier contre le droit de la Faculté à réviser le Codex pour en exclure le vin émétique d’antimoine.


1651
A&S

Parution à Paris des Experimenta nova anatomica [Nouvelles expériences anatomiques] de Jean Pecquet, docteur en médecine de Montpellier natif de Dieppe (Normandie) : [179] découverte du réservoir du chyle et de sa circulation, [180] jalon essentiel dans l’absorption des aliments ; après le sang, la lymphe est la deuxième des quatre humeurs corporelles à passer du mythe galéniste à la science physiologique.


4 janvier 1652
Stibium
FMP & UMM

Jean Chartier obtient un arrêt sur requête défendant à la Faculté d’appliquer sa décision du 29 décembre (procédure engagée pour la réforme du Codex).


8 janvier 1652
Stibium
FMP & UMM

Nouvelle plainte de Jean Chartier au Parlement contre la Faculté pour être autorisé à disputer en son rang à la thèse que Daniel Arbinet [181] allait soutenir le 11 janvier, sous la présidence de Germain Hureau[182] sur les altérants et les purgatifs. [183]


11 janvier 1652
Stibium
FMP & UMM

Jean Chartier se présente à la Faculté, accompagné d’un huissier à la chaîne, pour disputer lors de la thèse de Daniel Arbinet ; le doyen Patin interdit à Chartier de parler et l’expulse de la salle avec son huissier.


29 janvier 1652
Politica

Rappelé par le roi et par la reine mère, Mazarin rejoint la cour à Poitiers ; fin de son premier exil. [184]


26 mars 1652
Stibium
FMP & UMM

Soixante et un des 111 docteurs régents de la Faculté de médecine de Paris se déclarent officiellement en faveur de l’antimoine (v. note [3], lettre 333) ; [185] Jean Chartier et les antimoniaux de la Faculté proclament qu’ils sont majoritaires ; le décanat de Guy Patin devient un pugilat (qu’il va perdre).


Printemps 1652
Vie GP
FMP & UMM

Deuxième des trois portraits originaux connus de Guy Patin, il figure sur le jeton métallique frappé à ses effigie et devise, et aux armes de la Faculté de médecine de Paris, pour immortaliser son décanat (v. note [42], lettre 288). [186]


2 juillet 1652
Politica

Bataille du faubourg Saint-Antoine opposant les troupes frondeuses de Condé à celles du roi ; [187] défaite des condéens qui se replient dans Paris.


4 juillet 1652
FMP & UMM

Mort de François Vautier, docteur de Montpellier, premier médecin de Louis xiv[188]
Les condéens incendient l’Hôtel-de-Ville de Paris et en massacrent les occupants.
Les troupes royales continuent à encercler Paris et mettent à sac la maison des champs de Guy Patin à Cormeilles.


Août 1652
Politica

Second exil de Mazarin, jusqu’en février 1653, pour apaiser les tensions.


Automne 1652
Stibium
FMP & UMM

Claude Germain[189] docteur régent de la Faculté de médecine de Paris : Orthodoxe, ou de l’abus de l’antimoine… (v. note [2], lettre 276). [190]


21 octobre 1652
Politica

Entrée triomphale de Louis xiv et de la cour à Paris ; la capitale va rapidement retrouver son calme.


2 novembre 1652
Vie GP
FMP & UMM

Fin du décanat de Guy Patin ; ses attaques contre l’antimoine ont divisé et profondément agité la Faculté de médecine de Paris. Paul Courtois, son censeur qui l’a bien épaulé, lui succède.


19 décembre 1652
Politica

Arrestation au Louvre du cardinal de Retz, meneur de la Fronde parisienne. [191] Il est incarcéré au château de Vincennes, [192] puis à Nantes (d’où il s’évada le 8 août 1654).


31 mai 1653
Politica

Bulle papale Cum occasione[193] condamnant les Cinq Propositions attribuées à Jansenius (v. note [16], lettre 321). [194]


15 juillet 1653
Stibium
FMP & UMM

Arrêt du Parlement de Paris donnant gain de cause à Jean Chartier contre la Faculté de médecine et condamnant Guy Patin à l’amende (v. le Procès opposant Jean Chartier à Guy Patin en juillet 1653). [195]


27 juillet 1653
Politica
Reddition de Bordeaux aux troupes royales, fin de la Fronde ; [196] mais la guerre continue entre la France et l’Espagne.

29 juillet 1653
A&S

Gabriel Naudé[197] grand ami de Guy Patin, meurt à Abbeville (Picardie) en revenant de Suède.


15 septembre 1653
A&S

Claude Saumaise[198] érudit dont Guy Patin eût aimé être l’ami, meurt à Spa, en revenant lui aussi de Suède.


25 octobre 1653
Renaudot

Mort de Théophraste Renaudot à Paris. La Gazette lui survivra.


Automne 1653
Stibium
FMP & UMM

Eusèbe Renaudot : L’Antimoine justifié, l’antimoine triomphant… (v. note [21], lettre 312) ; [199] en préambule, y figure le Sentiment des 61  signeurs de l’antimoine daté du 26 mars 1652.


Décembre 1653
Stibium
FMP & UMM

Légende de 61 docteurs, lesquels ont déclaré leurs sentiments touchant l’antimoine, et certifié qu’ils ont reconnu par un long usage et expérience continuelle ses qualités être grandement convenables à la guérison de quantité de maladies, et qu’il n’est chargé d’aucune malignité vénéneuse, fait le 26 mars 1652 (v. note [11], lettre 333), [200] libelle antistibial anonyme qui répondait aux 61 signeurs et à L’Antimoine justifié….


12 décembre 1653
Vie GP

Première des 69 lettres latines qui forment la correspondance de Guy Patin avec Johannes Antonides Vander Linden, médecin de Leyde, mort en 1664.


28 mars 1654
Vie GP

Charles Patin est reçu bachelier de la Faculté de médecine de Paris. [201]


Avril 1654
FMP & UMM

Isaac Cattier : [202] Seconde Apologie de l’Université en médecine de Montpellier, répondant aux Curieuses recherches des universités de Paris et de Montpellier, faites par un vieil docteur médecin de Paris. Envoyée à M. Riolan, professeur anatomique, par un jeune docteur en médecine de Montpellier, etc. (v. note [54], lettre 348).


Printemps 1654
Stibium
FMP & UMM

Jean Merlet : Remarques sur le livre de l’antimoine de Me Eusèbe Renaudot (v. note [346], lettre 346), avec un éloge de Guy Patin, parmi quelques autres.


Juin 1654
FMP & UMM

Charles Guillemeau : Cani miuro sive Curto fustis, hoc est Caroli Guillemei, doctoris Paris. ordin. Regis Med., Responsio pro seipso ad alteram alogiam impudentissimi et importunissimi Curti, Monspellensis canis cellarii [Bâton pour le chien dont on a coupé la queue (meiouros en grec), autrement dit Courtaud, c’est-à-dire Réponse de Charles Guillemeau, docteur de Paris, médecin ordinaire du roi, pour sa propre défense, contre la seconde ineptie du très impudent et très importun Courtaud, chien du cellier de Montpellier].


6 juin 1654
Politica

Abdication de la reine Christine de Suède ; [203] son cousin, Charles x Gustave[204] monte sur le trône.


23 juillet 1654
Vie GP

Signature du consentement de Jean ii Riolan à accorder la survivance de sa charge de professeur royal d’anatomie, botanique et pharmacie [205] à Guy Patin, lequel s’engage à verser une somme de 4 000 livres aux héritiers de Riolan dans les six mois suivant sa mort.


16 octobre 1654
Vie GP

Guy Patin est nommé professeur au Collège royal de France, en survivance de Riolan (qui conserve le revenu de la charge) : il y prononce sa harangue inaugurale le 1er mars 1655 [206] et y a donné des leçons chaque année jusqu’à sa mort.


29 octobre 1654
A&S

Mort de René Chartier, docteur régent de la Faculté de médecine de Paris, éditeur des œuvres complètes d’Hippocrate et Galien (bilingue, grec et latin), [207] père de Jean.


Novembre 1654
Stibium
FMP & UMM

Jacques Perreau : [208] Le Rabat-joie de l’Antimoine triomphant… (v. note [3], lettre 380).


Fin novembre 1654
FMP & UMM

Siméon Courtaud : Lenonis Guillemei Scholæ Parisiensis Empirico-Methodicæ Doctoris, et poste et fuste sublimis, Αποθεοσις [Apothéose du maquereau Guillemeau, docteur empirico-méthodique de la Faculté de Paris, célèbre et par son poteau et par son gourdin].


Décembre 1654
FMP & UMM

Genius Παντουλιδαμας ad diam Scholam apud Parisios Empirico-Methodicam in cauto nuper igne raptam in Lyra [Le Génie Pantoulidamas (maître absolu de tout) en faveur de la dive École empirico-méthodique, qui était sur ses gardes, mais qu’un poème a récemment enflammée à Paris] (v. note [35], lettre 399).


1655
Stibium
FMP & UMM

Jean Merlet : Parænesis ad medicos antimoniales… [Conseil aux médecins antimoniaux…].
Jacques Thévart [209] (pour l’antimoine) : Apologia approbatorum stibii… [Apologie des approbateurs de l’antimoine…] (v. note [26], lettre 399).


7 janvier 1655
Politica

Mort du pape Innocent x. Alexandre vii [210] est élu le 7 avril suivant.


13 janvier 1655
Stibium
FMP & UMM

Orthodoxus : Iacobo Thevarto Ex Medico Stibicidæ. Αντιδωρον [Antidore. À Jacques Thévart, stibicide, ci-devant médecin] (v. note [11], lettre 342).


Mi-janvier 1655
Stibium
FMP & UMM

Caroli Iacobi filii Guillemei, ex-ordinario primarioque regis medico, doctoris Parisiensis, Defensio altera, adversus impias, impuras, et impudentes tum in se, tum in Principem Medicinæ Scholam Parisiensem, anonymi Copreæ calumnias ac contumelias [Seconde défense de Charles Guillemeau, fils de Jacques, ancien médecin ordinaire et premier (chirurgien) du roi, docteur de Paris, contre les calomnies et les injures impies et impudentes qu’un anonyme bouffon a proférées tant contre lui-même que contre la Faculté de médecine de Paris].


31 janvier 1655
Stibium
FMP & UMM

Jacques Thévart : Obtrectatori anonymo falso titulo Orthodoxo, Αντιδωρου Αντιδοτον [Au détracteur caché sous le faux nom d’Orthodoxe, Antidote de l’Antidore].


13 février 1655
Stibium
FMP & UMM

Verius Æquicola, Eleutheropolita Tertianus : Epigramma (contre Thévart).


Printemps 1655
Stibium
FMP & UMM

François Blondel ? : [211] Alethophanis archiatri… epistola… [Lettre… de l’archiatre Alétophane…] ; Pithœgia vindicata [La Pithégie revendiquée] (contre Jacques Thévart).
Jacques Thévart ? : Stimmi machismi Prorrheticum [Le Pronostic du combat antimonial].
Ad Iacobum Thevart, pacis et veritatis impugnatorem, Doct. Med. Par. et Med. Regii orthodoxi nomine superbientem, Αποσφαιρισις seu pilæ repulsio iisdem versibus leviter immutatis [Renvoi de la balle par les mêmes vers légèrement modifiés, contre Jacques Thévart qui attaque la paix et la vérité, docteur en médecine de Paris et médecin du roi, qui se targue du nom d’orthodoxe].


1er avril 1655
Stibium
FMP & UMM

Jacques Thévart : In opera tenebrarum obscuri authoris Alethophanis, carmen [Poème contre les Œuvres ténébreuses de l’obscur auteur Aléthophane] ; In pacis et veritatis impugnatorem, maledicum authorem anonymum Aletophanis infandi libelli, falso Orthodoxi et Archiatri nomine superbientem, carmen [Poème contre celui qui attaque la paix et la vérité, médisant auteur anonyme du libelle abominable de l’Alétophane, qui s’enorgueillit du faux nom d’Orthodoxe et d’archiatre].


2 avril 1655
Stibium
FMP & UMM

Alethophanis consobrinus : Epigramma pro επιμετρω… [Une Épigramme de plus… (contre Thévart)].


Juillet 1655
Stibium
FMP & UMM

Charles Guillemeau : Margarita scilicet e sterquilinio et cloaca lenonis Cotyttii Baptæ, spurcidici, barbari solœcistæ, imo holoborbori holobarbari holosolœci, verberonis Curti, I. Heroardi, verissimi aniatri, indignissimi, quot fuerunt, archiatri, ut vulgo loquuntur, nepotis purulentia. Ad stolidos, lividos, indoctos, absurdos eius amatores, admiratores, buccinatores et infamis operæ diribitores [Une perle apparemment sortie du fumier et du ventre d’un maquereau, ce pendard de Courtaud, prêtre de Cotytto, ordurier, barbare faiseur de solécismes, ou mieux tout à fait boueux, tout à fait barbare, entièrement contraire à la langue, neveu de J. Héroard[212] par rebut, comme on dit vulgairement, qui furent tous deux archiatres, vraiment les plus ignorants de médecine et les plus indignes. Contre ceux, stupides, envieux, ignares et absurdes, qui les aiment, les admirent, leur sonnent de la trompette, et distribuent leur œuvre infâme].


24 octobre 1655
A&S

Mort de Gassendi [213] à Paris. Guy Patin, son ami et médecin, est accusé de l’avoir trop copieusement saigné. [214]


23 janvier 1656
Politica

Première lettre des Provinciales de Blaise Pascal [215] (sous le pseudonyme de M. de Montalte), manifeste défendant avec un immense talent les jansénistes contre les jésuites. [216]


16 octobre 1656
Politica

Bulle papale Ad Sacram : [217] le Clergé de France [218] veut imposer aux jansénistes de signer le Formulaire rétractant les Cinq Propositions de Jansenius, ce qui n’entra en vigueur qu’en 1665 (v. note [1], lettre 821).


18 janvier 1657
Vie GP

Reçu docteur régent de la Faculté de médecine de Paris, Charles Patin [219] préside sa première thèse. [220]


19 février 1657
Vie GP

Mort de Jean ii Riolan[221] mentor et père spirituel de Guy Patin, qui prend complète possession de sa chaire du Collège de France.


16 juillet 1657
Vie GP

Guy Patin verse à la veuve de Jean ii Riolan les 4 000 livres convenues pour prix de sa charge de professeur royal.


1658
Politica

Léopoldd ier de Habsbourg[222] élu empereur germanique.


Juillet 1658
Politica

Grave maladie (typhus ?) de Louis xiv à Mardyck (Flandres) ; soigné par l’antimoine, il guérit ; [223][224] sonne le glas des antistibiaux.


13 septembre 1658
Politica

Mort d’Oliver Cromwell, Lord Protector de la République (Commonwealth) de Grande-Bretagne. [225]


9 octobre 1658
Vie GP

Mort accidentelle (rixe) de François Patin, âgé de 20 ans, 4e fils de Guy.


Novembre 1658
Vie GP

Noël Falconet, fils d’André, vient étudier à Paris (collège), [226] il loge chez les Patin.


7 mars 1659
Vie GP

Première des 55 lettres latines qui forment la correspondance de Guy Patin avec Sebastian Scheffer, médecin de Francfort.


7 novembre 1659
Politica

Paix des Pyrénées entre la France et l’Espagne, [227] le triomphe politique de Mazarin.


2 février 1660
Politica

Mort de Gaston, duc d’Orléans[228] oncle de Louis xiv, à Blois, dans la disgrâce depuis la Fronde.


31 mai 1660
Vie GP

Mariage à Paris de Robert Patin[229] avec Catherine Barré[230] Guy Patin est ravi, mais devra déchanter quelques années plus tard car la cupidité de ce couple le mit sur la paille.


8 juin 1660
Politica

Charles ii[231] roi d’Angleterre en exil, fait son entrée à Londres et monte sur le trône laissé vacant par son père, Charles ier, décapité le 9 février 1649.


9 juin 1660
Politica

Mariage, à Saint-Jean-de-Luz, de Louis xiv [232] avec l’infante d’Espagne, Marie-Thérèse d’Autriche[233] fille du roi Philippe iv[234]


24 novembre 1660
FMP & UMM

Harangue de Guy Patin contre les remèdes nouveaux, pour la vespérie de Charles Laval [235] sur la purge ou la saignée dans le traitement de l’ascite. [236]


2 mars 1661
Vie GP

Dernière lettre connue de Guy Patin à Claude ii Belin, mort au cours de l’année suivante.


9 mars 1661
Politica

Mort de Mazarin à Vincennes. [237] Louis xiv prend le pouvoir. [238]


5 septembre 1661
Politica
Arrestation du surintendant des finances, Nicolas Fouquet, à Nantes. [239]

Automne 1661
Vie GP

Grave maladie de Guy Patin (probable typhoïde) ; [240] son profond et durable affaiblissement le contraint à dicter ses lettres jusqu’à la fin de l’hiver.


7 juillet 1662
Stibium

Mort de Jean Chartier, fils de René, et ennemi juré de Guy Patin.


Septembre 1662
Vie GP

Noël Falconet quitte Paris pour prendre ses degrés de médecine à l’Université de Montpellier. [241]


Février 1663
Vie GP

Mariage à Paris de Charles Patin[242] avec Madeleine Hommetz[243] fille de Pierre Hommetz[244] docteur régent de la Faculté de médecine de Paris.


22 juillet-31 octobre 1664
Politica

Occupation puis évacuation calamiteuse de Gigeri (Jijel en Algérie) par les troupes royales françaises. [245]


21 décembre 1664
Politica

Reconnu coupable de péculat, Nicolas Fouquet est condamné à la détention perpétuelle ; [246] il est incarcéré à la prison de Pignerol (Piémont) où il mourut en 1680.


17 septembre 1665
Politica

Mort de Philippe iv, roi d’Espagne, [247] frère d’Anne d’Autriche et beau-père de Louis xiv.


20 janvier 1666
Politica

Mort (par cancer du sein) d’Anne d’Autriche au Louvre. [248]


29 mars 1666
Stibium
FMP & UMM

Sur la demande du Parlement, la Faculté de médecine de Paris se réunit pour se prononcer sur l’autorisation d’employer l’antimoine ; des 102 docteurs régents présents, 92 votent en faveur de l’émétique.
Le 10 avril, un arrêt du Parlement entérine le vote de la Faculté. [249] La guerre de l’antimoine est officiellement terminée, elle a duré cent ans.


10 avril 1666
Stibium
FMP & UMM

Arrêt de la Cour contre François Blondel, docteur régent de la Faculté de médecine de Paris, seul opposant à l’exécution de l’arrêt du 10 avril 1666, lequel a confirmé le décret de la Faculté du 29 mars de ladite année ; par lequel le vin émétique composé d’antimoine est admis à figurer parmi les remèdes purgatifs.


16 avril 1666
Stibium
FMP & UMM

L’assemblée des docteurs régents, François Le Vignon étant doyen, [250] reçoit et approuve l’arrêt rendu le 10 avril par le Parlement de Paris, qui lève définitivement l’interdiction de l’antimoine que la Faculté avait décrétée en 1566.


Août-septembre 1666
Stibium
FMP & UMM

Factum pour les doyen et docteurs régents de la Faculté de médecine de Paris, défendeurs, contre Maître François Blondel, demandeur, aux fins des deux requêtes par lui présentées à la Cour les 27 août et 11 septembre 1666.


15 septembre 1666
Vie GP

Saisie de livres de contrebande sur les sieurs Guy et Charles Patin (v. les Déboires de Carolus).


Automne 1666
Stibium
FMP & UMM

Anon. [Jacques Thévart] : La Défense de la Faculté de médecine de Paris contre Me François Blondel
Dernières escarmouches de la guerre de l’antimoine auxquelles Guy Patin ne prend pas ouvertement part.


16 mai 1667
Stibium
FMP & UMM

Mort de François Guénault, docteur régent de la Faculté de médecine de Paris, chef du parti antimonial, idole médicale de la cour et intime ennemi de Guy Patin.


22 mai 1667
Politica

Mort du pape Alexandre vii. Clément ix [251] est élu le 20 juin suivant.


11 août 1667
Vie GP

Guy Patin obtient pour son fils Robert la survivance de sa chaire de professeur au Collège de France, [252] mais en conserve la jouissance (exercice et rémunération). Robert mourut trop tôt pour l’occuper.


12 octobre 1667
Vie GP

Guy Patin vend ce qui lui appartenait encore de la propriété de ses parents à Hodenc-en-Bray, moyennant la somme de 2 400 livres.


11-12 novembre 1667
Vie GP

Importante saisie de livres chez Charles Patin : 136 titres distribués en quelque 1 100 volumes et une presse d’imprimerie ; Charles s’enfuit de Paris (v. les Déboires de Carolus). [253]


14 décembre 1667
Vie GP

Guy Patin fait don de sa très chère bibliothèque [254] à son fils aîné Robert, qui laisse à son père, sa vie durant, la pleine et libre jouissance de ses livres (v. les La Bibliothèque de Guy Patin et sa dispersion). Il est morfondu, mais parle fort peu de ses déboires familiaux dans ses lettres.


28 février 1668
Vie GP

Charles Patin a quitté la France ; condamné par contumace aux galères à perpétuité, son portrait est pendu en place de Grève, le 15 mars suivant ; Charles n’est rayé du registre des docteurs régents de la Faculté de médecine de Paris que le 10 février 1669, en exécution de la sentence du lieutenant général de police de Paris, Nicolas La Reynie[255] datée de la veille (v. les Déboires de Carolus).


Printemps 1668
Stibium
FMP & UMM

Défense de la Faculté de médecine de Paris contre Me François Blondel… dans laquelle il est prouvé… que l’émétique, composé d’antimoine, est un souverain remède pour la guérison de plusieurs maladies… Par Me Jacques Thévart


8 mai 1668
Stibium
FMP & UMM

Un arrêt du Parlement déboute définitivement François Blondel de ses revendications contre les antimoniaux : c’est l’extinction définitive de la guerre parisienne de l’antimoine, la déconfiture des antistibiaux. Guy Patin a perdu sur tous les fronts : à la Faculté et dans sa famille (grave mésentente avec son fils aîné Robert, exil sans retour de son puîné Charles) ; il va être ruiné, financièrement et moralement.


Fin 1668
Stibium
FMP & UMM

Parution de l’Antimoine purifié sur la sellette, l’un des derniers pamphlets antistibiaux (v. note [1], lettre 965).


2 avril 1669
Vie GP

La convention du 14 décembre 1667 est résiliée : Robert Patin prend pleine et entière possession de la bibliothèque de son père ; pour mieux en disposer, il vient occuper avec les siens une partie de la maison de ses parents, place du Chevalier du Guet, avec signature d’un bail. Le montant annuel du loyer est fixé à 500 livres, somme égale à une rente que Guy Patin s’était engagé à verser à Robert depuis son mariage (vComment le mariage et la mort de Robert Patin ont causé la ruine de Guy).


27 septembre 1669
Politica

Prise de Candie (Héraklion en Crète) par les Turcs, [256] après un siège de 20 années, en dépit de l’aide que les nations catholiques ont procurée aux Vénitiens.


9 décembre 1669
Politica

Mort du pape Clément ix. Clément x [257] est élu le 29 avril suivant.


1670
Vie GP

Seconde des deux gravures et troisième des trois portraits originaux connus de Guy Patin ; [258] exécuté par Antoine Masson[259] il illustre le frontispice de notre édition (v. note [2], lettre latine 466).


1er juin 1670
Vie GP

Mort par maladie (probable tuberculose pulmonaire) de Robert Patin à Cormeilles-en-Parisis. [260]


7 juin‑19 août 1670
Vie GP

Inventaire après décès de Robert Patin (vLa maison de Guy Patin, rue et place du Chevalier du Guet). La veuve de Robert, née Catherine Barré, est en procès contre Guy Patin et le mène à la ruine (vComment le mariage et la mort de Robert Patin ont causé la ruine de Guy). Sa vie devient misérable.


18 décembre 1670
Vie GP
FMP & UMM

Présidence et rédaction par Guy Patin de la thèse quodlibétaire de Jean Cordelle[261] An sanguis per omnes corporis venas et arterias iugiter circumfertur ? [Est-ce que le sang circule continuellement par toutes les veines et les artères du corps ?], conclusion négative (vThomas Diafoirus et sa thèse). [262]


5 mars 1671
Vie GP
FMP & UMM

Présidence par Guy Patin de la thèse cardinale du même Cordelle, Estne theriaca pestilenti febre iactatis venenum ? [La thériaque n’est-elle pas un poison pour ceux qui sont agités de fièvre pestilentielle ?], conclusion affirmative. [263][264]


1er février 1672
Vie GP

Dernière lettre de Guy Patin (à Charles Spon) dont le manuscrit est parvenu jusqu’à nous.


30 mars 1672
Vie GP

Mort de Guy Patin [265] à Paris, au septième jour d’une péripneumonie [266] (vAvis de décès).


10 février 1673
A&S

Première représentation du Malade imaginaire de Molière[267] Selon toute vraisemblance, Guy Patin y est ridiculisé sous les traits de Thomas Diafoirus[268]


13 février 1674
Vie GP

Vente par Catherine Barré, veuve de Robert Patin, de ce qui reste de la bibliothèque de Guy (vLa Bibliothèque de Guy Patin et sa dispersion).


1683
Vie GP

Première édition, à Francfort, des Lettres choisies de feu Monsieur Guy Patin, docteur en médecine de la Faculté de Paris, et professeur au Collège de France. Dans lesquelles sont contenues, plusieurs particularités historiques sur la vie et la mort des savants de ce siècle, sur leurs écrits, et sur plusieurs choses curieuses, depuis l’an 1645 jusqu’en 1672.


2 octobre 1693
Vie GP

Mort de Charles Patin à Padoue. En dépit de l’amnistie royale concédée en 1681 pour sa condamnation de 1668, il n’a jamais remis les pieds en France depuis sa fuite de novembre 1667. Ses tentatives pour être réintégré dans le tableau des docteurs régents de la Faculté de médecine de Paris ont échoué, bien qu’il eût renié les « invectives » contenues dans les Lettres françaises de son père que dévora le public dès leur première édition (v. la fin des Déboires de Carolus).


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× Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Annexe. Chronologie

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